ABANDONNER LE TERME HUTU COMME DESIGNANT UNE ETHNIE

Mémorandum adressé à l'Etat rwandais et aux pays ayant contribué à l'enracinement de l'idéologie du génocide : l'Allemagne, la Belgique, la France

Mpayimana Philippe en tenue traditionnelle Mpayimana Philippe en tenue traditionnelle
Madame, Monsieur, Majesté,

A trois occasions de l’histoire de notre pays le Rwanda, vos gouvernements ont envoyé des missions qui ont successivement contribué à dessiner une hiérarchie sociale (1894-1919), à politiser les différences sociales (1921-1961) et à soutenir un régime génocidaire (1990-1994).

L’élévation d’un groupe tutsi au dessus du reste de la population du Rwanda par les colons Allemands fut une démarche raciste que l’Allemagne devrait regretter pour permettre à notre pays de panser ses plaies et poursuivre sa recherche de la fraternité du peuple.

L’inscription des ethnies sur les cartes d’identités et l’introduction d’une démocratie ethnique au Rwanda par les colons belges a creusé un abime à la cohésion nationale si bien que toutes les fondations politiques de la république sont restées fragiles jusqu’à nos jours. La destruction de l’identité nationale des citoyens rwandais fut une atteinte à cohésion nationale que la Belgique devrait regretter aujourd’hui pour renforcer les efforts actuels d’unité nationale.

Le soutien de la France à un gouvernement qui a pris la forme ethnique hutu pour exécuter le génocide des tutsi et l’intervention militaire française qui, entre 1990 et 1994, a visé visiblement à protéger et permettre de fuir le pays les dignitaires coupables du génocide, ainsi que le manque de zèle à traduire en justice les présumés coupables, constituent une forme de collaboration dans le crime-même de génocide. La France d’aujourd’hui devrait regretter cela pour laver cet affront à la coopération avec le Rwanda.

Quant au gouvernement rwandais, les résolutions prises pour l’unité du peuple rwandais ont agi à demi mesure. Il convient de condamner ouvertement l’usage d’un terme qui porte des gênes de la morale d’esclave, à savoir le hutu effacé dans la carte d’identité et non dans l’esprit rwandais.

Durant cette période des cent années de colonisation et néo-colonisation, mon peuple a sombré dans un entendement idéologiquement dangereux qui a conduit à mettre en péril toutes les démarches civilisées dont la démocratie, la liberté, les droits humains et la solidarité.

Nous devons revenir à la case départ et remettre notre pays au diapason des sociétés africaines fondées sur la diversité culturelle et l’unité nationale. Mon souhait pour mon peuple est de voir renouvelée notre société et cultivées la paix durable et la démocratie.

Pour cela, le groupe appelé Hutu que vous avez formaté en opposition contre le groupe Tutsi est une frontière morale que vous avez établie au sein de notre peuple. J’en appelle à sa destruction immédiate. La fameuse intangibilité des frontières concerne les frontières terrestres et non celles-ci établies dans l’esprit des citoyens.  C’est pourquoi le peuple rwandais est invité à entrer dans la mise en application de cette démarche par des actions significatives, des manifestations régulières, folkloriques, autorisées à l’échelle nationale.

Il s’agit ici d’instituer une journée dédiée à la nationalité et la diversité rwandaise avec pour thème la liberté, l’unité et la paix du peuple rwandais. En d’autres termes une journée dédiée à dénoncer l’idéologie du génocide, les méfaits de la colonisation, de la féodalité et des inégalités sociales.  Je propose le 01 Avril qui est une date symbolique de l’abolition de la féodalité en 1954 par le décret du Mwami Mutara III Rudahigwa.

Quant à la diaspora rwandaise en Europe et dans chaque pays d’asile, j’aimerais qu’à cette date soient effectuées des rencontres inter-rwandais sous le signe de la diversité culturelle et des échanges fraternelles débarrassées de tout objectif politique.

