LA CHOCOLATINE DE LA RÉPUBLIQUE

L’ennui n’est pas encore lassitude, il le devient dans la débauche et l’ignominie, je sais tous les efforts et tous les désastres de ces hommes médiocres que l’on dit poli-tiques, ces arachnides acariens ou Ixodida, quel nom étrange pour ces êtres abjects qui vivent sur le sol, le long des tiges d’herbe en quête d’un hôte, maudits vampires, qui contaminent en les mordant d’une maladie vectorielle,

Le peuple te regarde © PAJ Le peuple te regarde © PAJ

LA CHOCOLATINE  DE  LA  RÉPUBLIQUE

 L’ennui n’est pas encore lassitude, il le devient dans la débauche et l’ignominie, je sais tous les efforts et tous les désastres de ces hommes médiocres que l’on dit poli-tiques, ces arachnides acariens ou Ixodida, quel nom étrange pour ces êtres abjects qui vivent sur le sol, le long des tiges d’herbe en quête d’un hôte, maudits vampires, qui contaminent en les mordant d’une maladie vectorielle, comme la Républicaine, celle qui voudrait que l’hôte empoisonné vote pour le parti Républicain ou un autre, sous hypnose, la différence n’est guère fondamentale à cet endroit.

Ces parasites, para-li-tiques, comment ne pas apprécier sans vertige l’abysse qui sépare l’homme de la rue de celui qui le dirige, comment ne pas apprécier l’étendue d’une telle innocence qu’est l’ignorance des grands, qui ne sont en réalité, que des petits.

Des petits, des petits riens qui en disent tant sans parler et qui se prennent pour des grands qu’ils ne sont pas.

 Ah, mais c’est qu’ils ont une mission, faire s’évanouir de notre esprit l’espérance humaine.

La semaine dernière, une brochette de tiques monopolisait l’attention des français au point de se passer devant pour occuper la place de premier tique de France.

Et ils passent, ils « rapace », se poussant du coude, se crochetant la ferrure, se roulant dans l’usure. Je me souviens de leurs paroles qui disaient : 

-            Blabla, bla, blablalbla…

Au point que je ne les entendais pas, ils faisaient des phrases sans dessus de sens, sans dessus de tout, ils n’avaient pas de sens ceux-ci qui disaient en fait la même chose pour ne rien dire et pour flatter un auditoire inquiet, qui cherchait désespérément dans le bombardier de sévices, auprès d’un bon barbier de Séville, un chef de gouvernement.

Autant chercher une anguille dans une feuille de soins ou une aiguille dans le lit d’une rivière.

Le premier succédant à l’autre, puis à l’autre et encore à l’autre, ils étaient tous parfaits derrière l’écran, impossible de savoir s’il y en eut un qui sentait du fondement.

La télévision est formidable pour cela, tous ceux qui y passent sont aseptisés, ils pourraient sentir sous les bras, même pas ; les danseurs qui suent, les menteurs qui puent, oui, c’est vrai, un menteur pue toujours, les pieds, le fromage, le fatras…

J’aimerais savoir si Sarkosy pète, si Copé éructe, si Macron sent le thon…

Parce que, s’ils sont comme nous, comme ils disent, ils n’en ont pas l’air.

Parfois, je voudrais les injurier à cause de leurs mensonges, puis à cause de leur incompétence, mais surtout, à cause de leur monstrueuse ignorance.

Régulièrement pour faire plaisir à mon enfant, je m’en vais saluer ma boulangère qui n’est pas mienne, je vous rassure, et je commande une baguette et un petit pain au chocolat, ou une chocolatine pour ne pas vexer les Français du Sud et du Sud ouest, c’est important de penser à eux quand on est amoureux d’un pain de chocolat, cela ne modifie pas le prix pour autant.

Depuis que les poli-tiques nous ont vendu l’euro, la baguette qui était à 0,90 centime de franc et à un euro à présent, enfin tout dépens de la situation géographique, chez moi, je paye un petit pain au chocolat, le plus souvent fait avec une farine roumaine, vive l’Europe, et livré chez mon boulanger surgelé, vive la technologie et les échanges internationaux. 

Il est vendu en boulangerie, 0,90 centime d’euros, soit près de 6 francs pièce, une totale aberration que nous devons à la brochette de tiques qui nous promettent le ciel, et la mer avec.

Ça ne les a pas gênés, ceux qui ne payent jamais rien et qui fixent les prix pour le peuple qui trime pour rien.

M. Copé qui a laissé la science infuser trop longtemps dans son cerveau, qui s’est enivré trop souvent aux frais des citoyens sans jamais glisser sa main dans sa poche pour payer ce qu’il devait, car, s’il l’avait fait, il le saurait, Monsieur Copé croit naïvement qu’il possède les qualités de la fonction présidentielle, oh bien sûr, il en possède deux, l’orgueil et la vanité de croire qu’il en serait capable.

Malheureusement, celui-ci ignore les tourments quotidiens des citoyens, il ne sait même pas combien coute un petit pain au chocolat, 10 ou 15 centimes d’euros, dit-il naïvement, parce qu’il ne veut pas grossir et qu’il ne se rend jamais dans une boulangerie, et comment pourrait-il savoir ?

Se rend-il dans un restaurant chinois, parfois, sait-il qu’une addition existe, je commence à douter de sa dernière innocence.

Mais la France a-t-elle besoin d’un tel innocent aux mains trop propres et aux dents sans la moindre miette de petit pain au chocolat, ou de chocolatine, ne faisons pas injure au reste des Français.

Et soudain, sortant comme les mouches d’un étron de douleur fermenté, les voilà tous qui polémiquent, et qui connaissent comme par un enchantement de perfection, le prix de la baguette, du petit pain, et même des chouquettes.

Sarko l’adroit, ne sait plus mentir, il a fait de son mensonge pathétique une vérité présidentiable, grâce à 100gr de chouquettes.

Merci à toi l’as de la boulange, sans toi, Sarko ne serait pas un pathétique mythomane, il serait un comique.

Et Fillon son fidèle compagnon exécré, et Juppé, qui tacle Copé sur les ondes luminaires, ils sont tous à répondre et à s’exprimer pour saquer le malheureux, qui s’est orgueilleusement pris pour un chevalier qu’il ne sera jamais.

Cette nouvelle noblesse me blesse, elle blesse tous les Français par la honte, comment un chef de file peut-il défendre un peuple, en ignorant les fondamentaux ?

Copé et son petit pain au chocolat de la récrée à la radio, c’est un poème pour le héros Banania qui s’en égalait.

Son collègue Bruno Lemaire, trouvait dernièrement que 5 euros de l’heure pour un ouvrier français  pourrait relancer l’économie du pays.

Je te prends homo Burno, désormais, le peuple te donnera ce que tu réclames pour lui, tu auras toi et tes amis, 5 euros de l’heure, sans autres avantages, c’est de bonne guère, tu ne crois pas ?

Le même tarif pour Copé et pour tous les privilégiés de la République, avec cette somme vous pourrez tous vous acheter 5 petits pains au chocolat de l’heure avec notre argent de poche. 

Je crains que ces poli-tiques soient des maudits, qui ont horreur de la patrie et qui méprisent les citoyens de ce pays. 

Quelle bête devrais-je adorer pour aller voter ?

Voter ?

 Pour des poli-tiques qui ne connaissent même pas le cout de la vie, mais, qui servent-ils au juste, le citoyen, ou des maîtres silencieux ?

Nous vivons une époque formi…diable…

 

 

 

 

 

tous droits réservés

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.