RWANDA : DECLARATION D'UNE CANDIDATURE INDEPENDANTE AUX PRESIDENTIELLES DE 2017

MPAYIMANA Philippe / Communiqué de presse / Adresse à la Nation / Biographie / 20 points clés du projet politique

COMMUNIQUE DE PRESSE N°1

DECLARATION DE CANDIDATURE INDEPENDANTE AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES D’AOUT 2017 AU RWANDA

Rwanda Voeux Nouvel an 2017- umukandida Mpayimana Philippe © Philippe Mpayimana
Chers Rwandaises, Rwandais et Amis du Rwanda,

Notre pays se trouve aujourd’hui dans les croisés du chemin entre le passé et l’avenir dans le cadre politique et économique.  L’année électorale 2017 constitue un grand rendez-vous démocratique par lequel le peuple se prononcera sur son avenir. L’échec de cet événement peut sonner le glas d’une économie aujourd’hui florissante en Afrique, tandis que sa réussite peut lui garantir davantage de crédibilité internationale. Le grand succès économique et sécuritaire réalisé par le régime en place depuis la fin du génocide des Tutsi de 1994 va servir décidément de référence pour déterminer les choix de l’avenir. Il est évident que le mode continuité sera le plus choyé par la majorité de la population : continuer à accroître la production, continuer à affermir la sécurité nationale. Mais la question se pose aujourd’hui de savoir si la continuité va se faire en gardant le même homme à la tête du pays, les mêmes équipes dans les organes clés du pouvoir.

Chers Rwandaises, Rwandais, chers compatriotes, la révision constitutionnelle que nous avons votés par référendum en 2015 n’a pas supprimé la limite des mandats présidentiels au nombre de deux, bien qu’elle a autorisé au président actuel de se représenter, exceptionnellement en 2017. Je voudrais honorer la sagesse du peuple rwandais qui n’a pas supprimé l’opportunité d’effectuer les élections présidentielles prévues ainsi que la sagesse du président actuel Monsieur Paul Kagame pour ses multiples invitations lancées aux citoyens auparavant pour se préparer à pérenniser les acquis de notre pays aujourd’hui.  La présence des personnes ou des partis politiques capables d’assumer une alternative positive étant une condition primordiale non encore satisfaite pour succéder au chef de l’Etat actuel, celui-ci n’avait donc pas tort de se préparer à l’éventualité de se succéder à lui-même.

Chers Rwandaises et Rwandais, chers compatriotes,

Je voudrais vous dire que je n’ai pas cessé de me préparer à l’éventualité de contribuer à maintenir notre pays sur sa bonne trajectoire économique et sécuritaire. J’ai suivi pas à pas les attitudes de mon peuple et les techniques de ses gouvernants. J’ai apprécié la grande écoute populaire et la grande ferveur gouvernementale. J’ai retenu énormément de points positifs du grand leader national actuel et j’ai conservé dans ma mémoire énormément de leçons pour que notre pays le Rwanda poursuive sa quête de grandeur sur le continent Africain et dans le monde : la sensibilité aux difficultés de la population, la protection des rescapés du génocide, la fermeté contre l’ingérence internationale et les idéologies négatives, la personnalité, la dignité, la réactivité, la proximité, le respect de l’environnement et de la femme, l’ambition et la discipline.

Cependant, j’ai, au courant de ces derniers temps, constaté un grand écart qui se creuse entre le peuple et ses dirigeants, un grand relâchement dans la production nationale et une expression d’inquiétude vis-à-vis de l’avenir du pays par une grande partie de la population. La réussite actuelle ne suffit donc plus pour rassurer le peuple qu’elle va durer longtemps. D’où la grande montée du chômage aujourd’hui, des résistances populaires dans la rue, des violences administratives, des actes de banditisme, des liquidations d’entreprises, des départs vers l’étranger par plusieurs individus qui témoignent de l’incertitudes sur leurs lendemains au Rwanda.

En effet, l’appel à voter le président actuel pour un troisième mandat ne signifie pas seulement le maintien d’un homme efficace au pouvoir, mais aussi l’aggravation d’un moindre problème qu’il n’aurait pas résolu au cours des précédents mandats. Les exigences de l’alternance étant fondées sur le principe mélioratif,  je tiens à montrer que les questions suivantes pendantes constituent une grande épine sous le pied du pouvoir actuel à savoir : l’unité et la réconciliation effective, la pauvreté et la liberté des citoyens.

