Voeux d’Emmanuel Macron : erreur de décennie et valeurs actuelles

31 décembre 2019 - Seul le prononcé fait foi. Emmanuel Macron a prononcé ses vœux. Je me suis donc procuré le discours à l'Elysée, et en faisant le copié-collé j'ai découvert dans les balises HTML qu'ils avaient oublié d'enlever certaines annotations présidentielles. Ce que c'est d'être le premier PR numérique. Et de ne pas savoir où commence une décennie.

Un discours des voeux sous le signe de la pensée complexe. © Droits reservés Un discours des voeux sous le signe de la pensée complexe. © Droits reservés
Françaises, Français, Mes chers compatriotes de l’hexagone et d’Outre-mer,

(Annotation personnelle : il devrait y avoir un « H » majuscule sur hexagone. Sur la logique de discours, « de l'hexagone et de l'Outre-mer » sont redondants, en ce sens que l'on comprend que le PR s'adresse à ses compatriotes. En induisant deux catégories, il tend plutôt à souligner l'existence de deux types de citoyens que d'un seul, ceci entrant en contradiction avec le suite du discours.) Pour la troisième fois depuis le début de mon mandat, j’ai l’honneur de m’adresser à vous le 31 décembre. (Je serai tenté de dire : phrase inutile. Dire par exemple le « 31 décembre » est doublement inutile, puisque chacun sait qu'on est le 31 décembre quand il parle, et que c'est la troisième année de son mandat. Bon, j'arrête là avec mes commentaires.) En ce moment de fêtes de fin d’année où, pour la plupart, vous êtes réunis en famille ou avec vos proches, je veux d’abord avoir une pensée chaleureuse pour celles et ceux qui sont malades ou qui sont seuls.

Notes du PR : En fait, je ne sais pas pourquoi, cela m'est indifférent, j'ai l'impression de pleurloter avec cette question des bons sentiments. Souvent, je me dis : pourquoi tu t'en fiches des galères des autres ? Je me dis alors parce que ça ne m'est pas utile : ben oui, ce serait immoral autrement. Mais je le jure, parfois j'essaye de pleurer : mais rien n'y fait, je m'en fiche. Mais j'ai bien regardé comme font les gens qui ont des émotions : j'agite le visage comme eux, je les serre dans mes bras, je leur fais des bisous et même des câlins, point-barre. Mais c'est pas que je ne voudrais pas, moi, en avoir des émotions, hein !

Je tiens à saluer nos compatriotes qui, ce soir encore, sont à la tâche. Nos militaires, nos gendarmes, nos policiers, nos sapeurs-pompiers, nos personnels soignants, fonctionnaires comme salariés du secteur privé ou associatif, veillent sur nous, ce soir encore, afin que nous puissions vivre ces quelques heures dans la tranquillité.

On s'étonnera, mais je ne pense jamais à ce Steve, « noyé » dans la Loire, parce qu'il faisait la fête... Qui fait la fête sur les quais d'un port d'un bled de province où personne va jamais, je vous le demande ?... aux « éborgnés », aux « éclopés ». Mais qu'ils me fichent la paix : ils n'ont qu'à traverser la rue pour trouver un costard, ceux-là. Non, ils m'ont fichu une trop belle panique l'an passé : je vous le jure, dès que je pourrais... Mais il ne faudrait pas tout de même que les militaires et les gendarmes et les policiers pensent que j'ai trop besoin d'eux. Mauvais point, ça.

Nous en avons tous besoin. Car durant l’année qui vient de s’écouler, nous avons vécu des moments d’épreuve (enfin, pas moi, eux) - la mort de nos soldats dans la lutte contre le terrorisme, l’assassinat de nos policiers à la Préfecture de Police de Paris, les violences qui ont bousculé la vie de notre pays, les catastrophes naturelles ayant touché la France en hexagone comme Outre-mer ; des moments d’émotion aussi - la disparition du Président Chirac (alors celui-là, mais qu'est-ce que je m'en fiche !) ou l’incendie qui a embrasé Notre-Dame.

