Free Mobile : quelques jours encore à attendre... jusqu’à Noël ?

L’opérateur téléphonique est à classer maintenant dans la catégorie des pourvoyeurs d’attente. Un des plus récents dans le même domaine est Apple qui organise toujours la sortie de ses produits avec le goût du secret et de l’impatience.

freemobile_new.png

L’attente et la frénésie

La définition de l’attente du petit Larousse est la suivante : « Une attente est définie comme l'action de compter sur quelqu'un, sur quelque chose, une espérance, une prévision (répondre à l'attente de ses amis, contre toute attente) ». Quelle mouche pique donc une partie de la population française qui s’est greffée sur le teasing orchestré par Xavier Niel. Nous pourrons remarquer qu’il n’y a pas que le quidam qui s’affole. En effet, si Google recense Free Mobile à la quatrième place des mots clés avec près de 4 milliards d’occurrences, les sites surfent sur l’aubaine en reprenant sans fin les maigres informations à disposition.

Les cadeaux au bon moment

En cette fin d’année 2011, les produits Free sont attendus comme le messie. Ils obtiennent la sainte onction des geeks gaulois par anticipation et la bonne étoile libératrice flotte déjà entre les antennes relais qui frémissent d’impatience. Comme les rois mages, Xaviel Niel apportera ses cadeaux à ses clients rois. L’or de la communication à bon marché, l’encens de la bonne odeur d’illimité et la myrrhe sensuelle des smartphones libérés vont donner au début de l’hiver un souffle évangélique qui permettra au maître communicateur de porter la bonne parole.

Nous serons de moins en moins surpris...

Quelle révolution, finalement, dans les offres à venir ? Le prix à coup sûr, ou plutôt le rapport qualité/prix. Parce que d’un point de vue technologique il ne faut pas s’attendre à sauter le cap d’un millénaire, ni en terme d’utilisation. Plus le temps égrène ses heures, plus elles semblent creuses, seulement habitées par une ferveur sans but, sans perspective. À trop attendre ne se lasse-t-on pas ?

L’offre

Soyons un peu concret tout de même. Pour avoir fait, comme beaucoup, le tour des crémeries sur le Net, je me suis fait une idée de ce que nous pourrions avoir, de ce que nous aimerions obtenir, plutôt.

La base de l’offre tournera autour de l’illimité sans limite, avec un abonnement phare tout compris qui sera en dessous de celui des concurrents. Je table sur 24,99 € pour le haut de gamme, et trois offres déclinées qui seront destinées à l’utilisateur occasionnel à 2,99 €, une autre à 9,99 € pour les jeunes avides de SMS et d’Internet glouton mais avec des communications vocales raisonnables et enfin la récompense pour les possesseurs d’une Freebox qui devront payer 49,99 € tout compris pour correspondre tous azimuts dans une famille de 4 personnes.

Et un petit crédit ?

Pour acquérir un smartphone, aucune crainte à avoir, le génie crédit se chargera de contourner notre pouvoir d’achat en nous permettant d’acheter un magnifique smartphone à tempérament ! Et à 0% d’intérêt, s’il vous plaît, pour aller avec les yaourts et la margarine du frigo.

Alors, si l'attente est longue, qu'elle n'est pas justifiée par un enjeu majeur, qu'elle représente une certaine futilité, elle n'en est pas moins intense pour toute une frange de la population. Espérons que la déception ne sera pas au rendez-vous, mais que l'avènement ne sera pas un des arbres qui cocheront quelques semaines la forêt de la déroute de l'Europe...

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.