Ainsi, je voudrais contribuer à relever le défi de l’avenir, à sauvegarder les acquis remarquables et à consolider l’espoir de la population. Achever le travail de la construction de l’unité et la réconciliation, mettre fin à l’exil des Rwandais, réduire sensiblement le chômage, relancer la production agricole massive, améliorer les conditions d’habitat en ville et en milieu rural et surtout assurer les libertés fondamentales aux citoyens, voilà pourquoi j’ai décidé de me porter candidat à l’élection présidentielle de 2017 au Rwanda : un candidat sans étiquette ethnique ou partisane, décidé à cultiver une nouvelle identification plus diversifiée des communautés rwandaises et à ouvrir un débat démocratique.

Dans les tous prochains jours, je vous présenterai les détails de mon programme politique auquel je vous invite, d’ores et déjà, tous, à contribuer, à en faire le votre et à faire de moi votre candidat, vous tous qui désirez voir l’histoire de notre pays écrire en majuscule l’UNITE NATIONALE, LA LIBERTE CITOYENNE et le PROGRES ECONOMIQUE partagé par tous.

Vivent la Démocratie et la République

Vive le Rwanda et son peuple

Fait à Paris, le 1er janvier 2017

MPAYIMANA PHILIPPE

Membre de la diaspora rwandaise de France - mpayphil@gmail.com -Tel +33695394540

POUR SOUTENIR CETTE CANDIDATURE CLIQUEZ ICI : LIRE LE PROJET POLITIQUE - ENVOYER LE PARRAINAGE

 

BIBLIOGRAPHIE POLITIQUE DU CANDIDAT MPAYIMANA PHILIPPE

Je réponds à ceux qui veulent me connaître, qui pose la question ouvertement ou se la posent :

Mpayimana, Noël 2016 Mpayimana, Noël 2016
Monsieur MPAYIMANA Philippe, je suis un citoyen rwandais né le 03 mars 1970 à Busanze, district de Nyaruguru au sud du Rwanda. Pour ceux qui aiment souligner mes traits sociaux distinctifs, je m’identifie culturellement Umuyenzi, natif du Buyenzi, région historique du Sud du Rwanda où je fonde mes origines lointaines. Je refuse les identifications ethnicistes dichotomistes stigmatisées par la colonisation et ayant motivé le génocide des Tutsi.

De profession et de formation journaliste, je suis parmi les pioniers de la Télévision Rwandaise formés à la RTBF en Belgique en 1991. A Radio Agatashya (Hirondelle), j’ai couvert des reportages dans tous les camps de réfugiés au Congo et en Tanzanie en 1994-96.

De formation littéraire et linguistique, je dispose d'un baccalauréat de langues et littératures africaines de l'Université Nationale du Rwanda, d'une Maîtrise en Linguistique Générale de l'Université de Yaoundé I au Cameroun, ainsi que d'un Master de Journalisme de l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris. J'ai aussi suivi, en France, des formations en Marketing stratégique ainsi qu'une formation supérieure à l'Université de Cergy Pontoise, sanctionnée d'un Master en Métiers de l'Enseignement et la Formation,  Enseignement du Français et d’Histoire et Géographie.

Mon engagement politique débute en 1992, lorsque, de retour d’une formation en audiovisuel en Belgique, je dirige une classe universitaire dans un climat politique très tendu qui me fait découvrir la crise ethnique en cours. J’apprend ainsi à jouer entre les deux extrêmes, quitte à voir les trois quarts de mes camarades s’écarter de moi au fur et à mesure que le conflit s’aggrave sur le plan national.

Depuis Avril 1994, jeune journaliste, je m’écarte de tous les rassemblements d’intérêt ethnique. Ma biographie d’exilé au Congo, Réfugiés rwandais entre marteau et enclume (L’Harmattan éd., Paris 2004) est une vraie satire tournant en dérision les dignitaires de l’ancien régime qui tentaient de conserver leur autorité sur un peuple désemparé. Dès cette publication, j'ai fondé et dirige jusqu'aujourd'hui l'association TUZA pour la modération des Grands Lacs dont l'objectif est la culture de la paix, la lutte contre le radicalisme et l'extrémmisme.

Après avoir perdu mon père dans les massacres des réfugiés dans l’ancien Zaïre, je me réfugie dans mes poèmes pendant dix ans avant de publier un recueil intitulé : Les rues de la vie, mon pays, mon père et mon peuple, en 2006 en France. L’on peut lire le dernier poème du recueil qui confesse un très grand amour envers mon pays natal.

