picabou
Abonné·e de Mediapart

7 Billets

0 Édition

Billet de blog 19 mars 2015

picabou
Abonné·e de Mediapart

QUELS RAPPORTS À LA SEXUALITÉ AVONS NOUS DANS NOS SOCIÉTÉS MODERNES ?

 France Parlons-en  QUELS SONT NOS RAPPORTS À LA SEXUALITÉ DANS NOS SOCIÉTÉS MODERNES ?

picabou
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

France Parlons-en 

QUELS SONT NOS RAPPORTS À LA SEXUALITÉ DANS NOS SOCIÉTÉS MODERNES ?

Deux enseignes dans une rue de Bruxelles, avec deux conceptions déférentes de la sexualité. 

Qui a dit que le vivre ensemble n'existait pas ?  (Humour)

Tout le monde reconnaîtra le fait que nous sommes à l'ère de l’hyper-jouissance sexuelle.

Qu'il y a ce dictât omniprésent qui nous dit qu'il faut en permanence chercher à jouir et à déployer par tous les moyens notre sexualité qui nous procure la paix du corps et de l'esprit. En effet l'Homme par nature cherche le bien être et comme tous ses besoins naturels, la sexualité lui apporte un plaisir intérieur quand celle-ci est comblée. Si la sexualité participe à la libération du corps et de l'esprit, elle peut devenir aussi le moyen d'emprisonnement de l’être, quand celle-ci devient l'omniprésente et la constante de nos rapports humains. Si à l'inverse des animaux, l'Homme est la partie pensante de ce monde, il a pour responsabilité d'orienter sa conscience et donc le sens de son existence.

Comment au cœur de notre Europe, à Bruxelles où se trouve notre commission européenne qui prend en référence la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1948, l'on accepte l'idée, d'une réduction de la femme par le sexe ?

Des réseaux de prostitutions, aux vitrines du sexe présentent en Belgique et dans d'autres pays européens, qui mettent en scènes des femmes "objets" réduites au coït humain, la femme, n'est plus reconnue comme un être de conscience, mais comme un corps de jouissance sans conscience. La libération sexuelle des années 1960 ne doit en aucun cas justifier, comme le font certains mouvements féministes, la réduction de la femme au sexe et cette esclavage sexuel qui s'opère autour de nous. Que ce soit en Europe ou dans le monde.

Même si l'on doit reconnaître la dignité de chaque individu à disposer de son corps comme il le souhaite, justifier par ce principe fondamental ce commerce du corps, n'est pas un signe d'évolution mais de régression et de négation aux intentions des mouvements féministes des années 1960 et 1970.

Pour la très grande majorité des femmes qui se prostituent, la prostitution n'est pas un plaisir, mais une contrainte choisie par insuffisance économique. Donc une survie. Quand des individus sont amenés à n'entrevoir que ce genre de moyens pour survivre, c'est qu'il y a une vraie crise sociale. Que faisons nous pour libérer ses femmes de ces réseaux qui exploitent leurs corps au détriment de leur dignité d’être ?

Les médias, internet, le cinéma, les enseignes de marque, promeuvent cette dimension sexuelle à outrance et façonnent dans nos esprit un monde qui ne serait envisageable que sous le prisme de l'apparence, de la séduction et de la sexualité. Une pub pour des yaourts ou pour une marque de cuisine ont-elles besoins de passer par la sexualité pour nous vendre tel ou tel produit ? L'on s’aperçoit bien que pour nous amener à une chose, souvent le propre du commercial est de nous amener cette chose, par un argumentaire émotif orienté vers nos pulsions. La course à l'argent justifierait t-elle, de tels moyens ? Souvent, quand les pulsions l'emportent sur la réflexion, elles nous privent de contrôle et de réactions raisonnables.

Il s'agit finalement de ne point nier la sexualité de l'Homme qui est naturelle, comme le niait auparavant l'église, ou comme le font certaines compréhensions religieuses actuelles.

Ce n'est pas en parlant moins de la sexualité, que nous saurons mieux la gérer ou nous protéger de ses dérives. Mais c'est en parlant mieux de celle-ci, que nous saurons mieux la préserver et l'orienter.

