Un os fasciste à ronger : les attaques contre l’aide médicale de l’ETAT.

On se souvient de la mise au pas de la Grèce par la Troïka. On observe avec effroi le délabrement de ce pays, la difficulté croissante d’accès au soin pour une grande partie de sa population, la misère comme modèle économique. On se rappelle aussi de la montée d’une extrême droite nazie qui organise des chasses à l’étranger qui constitue un bouc émissaire bien commode et dans l’impossibilité de se défendre. Retourne te noyer semble être la visée de ces grands démocrates.

On se souvient de la mise au pas de la Grèce par la Troïka. On observe avec effroi le délabrement de ce pays, la difficulté croissante d’accès au soin pour une grande partie de sa population, la misère comme modèle économique. On se rappelle aussi de la montée d’une extrême droite nazie qui organise des chasses à l’étranger qui constitue un bouc émissaire bien commode et dans l’impossibilité de se défendre. Retourne te noyer semble être la visée de ces grands démocrates.

La marque de la lâcheté en politique, c’est de prendre pour cible des gens condamnés au silence. Dans cet exercice d’un courage remarquable, brillent des élus comme Eric Ciotti dont les beautés naturelles de ses paysages électifs sont souillées par la misère humaine. On n’oubliera pas que la formation politique dont il est l’heureux adhérent a largement contribué à valider un bordel planétaire sans nom. La Lybie, l’Irak et bien d’autres sont devenus des pays inhabitables. Les grandes migrations qui en découlent ont la prétention inouïe  pour ces errants de la nécessité d’échapper à la mort. Mais croyez-vous qu’il se passa ? Non content d’avoir semé le chaos, le républicain  choisit le rescapé sur laquelle il va verser sa larme et épancher sa bonté incommensurable. Voyons : plutôt blanc mais si on ne peut pas, au moins chrétien pour le croiser à la messe. Pouvoir se dire ite missa est en latin, c’est le bonheur sur terre et oui, la messe est dite. Le socialisme guerrier dont la démocratie nous gratifia ensuite  est un bon élève, hargneux à l’extérieur, mais culpabilisé à l’intérieur.

Il y a juste une évolution qui gêne peut être des politiques  comme   Monsieur Ciotti, c’est que la France soit encore un pays civilisé, signataire de conventions internationales, appliquant cet affreux archaïsme que sont les droits de l’homme. Le demandeur d’asile est protégé, l’arrivant accueilli, ce n’est ni une bête, ni un rebut de l’humanité (enfin , en théorie) . Il y a donc fâcheusement des règles et des procédures contradictoires. C’est ce qui nous sépare de la jungle (et il se dit que la jungle est à Calais) 

Aide médicale de l’ETAT : imaginer le gâchis. Evidemment, une horde de profiteurs, dans de somptueux cabriolets, vivant des largesses françaises  qui se font refaire le visage au frais du contribuable qui croulent sous les difficultés du quotidien. Comme cela serait commode, comme tout cela est faux.  Que toute personne avec un brin  d’humanité puisse se renseigner sur le fonctionnement et le contenu des permanences médicales d’urgence que tiennent des Associations comme Médecins du Monde ou des Permanences d’Accès aux soins, il verra une réalité terrifiante d’urgence de nécessité vitale. Un infime détail : l’exil peut rendre malade et il arrive que le spectacle d’atrocités laisse des séquelles.

Et si certains ont l’impolitesse de mourir sur nos trottoirs, peut être qu’un service d’équarrissage, supervisé par Frontex, aiderait à maintenir le budget dans des limites acceptables pour la commission.  

Ainsi donc, à l’Assemblée, nul besoin de vociférations du Front National qui peut vaquer à ses occupations, une partie de l’UMP dénonce les couts exorbitants de l’AME qui empêche nos soldats, sur le terrain, d’accélérer les migrations.

Organiser sans anticipation le désordre planétaire et refuser les conséquences des migrations, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre et il faut dire à ses grands enfants capricieux que ce n’est pas possible. 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.