 Fin 2011, je renonçai au statut de réfugié, réclamant le passeport de mon pays et rejoint en 2012, après 18 ans d’exil. Je trouve un pays où les Gacaca (justice traditionnelle) viennent de crever l’abcès de la cohabitation entre les rescapés du génocide et les autres. Une rencontre réconfortante qui va inspirer mon troisième livre : Rwanda regard d’avenir (L’Harmattan éd., 2015), dans lequel je tente de regarder mon pays à travers les discours de ses autorités, à l’instar de Paul Kagame, qui, théoriquement devient mon mentor. Cette position conduit la quasi-totalité de mes amis et connaissances réfugiés à me quitter, malgré que je maintiens un style suffisamment indépendant.

Après quatre ans depuis que je suis retourné dans mon pays natal, je connais plus ou moins des conditions de vie des Rwandais de l’intérieur, comme je connais parfaitement celles des Rwandais de l’étranger. Mais le conflit entre ces deux populations me hante et je considère que le Rwanda est divisé. D’où mon engagement politique pour supprimer les frontières psychologique entre le Rwanda et ses exilés. Le projet social détaillé figure dans ma dernière pubication en Kinyarwanda, intitulée Rwanda 2017, Indi ntambwe ya Demokarasi n'Iterambere (L'Harmattan 2016)

Depuis le 20 décembre dernier, j’ai déclaré mon projet de candidature aux autorités rwandaise. Je le rend publique aujourd’hui.

 POUR SOUTENIR CETTE CANDIDATURE - TELECHARGER LE PROJET - ENVOYER LE PARRAINAGE CLIQUEZ ICI

Ci après le contenu de la déclaration


Déclaration de ma candidature à titre indépendant aux élections présidentielles d’Août 2017 au Rwanda

Mpayimana Philippe Mpayimana Philippe
J’informe les Rwandais et les Amis du Rwanda de la Communauté Internationale, que je procède ce jour 1er Janvier 2017, à la déclaration préalable, aux autorités du Ministère de l’Intérieur, de l’Office Rwandais de la Gouvernance et de l’Ambassade du Rwanda en France, de mon projet de candidature à titre indépendant aux élections présidentielles organisées en août 2017 au Rwanda.

Les motivations de cette candidature sont les intérêts du peuple et de la nation pour le prochain mandat dont les principaux sont les suivants :

1)  Demander au Chef de l’Etat et au peuple rwandais de bien vouloir accorder pour la première fois à notre pays une occasion d’alternance pacifique. Je fonde cette exigence démocratique sur les multiples déclarations du Président Paul Kagame lui-même, avant la révision de la constitution, qu’il était disposé à ne pas se représenter pour un troisième mandat. Je fonde aussi cette nécessité sur l’assurance de sécurité que la constitution actuelle accorde aux anciens chefs d’Etat. Enfin, je fonde cette motivation sur le fait que je suis prêt à préserver les acquis lourdement positifs de mon prédécesseur  avant d’introduire des nouveaux projets dans le pays, protéger durablement les rescapés du génocide des Tutsi et la Mémoire et préserver la dignité et la souveraineté du Rwanda.

2)Promouvoir le débat démocratique :  les partis politiques débattront des problématiques soulevées de façon transparente par la consultation populaire. Pour cela l’organe de base administrative du secteur doit être dirigé par un élu du peuple, coupant court aux destitutions intempestives des secrétaires exécutifs en fonction. Toutefois le programme de contrat de performance sera maintenu.

3)Unir le Rwanda et les Rwandais de l’Etranger : Introduire la notion de Vérité dans les programmes de Réconciliation nationale, afin que le risque de divisionnisme soit dissipé. Ainsi les Rwandais réfugiés s’associeront aux autres Rwandais de la Diaspora dans toutes activités d’intérêt citoyen commun. Le sujet toujours écarté des victimes innocentes de la guerre de libération et des opérations de rapatriement des réfugiés doit être traité. Il sera important de noter que les victimes ne l’ont jamais été à cause de leur ethnie, mais l’Etat reconnaitra qu’elles constituent des martyrs dont la principale occupation était de fuir la guerre et les tueurs et de protéger les enfants et les familles.

4)Lever toutes les conditions posées aux réfugiés qui sollicitent un passeport rwandais. Faciliter les Rwandais de l’étranger à retourner dans son pays, à l’aide  d’une caisse d’entraide spéciale.

5)Mettre fin à tout risque de conflit armé entre les Rwandais, en négociant un armistice selon lequel les récalcitrants de l’ancienne armée seraient intégrés dans les Forces Rwandaises de Défense ; ce qui permettra de libérer les femmes et les enfants encore pris en otage.