En effet, le fil de lance de cette nouvelle révolution, je la veux être la suppression définitive dans l’entendement des Rwandais et du monde entier de la notion ethnique dans le terme hutu. Celui-ci n’existait auparavant qu’en tant que terme linguistique, adjectif qualifiant un individu et non nom désignant un groupe social ethnique. Un homme ou une femme muhutu était synonyme d’une personne assujettie à l’autre, à son supérieur, un serviteur, un esclave, une personne de valeur inférieure dans la société, dépendante. Ce terme se complétait normalement par une conjonction attributive « wa » (de, appartenant à). Umuhutu wa kanaka : une personne au service de telle autre personne. Comme tous les citoyens appartenaient au roi, tous les chefs et leurs chefferies étaient des vassaux. Ainsi, le système colonial a renforcé cette féodalité précoloniale. Et quand les notions d’égalité sociale sont apparues, l’ethnisme trinitaire est resté l’élément inégalitaire et fondement du nouveau pouvoir politique.

Les ethnies au Rwanda est une plaie africaine. D’après un regard européen du 19ème siècle, trois types d’hommes ont été identifiés dans un ordre raciste par les Allemands. Les personnes plus élancées, les moyennes et les courtes. Cet ordre répondait à l’échelle de la civilisation européenne comme plus proche d’elle, moins proche et plus éloignée.

La prise de conscience de ce racisme institutionnalisé à l’intérieur du peuple rwandais a provoqué une réaction qui plutôt que condamner la colonisation a mis en place un plan de revanche interne sous forme de planification du génocide contre les favoris de cette classification sociale. Les Belges et les Français du 20ème siècle n’ont rien contredit qui pouvait interrompre la planification du génocide enclenchée dès lors.

Vous avez tenté de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Mais il fallait plutôt les considérer tous au même pied d’égalité, si vous nous ameniez une civilisation, vraiment. Dans votre stratégie colonisatrice et néo-colonisatrice, vous avez toujours cherché à travailler avec une partie pour exploiter une autre. Vous avez commencé par identifier les Tutsi comme vous ressemblant, et vous avez vidé sur eux tous vos cadeaux grecs.

Le roi Musinga (1896-1931) ayant catégoriquement refusé la colonisation, vous l’avez trahi et vous avez changé le fusil d’épaule. Contre ce courageux héros de la dignité rwandaise, vous l’avez détrôné et chassé du pays, vous avez persécuté son ethnie en en fabriquant une autre de toute pièce, les hutu.

Alors que les groupes Tutsi et Twa pouvaient disposer des éléments ethniquement identitaires à savoir principalement le territoire et le partage de certaines coutumes, le reste de la population rwandaise va être fourré dans une appellation hutu formatée sociolinguistiquement autour des notions de bas peuple, peuple asservi, peuple dominé, peuple paysan, peuple majoritaire, peuple révolté et peuple appelé à s’émanciper, les hutu.

Un peuple auparavant diversifiée selon les origines culturelles dont, entre autres, les Balera, Bakiga, Bagoyi, Bashiru, Bangogo, Bambogo, Baganza, Bayenzi, etc., s’est vu confondu dans une catégorie qui n’était que politique, c’est-à dire, qui ne visait que le renversement du système royal traditionnel. Dans ses travaux de construction des infrastructures de développement par l’administration coloniale,  l’exploitation esclavagiste, douloureuse et révoltante du bas peuple deviendra le levain de la révolution de 1959.

Durant le courant indépendantiste des années 1945-1962, au Rwanda, seulement au Rwanda, comme nulle part ailleurs en Afrique et dans le monde colonisé, un peuple a réclamé son indépendance en chassant son compatriote hors les frontières nationales au lieu de chasser le colonisateur. La complicité et la manipulation de la Belgique avec l’ethnie fabriquée à des fins politiques, les hutu, est flagrante. Elle doit être démontée, aujourd’hui, condamnée et sanctionnée pour nos futures générations.

