RWANDA : LES MEDIAS APPUIENT L’ETAT A TRAVERS L’ITORERO

Le baromètre de l'indépendance des médias présente une amélioration de 10% ces 3 dernières années. La formation itorero y joue-t-elle un role?

Le Ministre Kaboneka Francis danse avec la formation Impamyabigwi des Journalistes rwandais a l'hotel Mariott © Nzeyimana Viateur, Ishya n'Ihirwe Le Ministre Kaboneka Francis danse avec la formation Impamyabigwi des Journalistes rwandais a l'hotel Mariott © Nzeyimana Viateur, Ishya n'Ihirwe
C’était la journée de la presse africaine, le 7 novembre 2016. A Kigali, les journalistes récemment formés à l’accompagnement des divers politiques de l’Etat ont présenté leur réalisations lors du 8ème Dialogue National des Média. 

Agir en association récréative et mobilisatrice, renforcer les activités culturelles et traditionnelles à travers un ballet spécialisé, c’est le fruit de la formation Itorero des Journalistes du Rwanda qui se nomme Impamyabigwi constituée depuis Décembre 2015. D’après l’organisation de la formation, c’est le Ministère de l’Administration du Territoire qui supervise tout. L’on peut ainsi constater, que les journalistes rwandais insistent sur l’appui des politiques gouvernementales, l’acclamation et l’exaltation. Dans l’allocution du chef des opérations Itorero, en la personne du Ministre de l’Administration du Territoire appelé « Umutahira mukuru » dans cette organisation, l’Honorable Kaboneka Francis, a dû rappeler les journalistes que l’application du style critique et interpellatif fait aussi partie de leur profession.  

Entre temps, l’organisme en charge de promouvoir la bonne gouvernance et l’indépendance des médias, RGB, annonce que le taux d’indépendance des média s’est amélioré de 10 points ces trois dernières années. La question aujourd’hui peut être se savoir si la formation Itorero des journalistes aurait contribué dans, ou limité, cette indépendance. Chaque année, les journalistes non formés seront conviés à adhérer aux principes directeurs d’Itorero.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.