6)   Prévenir les utilisateurs des termes évoquant les ethnies rwandaises pour mettre en avant la notion de diversité culturelle fondée sur le respect des différence et la cohésion sociale. Principalement le terme HUTU a changé des significations à longueur des années. Avant la colonisation, il renvoyait à une catégorie de la population qui se plaisait dans ses relations féodales avec leurs seigneurs. Pendant la colonisation, ce terme a englobé des connotations négatives des catégories de citoyens exclus du système politique, exploités, frustrés : le menu peuple. Entre 1954 et 1994, le terme hutu a accumulé plusieurs traits révoltants allant jusqu’à servir de motif pour exclure définitivement les autres Rwandais, jusqu’au moyen d’un génocide. Ce mot n’est plus une fierté pour beaucoup, il fait encore peur à certains, dans ce qu’on appelle couramment « idéologie du génocide ». Nous proposerons que les Rwandais identifient leurs différences à base de leurs terroirs traditionnels.

7)  Entrevoir l’histoire du Rwanda avec réserve et compréhension, afin de ne pas céder à la colère du génocide des Tutsi de 1994 et annihiler les pas franchis par le passé dans la marche vers la liberté, première valeur de la république et la démocratie. Par la réforme de la culture, les croyances et les coutumes rwandaises pourront être examinées par rapport à leur rôle dans le génocide, afin de prévoir un avenir meilleur.

8)  Accorder aux média toute l’indépendance que la profession exige. La lutte contre la corruption commence dans la presse. Renforcer l’indépendance des magistrats.

9)   Réformer l’habitat rwandais. Construction des maisons durables et réorganiser les parcelles dans des villages. L’unité familiale dispose d’un espace pour élever les enfants et des champs pour exercer une agriculture professionnelle.

10) Fixer des objectifs de gestion aux immeubles déjà dressés dans la capitale avant d’en ériger d’autres. Réduire l’endettement de l’Etat. Insister sur les infrastructures.

11)  Augmenter la quantité d’eau auprès de la population. Pomper les rivières et stocker les eaux de pluies. Utiliser comme engrais naturel l’irrigation et l’arrosage.

12)  Organiser l’activité d’agriculture et élevage tournée vers l’exportation. (Améliorer quantité et qualité de la production).

13)  Faire de l’économie familiale la base de l’économie nationale. Améliorer le bien être et le pouvoir d’achat des familles doit être cadré par des voies légales universelles. Il faudra ainsi déterminer le revenu minimum ainsi que le plafond pour un impôt sur le revenu.

14)  Instaurer les organes de soutien à la recherche d’emploi des jeunes ainsi que des centres d’accompagnement à la création d’entreprise. Stimuler l’embauche par des avantages fiscaux. Faire rimer technologie avec maintien des emplois. La suppression d’un emploi devant susciter les amendes. Légiférer en matière de solidarité nationale pour un partage des richesse.

15)  Instaurer un salaire minimum en rapport avec le temps de travail. Créer un million d’emploi dans le bâtiment et la riziculture. Formaliser le travail domestique et l’assistance maternelle.

16)  Assainissement des salaires dans la fonction publique afin d’élever le niveau des salaires des enseignants.

17)  Instaurer une taxe de contribution à la protection sociale généralisée (CSG). Ce qui permettrait de rendre gratuite et obligatoire l’école primaire et secondaire et mettre fin à la commercialisation des services publics dont l’éducation et la santé.

18)  Instaurer un fond de garantie permettant de compléter à titre de prêt onéreux les dépenses sanitaires des malades démunis dont la mutuelle de santé ne suffit pas pour se faire soigner.

19)  Promouvoir les industries dont la matière première est produite localement. Tolérer les importations non concurrentielles, même si elles concernent les denrées de secondes mains.

20)  Promouvoir l’exportation et l’expatriation professionnelle. Renforcer les stratégies d’importation de la technologie moderne au Rwanda.  

Telles sont les quelques lignes qui fonderont le prochain gouvernement. A tous ceux que ce projet correspond et ceux qui aimeraient s’associer à moi pour l’améliorer et le mettre en pratique, je vous invite à nous unir, porter ma candidature à la présidence de la République, sous la bannière d’une nouveau pas vers la démocratie et le progrès des Rwandais.

Je vous remercie

Vive le Rwanda et le Peuple Rwandais

 Fait à Paris, le 01 Janvier 2017

 MPAYIMANA Philippe, Candidat Indépendant

 POUR SOUTENIR CETTE CANDIDATURE - TELECHARGER LE PROJET - ENVOYER LE PARRAINAGE CLIQUEZ ICI

Voir le Message déclaratif en image en Kinyarwanda

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.