Le seul chef rebelle au monde qui n'a pas pris le pouvoir le jour de la victoire

Je considère le Général Paul Kagame comme une exception africaine, de sagesse politique. Je réponds à mes détracteurs, tout en conservant mon indépendance

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ENTRER DANS L’HISTOIRE DES GRANDS

La date du 17 avril 2020 est l’anniversaire des 20 ans de la prise du pouvoir par Paul KAGAME, au Rwanda, c’est pour moi une date que je respecte dans mon histoire politique, aussi, suite aux remarques que m’ont faites mes collègues opposants politiques, au sujet de pourquoi j’ai accepté de prendre pour modèle l’homme fort du Rwanda, tout en préservant mon indépendance.

Cette journée doit être celle de tous les démocrates, un anniversaire de la sagesse politique et de l’exception rwandaise. Le commandant en chef du FPR avait toute la capacité de se déclarer président de la république le jour de la victoire en 1994, mais, il a attendu six bonnes années. Il a bien voulu sortir le Rwanda de la liste des régimes putchistes, il s’est distingué de tous les chefs rebelles des 20 dernières années que nous connaissons tous. La liste est longue. Aucun chef rebelle ne s’est passé du siège présidentiel en Afrique, sauf lui. Ceci est l’un de ses actes de grande bravoure qu’il faut reconnaitre. Quoi de plus sage attitude qui augurait d’une approche intelligente du pouvoir, de la planification pour aller plus loin. Je peux donc justifier pourquoi il faut embarquer notre continent dans cette approche méliorative des oppositions politiques qui tout en reprochant aux uns et autres certains défauts, il faut avoir le courage d’apprécier tout ce que nos concurrents, nos prédécesseurs, ont fait de prestigieux. Il faut donc toujours  donner assez de temps à la construction de nos démocraties. Nous y arriverons. Je vous remercie.

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