Au nom d'une bonne compréhension des religions monothéistes, la sexualité est un don du Créateur, il s'agira donc de ne pas la nier, mais de la vivre en cherchant à l'exalter dans le cadre du divin dans nos sociétés modernes. Que nous soyons religieux ou non, il nous faut réconcilier la pudeur de l'esprit et du corps avec l'exaltation du plaisir charnel. Trouver cet équilibre demande la reconnaissance de ce naturel et de sa gestion nécessaire.

C'est donc par la qualité et non par la quantité de son expression, que nous préserverons ce moyen, comme étant un moyen de libération de notre être. Et non comme un moyen d'assujettissement de notre être.

Article 4

Déclaration universelle des droits de l'homme

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

                                                                                                                                                                     Écrit par Martin Radid

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Viols, tortures et disparitions forcées : en Iran, dans le labyrinthe de la répression
Pour les familles, l’incarcération ou la disparition d’un proche signifie souvent le début d’une longue recherche pour savoir qui le détient et son lieu de détention. Le célèbre rappeur Toomaj, dont on était sans nouvelles, risque d’être condamné à mort.
par Jean-Pierre Perrin
Journal — Outre-mer
Karine Lebon, députée : « Ce qui se passe à La Réunion n’émeut personne »
La parlementaire de gauche réunionnaise dénonce le désintérêt dont les outre-mer font l’objet, après une semaine marquée par le débat sur les soignants non vaccinés et le non-lieu possible sur le scandale du chlordécone. 
par Mathieu Dejean et Pauline Graulle
Journal
Loi « anti-squat » : le gouvernement se laisse déborder sur sa droite
En dépit de la fronde des associations de mal-logés et l’opposition de la gauche, l’Assemblée a adopté la proposition de loi sur la « protection des logements de l’occupation illicite » à l’issue d’un débat où le texte a été durci par une alliance Renaissance-Les Républicains-Rassemblement national.
par Lucie Delaporte
Journal — Asie et Océanie
Après les inondations, les traumatismes de la population du Pakistan
Depuis 2010, des chercheurs se sont intéressés aux effets dévastateurs des catastrophes naturelles, comme les inondations, sur la santé mentale des populations affectées au Pakistan. Un phénomène « à ne surtout pas prendre à la légère », alerte Asma Humayun, chercheuse et psychiatre à Islamabad.
par Nejma Brahim

La sélection du Club

Billet de blog
Et pan ! sur la baguette française qui entre à l’Unesco
L’Unesco s’est-elle faite berner par la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française ? Les nutritionnistes tombent du ciel. Et le pape de la recherche sur le pain, l’Américain Steven Kaplan s’étouffe à l’annonce de ce classement qu’il juge comme une « effroyable régression ». (Gilles Fumey)
par Géographies en mouvement
Billet de blog
L’aquaculture, une promesse à ne surtout pas tenir
« D’ici 2050, il nous faudra augmenter la production mondiale de nourriture de 70% ». Sur son site web, le géant de l’élevage de saumons SalMar nous met en garde : il y a de plus en plus de bouches à nourrir sur la planète, et la production agricole « terrestre » a atteint ses limites. L'aquaculture représente-elle le seul avenir possible pour notre système alimentaire ?
par eliottwithonel
Billet de blog
La baguette inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité
La baguette (de pain) française vient d’être reconnue par l’UNESCO comme faisant partie du patrimoine immatériel de l’humanité : un petit pain pour la France, un grand pas pour l’humanité !
par Bruno Painvin
Billet de blog
La vie en rose, des fjords norvégiens au bocage breton
Le 10 décembre prochain aura lieu une journée de mobilisation contre l’installation d’une usine de production de saumons à Plouisy dans les Côtes d’Armor. L'industrie du saumon, produit très consommé en France, est très critiquée, au point que certains tentent de la réinventer totalement. Retour sur cette industrie controversée, et l'implantation de ce projet à plus de 25 kilomètres de la mer.
par theochimin