Nous devons impérativement faire appel à notre mémoire : quelles étaient les questions sur les traités européens sur lesquelles nous étions consultés? De quelle délégation de souveraineté était-il question ?
La technocratie européenne, avec l’aide de la commission et du parlement opère un véritable coup d’ETAT. Elle prétend désormais se substituer aux décisions nationales. Qui lui donne ce mandat ? Et, on assiste donc à ce paradoxe : pour maintenir l’ordre partout dans les pays européens, ce sont les forces de police nationales qui sont amenés à intervenir. Les dispositifs régaliens deviennent les laquais des technocraties sans que les peuples n’aient approuvé les décisions. Cet état de fait ne porte-il pas déjà un nom ?
Parce qu’en effet, plus beaucoup de monde n’est dupe : Si le problème était une juste utilisation de l’argent, il n’y aurait sans doute pas besoin de mettre en place cette machine de guerre. Si machine de guerre, il y a, c’est bien pour défendre une vision et des intérêts particuliers, très particuliers.
Etrange retour de l’histoire ou Marx pointe le bout de sa moustache : oui, les profits, oui, l’exploitation, oui, un modèle d’économie à très court, oui la recherche au fric instantané.
La rigueur n’est pas un noble comportement moral d’utilisation de l’argent mais un choix de classe : permettre à l’argent de faire de l’argent, considérer l’homme comme une marchandise.
Du coup, comment s’étonner des violences produites ? Comment s’étonner du retour d’un parti nazi sur la scène médiatique en Grèce ? Comment ne pas imaginer les explosions de violence les plus aveugles puisque un message subliminal persistant laisse entendre la pertinence de la loi du plus fort et la raison du plus riche?
Triste Europe, construite pour éviter les guerres et qui est en train de générer un énorme chaos