Carnet

Jeudi 24 Janvier 2014 : Nîmes

 

Commencer sa journée et son premier café en regardant, sur la chaîne « Histoire », « Les nuits Chaudes de Montparnasse », superbe émission de Jean-Marie Drot que les moins de vingts ans ne peuvent pas connaître, et écouter Germaine Tailleferre au piano interpréter un extrait de Gymnopédie d'Eric Satie, c'est tout simplement somptueux et prélude à une belle journée ensoleillée, de froid et de mistral. Qu'importe.

Germaine Tailleferre appartenait  au « Groupe des Six », six compositeurs réunissant avec elle, entre 1916 et 1923  :  Georges Auric (1899-1983), Louis Durey (1888-1979), Arthur Honegger (1892-1955), Darius Milhaud (1892-1974), Francis Poulenc (1899-1963). Leur musique réagissait essentiellement contre l'impressionnisme et le wagnérisme. Ils étaient très influencés par les idées d'Erik Satie et de Jean Cocteau.

Depuis un an, je coproduisais et codirigeais avec mon alter égo, une émission intitulée « Chronique On en Parle », diffusée sur notre page Facebook et sur you tube, d'une durée de 30 à 40 mn, avec souvent un invité et quatre à cinq chroniqueurs. Mon « désaltère égo », à la manière D'antoine Blondin nous a largué, comme çà, lâchement, d'un trait, définitif. Oui, je me sens blessé.

« Un homme qui n'est pas tendre, ce n'est pas un homme. Un homme dur, çà n'existe pas. Un homme qui ne pleure pas, çà n'existe pas ». (Jacques Brel ».

L'émission continue. « L'inaccompli bourdonne d'essentiel ». (René Char).

Regardé récemment « Scarface », de Brian de Palma 1984, dans sa version restaurée en 2013. En 1980, Tony "Scarface" Montana bénéficie d'une amnistie du gouvernement cubain pour retourner en Floride. Ambitieux et sans scrupules, il élabore un plan pour éliminer un caïd de la pègre et prendre la place qu'il occupait sur le marché de la drogue.

Al Pacino, Michèle Pfeiffer, une restauration époustouflante, l'architecture de Miami. Des images qui semblent avoir été tournées le mois dernier.

Quoi qu'on en pense, du très grand cinéma américain.

Ai commencé la lecture de « Leurs enfants après eux », de Nicolas Mathieu, Prix Goncourt 2018, publié chez Actes Sud.

L'auteur écrit « le roman d'une vallée, d'une époque, de l'adolescence, le récit politique d'une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt.. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du Monde 1998, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l'entre deux, des villes moyennes et des villes pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d'Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage. »

Ne devons -nous pas y voir, parmi d'autres, une préfiguration des gilets jaunes... ??

(Superbe Jeanne Moreau=

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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