Les cata naturelles... ouais, bon. L'incendie de Notre-Dame, là ouais... Non, je préfère mettre l'accent sur le côté insécurité, du coup ok je réprime à la louche, et je met dans le package en même temps les cata naturelles et l'incendie de Notre-Dame. Je savais pas où mettre tout ça ensemble, alors je l'ai placé dans le package sécuritaire. Ouais, bon, c'est solide comme ça. Mais ça fait un peu bizarre quand on y pense. L'idée c'est de mettre du Notre-Dame un peu partout, genre France éternelle. Alors, comme il fallait bien commencer quelque part, on l'a mis là.

Avec le Grand Débat National, face aux colères exprimées par le mouvement des gilets jaunes, nous avons su instaurer un dialogue respectueux et républicain, sans précédent dans une démocratie, et prendre des décisions marquantes.

Oh, il faut pas que je rie à ce passage : avec un million de ouis au référendum sur les Aéroports de Paris, je bougerai pas... Je leur ai pas dit, of course. J'ai même dit que pour un RIP il faudrait un million de signatures. Ils les ont mais toujours pas de RIP et personne ne moufte... D'où le Référendum d'initiative populaire, le RIP, devient le RIP, Requiem In Pace. CQFD. Quant au Grand Débat National : non, là, mon vieux, tu te laisses pas gagner par le fou-rire... Genre, notez : j'ai fais mettre des majuscules partout à Grand Débat National, mais à Outre-mer, au début, juste une, et aucune à hexagone. Ce qui compte, c'est Outre (c'est un peu l'annoncé du code-majuscule, style Da Vinci Code, en creux de ma pensée). Alors même que Grand Débat National n'est pas un nom de lieu ! Donc à gilets jaunes je n'ai fais mettre aucune majuscule, alors qu'en tant que catégorie de la population, cela devrait prendre une majuscule au moins à Gilets, comme on fait à Français. En fait, ça m'obsède, ce truc, les majuscules : c'est génial comme invention. Le Français est un Gaulois têtu qui oublie vite les grandes inventions.

En même temps, nous avons commencé à percevoir, dans le concret de nos vies, les premiers résultats de l’effort de transformation engagé depuis deux ans et demi. (Bon, je vais pas remercier Hollande, quand même.) Plus de 500 000 emplois ont été créés depuis mai 2017 et bénéficient souvent à des personnes éloignées du monde du travail depuis longtemps ; des créations d’entreprises toujours plus nombreuses ; des investissements internationaux dans notre économie supérieurs à ceux qu’enregistrent nos voisin ; des usines qui rouvrent et permettent à des territoires en difficulté de renouer avec l’espoir : la France n’avait pas connu un tel élan depuis des années.

De toute façon, les citoyens et les citoyennes, ce qu'ils veulent c'est du blé, alors blé  + LBD et tac c'est réglé, je divise et je règne. Vive le roi.

Tout cela, nous l’avons fait ensemble (nuance : je l'ai fait ensemble). Car ces bons chiffres qui font chaque jour la France plus forte sont d’abord les vôtres, le fruit de votre travail, des risques pris par nos entrepreneurs, nos artisans, nos commerçants, nos agriculteurs, du génie créatif de nos inventeurs et de nos artistes, de l’engagement des ouvriers, des salariés, des ingénieurs. Ces chiffres constituent aussi un encouragement à poursuivre le mouvement engagé. Je vous le disais, ce sont les troisièmes vœux que je vous adresse. D’habitude, c’est le moment du mandat où on renonce à agir avec vigueur, pour ne surtout plus mécontenter personne à l’approche des futures échéances électorales – municipales, sénatoriales, départementales, régionales puis présidentielles. Nous n’avons pas le droit de céder à cette fatalité. C’est l’inverse qui doit se produire.

Ouah, c'est classe ça : genre je suis au-dessus des contingences, style vraiment PR.