Le passé accablant de l’asservissement du bas peuple par la classe dirigeante rwandaise de l’époque coloniale ne pouvait ne pas avoir de conséquences fâcheuses jusqu’au génocide. Tant la colère que la prise de conscience inspire à un ancien esclave  perdure, tant il faut la calmer par des mesures de liberté rassurantes. A celles de l’abolition du servage en 1954 par le décret du roi Mutara III Rudahigwa et à celles de la suppression de la mention ethnique dans les cartes d’identités par le Président Paul Kagame en l’an 2000, je propose de supprimer dans l’esprit rwandais et dans le lexique international la notion ethnique dans le mot hutu et la classification en trois ethnies rwandaises contre une reconnaissance d’une grande diversité culturelle traditionnelle au Rwanda.

Voilà pourquoi je demande à mon peuple de refuser l’appellation de « hutu », de condamner la colonisation et de récupérer ses identités culturelles localisées au Rwanda traditionnel et même au-delà des frontières nationales. C’est en rétablissant le dynamisme des chaines de relations communautaires africaines que nous inscrivons notre continent dans l’esprit de son union. L’abandon du hutu ethnique au Rwanda rétablira, par exemple, la relation traditionnelle des Bakiga de part et d’autre de la frontière rwando-ougandaise. Car, à nos jours, les mêmes Bakiga se sont vus distinguer lorsque les Bakiga du Rwanda belge sont devenus des hutus. Un citoyen rwandais d’origine frontalière m’a témoigné disposer des membres d’une même famille qui s’appellent des Bakiga du côté ougandais et des Bahutu du côté rwandais.

Cependant, le pas que nous voulons faire au Rwanda n’aura pas d’impact, si dans nos trois pays colonisateurs un même pas n’est pas fait. Un circulaire mettant fin à la conception tri-ethnique du Rwanda. Une reconnaissance que ce ne fut pas une erreur de procédure ou d’appréciation, mais un crime qui a précédé l’autre crime, le génocide.

Seule la suppression de cette notion ethnique hutu fera taire la remontée de l’idéologie génocidaire dans les communautés de la diaspora rwandaise actuelle. En effet, très peu de ses membres font un effort de comprendre l’origine coloniale de l’ethnie hutu. Tous, aujourd’hui, ont dû justifier leur exil et leur demande d’asile en s’appelant des hutu. C’était plus facile et pratique dans l’oreille des institutions occidentales vis-à-vis de la complexité du problème rwandais.

Le traitement médiatique des informations sur le Rwanda s’en trouvent facilité l’exploitation quand il s’agit de distinguer le jour et la nuit, le court et le long, le bon et le mauvais. La complexité du problème rwandais est passée sous silence et même les thèses de doctorat ne s’y aventurent pas.

Pourtant, tout est à refaire, sinon mon pays sombrera dans un éternel auto-liquidation, alors que la faute c’est les autres. Les autres c’est vous, chers, Madame la Chancelière, Majesté le Roi, Monsieur le Président. Et  j’en appelle à la conscience de mon peuple, les Rwandais.

Je voudrais que cette plaie de la colonisation soit pansée et que la nouvelle génération grandisse en dehors des stéréotypes hutu-twa-tutsi, apprenne à s’identifier aux terroirs originaires de leurs ascendants. La terre de nos ancêtres est le seul lien que peuvent hériter nos enfants. Ce lien naturel indéfectible entre les citoyens et les collectivités est le seul vrai moteur de développement des régions, de patriotisme au sein des diaspora africaines. Ce lien naturel est le seul moyen de ramener les centaines de milliers de réfugiés rwandais à comprendre le motif de leur exil. Ils ne se sont pas mobilisés comme une entité ethnique pour quitter le Rwanda, mais comme des communautés diverses qui du nord-est au sud-ouest se sont déplacées en fuyant la guerre civile de 1990-1994.

La guerre doit prendre fin un jour. Avant que cela n’arrive, le courant des démocraties semé par la France sur l’Afrique en 1990 n’a pas mesuré la fragilité de nos sociétés, là où les partis politiques allaient simplement suivre les sillons ethniques.

