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Billet de blog 4 mars 2014

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Jean François Copé, épuisement des accompagnants, démocratie palliative

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Comment dire ? Il y a plusieurs formes de délires possibles :

  • Voir ce qui n’est pas (l’inversion des courbes dont on saisit mieux le caractère érotique depuis les révélations de Voici)
  • Nier le monde extérieur (hors de mon ego, point de salut),
  • Considérer les angelots, les faons et autres petits lapins comme des monstres hideux. (là, ou la générosité est le masque de toutes les turpitudes et de toutes les emprises, le « ça cache quelque chose »)
  • Extérioriser toute impureté interne pour en maquiller l’autre (il y avait une bonde d’évacuation à la piscine de Ziad  et Dieu sait ou la crasse s’est répandue ; peut être dans les toilettes bouchées d’une boîte de communication)

Il faut interpeller avec prudence le délire ; il signe un besoin du délirant de se déprendre d’une menace interne, de mettre en image ou en mots une angoisse archaïque. On comprend mieux l’idée du délire collectif (d’accord, d’accord, l’éléphant rose est en train de boire ta bière) ; délirer ensemble sauve le consensus.

La politique est devenue un petit bréviaire de tous les délires possibles. Sa coupure avec le réel est patente. Elle se résume à un grand nombril obscène où la politique ne parle plus de faire société, mais ne s’intéresse (devinons à quoi)……. qu’au fonctionnement de l’épicerie politique

Pour parvenir à cette remarquable débâcle, il aura fallu la méthodique patience d’un château de cartes. Plusieurs conditions :

  • Créer des élites endogames (qui se reproduisent entre elles), porteuses de la même pensée avec la simple nuance du rouge de la cerise sur le gâteau.
  • Éluder toute relation de sujet à sujet avec les citoyens : on les surplombe, on est naturellement plus intelligent qu’eux.
  • Mélanger les genres (la volupté, les frémissements des caresses entre l’intérêt général et l’intérêt privé)
  • Afficher un souverain mépris des règles en vigueur, une évidence de la transgression ou l’interpellation devient une insulte.

Du coup, la pathétique conférence de presse du président de l’UMP est un cas d’école. On peut penser qu’on est entré dans la maison des fous. Je n’en retiens que la magnificence des comptes sous scellé pour la transparence. C’est une version particulièrement blockbuster de la boîte de Pandore. Que ce parti soit remercié de nous donner à voir à ce point son inconscient, le retenir absolument n’étant jamais très loin du tout lâcher.

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