J’ai assisté à la transformation négative de la politique rwandaise par le positionnement du jeune docteur Nahimana Ferdinand, mon nouveau directeur à l’Office Rwandais d’Information. Sa publication Le Rwanda, émergence d’un Etat, L’Harmattan ed. Paris, 1993, présageait la théorie politique qui allait conduire au génocide des tutsi, une négation de la force créatrice de l’Etat Rwandais par la dynastie nyiginya, une collation de l’étiquette hutu aux anciens royaumes du nord-ouest du Rwanda et une joute positive à la colonisation

Alors que l’année 1931 est l’année de l’institution de la carte d’identité ethnique, Nahimana Ferdinand considère cette année comme fondamentale dans la consolidation de l’Etat rwandais, alors que c’est le départ de sa destruction. La très bonne entente que ce directeur de l’information avait avec monsieur Ngeze Hassan qui animait un journal de la haine, Kangura, va aboutir à leur collaboration dans l’implantation de l’idéologie du génocide dans les cœurs des Rwandais. Le message qui se voulait intellectuel mais qui devint destructeur était de démontrer que le Rwanda a connu dans le passé des règnes hutu que l’histoire négligeait en parlant de roitelets « abahinza ».

A l’issue de ma recherche sociolinguistique sur les ethnies du Rwanda, publiée dans l’essai Rwanda regard d’avenir, L’Harmattan, Paris 2015, j’ai démontré que le terme hutu n’avait aucun lien avec aucun terroir rwandais. Que seuls les noms territoriaux peuvent aboutir à coller des étiquettes ethniques à leurs habitants traditionnels. Ce qui me permit de retirer le terme hutu des appellations ethniques, car n’ayant pu distinguer à quel localité du territoire rwandais il se rapporte. Il fut donc utilisé simplement pour distinguer l’ensemble de la population qui n’avait pas d’accès au pouvoir politique royal du Rwanda monarchique, appelé en d’autres termes « rubanda, rubanda rugufi », de l’autre ensemble des familles ennoblies et plus proches du pouvoir royal « abambari».

La colonisation du Rwanda ayant contribué à renforcer le conflit politique entre ces deux classes, elle a assisté à la révolution sociale de 1959 qui aurait été meilleure si elle avait remis à leurs places les identités territoriales diverses des Rwandais plutôt que d’entretenir une unité populiste à travers le parti politique gagnant le PARMEHUTU. A travers ce parti, son appellation principalement, une partie de la population rwandaise d’ethnie tutsi se voyait exclue d’office, d’où l’exil et les retours rebelles de cette population sous la houlette du FPR dès 1990.

Le parti PARMEHUTU appelé aussi MDR, ainsi que le parti MRND qui l’a remplacé dès 1975, ont tous exploité la galvanisation de leurs militants en les appelants hutu, avant de les armer. Ils ont été aboli et interdits par la loi rwandaise actuelle dès la victoire du FPR en 1994 et la nouvelle constitution rwandaise de 2003. Comme le leitmotiv de ces partis de la haine avait été de recourir au mot hutu dans la signification ethnique, l’emploie de ce mot doit aussi être recadré. Notons que ce mot a été tellement abusé que pour lui donner encore plus de force la machine génocidaire a dû lui accoler un déterminant pour devenir HUTU POWER. Preuve qu’on était sorti de la société pour entrer dans des idéologies.

Lorsque l’avancée du FPR a déversé plus de la moitié de la population du Rwanda en dehors de ses frontières, en 1994, les forces criminelles qui venaient d’exécuter le génocide des Tutsi ont pris les devant de l’exode. La question de la présence des présumés génocidaires parmi les réfugiés rwandais n’a retenu aucune attention d’un Etat ou un seul organisme international.

La population réfugiée a été et est toujours l’otage des anciens dignitaires et des miliciens pro-hutu. Seul le gouvernement du nouveau Rwanda a déployé tant de forces militaires et d’intelligence dans la coopération internationale pour rapatrier plusieurs centaines de milliers de réfugiés et en juger une grande partie dans les tribunaux populaires gacaca. Cette option qui fut un pas décisive vers le pardon et la réconciliation a clos ses travaux en 2012 et elle fut immédiatement suivie par le lancement du programme « ndi-umunyarwanda », une sensibilisation à l’unité nationale et au nationalisme des Rwandais.

La communauté internationale est restée absente dans ces efforts de reconstruire le tissu moral rwandais. La participation la plus demandée fut celle de la coopération judiciaire, en effectuant des extraditions des présumées accusées par la justice rwandaise, mais nos trois principaux pays colonisateurs n’ont apporté que des contributions a minima.

Ma proposition actuelle dont je demande la bénédiction de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) et la coopération avec le gouvernement du Rwanda et le soutien du peuple rwandais, c’est de faire participer, par l’Allemagne, la Belgique et la France, dans l’éradication de la racine de l’idéologie génocidaire.

La racine qui maintient encore des centaines de milliers de réfugiés en exil est de se dire qu’on se retrouve en exil en tant que réfugiés ou opposants « Hutus Rwandais ». Une importante sensibilisation à leur vraie raison de se retrouver en exil ou en politique requiert des efforts au-delà des simples paroles. Comprendre que les colons eux-mêmes qui ont créé cette idéologie ont regretté cette erreur rentre dans le processus de sensibilisation aux réfugiés rwandais au sujet de leur diversité culturelle d’origine.

Une déclaration d’un des réfugiés rwandais en Afrique australe sur les ondes de la radio en ligne Urumuri, en Février 2020, me permet de tirer la sonnette d’alarme. Le nommé MUKIZA HESRON affirme qu’il s’engage et appelle à enseigner à son enfant de dix ans qu’il est arrivé dans ce pays en fuyant des sévices infligés aux Hutu par le FPR. FAUX. Il a fui la guerre en tant que Rwandais d’origine particulière, à moins qu’il envisage éduquer son enfant dans la haine de l’autre. Un nouveau génocide qui se préparerait à l’horizon.

Enfin, soyons responsables d’un avenir sans génocide, en reconnaissant nos erreurs du passé, chacun et chaque pays impliqué. Le monde de paix est exigent, payons-en tous le prix. 

Fait en France, le 01 Avril 2020

MPAYIMANA PHILIPPE

  1. Ce mémo est rendu public dans un livre publié ce jour sous le titre RWANDA, LA PAIX DURABLE AMAHORO ITEKA, bilingue (Français-Kinyarwanda) disponible sur www.thebookedition.com
  2.  Une version audio du livre est disponible sur https://youtu.be/mmmEWhL6qfg , https://youtu.be/gFc5yGlK_hE
  3. Les destinataires sont les suivants : 

    De la part de :   MPAYIMANA PHILIPPE, Politicien indépendant

                              4 Allée Colbert, 91230 Montgeron, France, mpayphil@gmail.com Tel. +33 753091964

    A l’attention de          Mme Angela Merkel, Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne, Bundeskanzleramt Bundeskanzlerin, Willy-Brandt-Straße 1 10557 Berlin

    A l’attention de          Sa Majesté le Roi Philippe de Belgique, Palais Royal, Rue Brederode, 16, 1000 Bruxelles, Belgique

    A l’attention de          Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République Française, Palais de l'Élysée, 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75008 Paris, France

    A l’attention de          Son Excellence Monsieur Paul Kagame,  Président de la République Rwandaise, Village Urugwiro, B.P. 15, Kigali, Rwanda

    A l’attention des        Président de l’Assemblée Nationale (Tous)

    Assemblée nationale 126 rue de l'Université 75355 Paris 07 SP, richard.ferrand@assemblee-nationale.fr

    Chambre des représentants Belge, 1008 Bruxelles, info@lachambre.be

    Deutscher Bundestag, Platz der Republik 1, 11011 Berlin, Allemagne

    Parliament of Rwanda, guillaume.nzabonimana@parliament.gov.rw , olivier.mushimire@parliament.gov.rw

    Copie à                      Monsieur le Président de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide, KG 201 St, Kigali, Rwanda

     

    Objet :            ABANDONNER LE TERME HUTU COMME DESIGNANT UNE ETHNIE, RETOUR A LA DIVERSITE CULTURELLE D’AVANT 1894

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