Je prends ce soir devant vous l’engagement de consacrer toute mon énergie à transformer notre pays pour le rendre plus fort, plus juste, plus humain. J’ai conscience que les changements bousculent souvent. Mais les inquiétudes ne sauraient pousser à l’inaction. Car il y a trop à faire. Je mesure aussi combien les décisions prises peuvent parfois heurter, susciter des craintes et des oppositions. Faut-il pour autant renoncer à changer notre pays et notre quotidien ? Non. Car ce serait abandonner ceux que le système a déjà abandonné, ce serait trahir nos enfants, leurs enfants après eux, qui alors auraient à payer le prix de nos renoncements. C’est pour cela, que la réforme des retraites à laquelle je me suis engagé devant vous et qui est portée par le Gouvernement sera menée à son terme. Parce qu’il s’agit d’un projet de justice et de progrès social.

C'est bien ça, « justice » et « progrès social » : c'est très ricoeurien, tout ça. Paul, je l'aimais bien. Dire qu'il y a qui m'ont pris pour un philosophe parce que j'ai classé ses fichus papiers.

Un projet de justice et de progrès social parce qu’il assure l’universalité : il s’agit de faire en sorte qu’un euro de cotisation versé ouvre les mêmes droits pour tous dès la première heure de travail. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. Un projet de justice et de progrès social parce qu’il se traduit par plus d’équité : nous prendrons en compte les tâches difficiles pour permettre à ceux qui les exercent de partir plus tôt sans que pour autant cela soit lié à un statut ou une entreprise. Nous voulons que chacun puisse bénéficier d’une pension digne, notamment les oubliés du système actuel, les femmes dont les retraites sont presque deux fois inférieures à celles des hommes, ceux qui ont des carrières hachées, les commerçants, les artisans, les agriculteurs qui nous nourrissent mais après une vie de travail ne touchent que quelques centaines d’euros par mois de pension, ou bien enfin, les millions de Français qui aujourd’hui sont contraints de travailler au-delà de 64 ans pour avoir toute leur retraite. Un projet de justice et de progrès social enfin, parce qu’il repose sur un principe de responsabilité : il s’agit de garantir l’équilibre du système par répartition qui est le nôtre depuis le Conseil National de la Résistance, et donc sa solidité à travers le temps. C’est la base de la solidarité entre générations. Ça veut dire s’assurer que ceux qui travaillent soient en mesure de payer à nos aînés leur juste retraite, dans un monde – et c’est une chance – où l’on étudie de plus en plus tard et où l’on vit de plus en plus longtemps.

« Dis, là vieux, on est bien sûr que mon mémoire sur Machiavel on le retrouvera pas »... Des fois ça me fait flipper encore ce truc.

Alors, ne vous y trompez pas, j’entends sur ce sujet si important, qui tient au cœur-même de l’identité française, les peurs, les angoisses qui se font jour. J’entends aussi beaucoup de mensonges et de manipulations.

Je vais pas me mentir à moi-même : on fera pas la loi sur les fake-news, on risque de m'attraper sur mon discours.

L’apaisement toujours, doit primer sur l’affrontement (je suis armé comme un porte-avion, alors on se calme : tiens c'est comme du Michel Audiard, ça). Apaiser ne veut pas dire renoncer mais nous respecter dans nos désaccords (toujours mieux de se présenter comme la victime). Ma seule boussole est et sera l’intérêt de notre pays, notre capacité à assurer la meilleure retraite possible à nos aînés, la défense de ceux qui n’ont pas toujours la faculté de s’exprimer, c’est-à-dire nos enfants.

tiens, en relisant : pourquoi j'ai éprouvé la nécessité de préciser « c'est-à-dire nos enfants ». Il faudra que je demande à mon staff qui m'a placé ça là... Il y a quelqu'un ici qui pense que les enfants ne peuvent pas s'exprimer : j'ai un psycho-socio au Château, ou quoi ? A moins que ce ne soit une attaque personnelle... Je vais envoyer un SMS à Benalla là-dessus.

C’est pourquoi, pour vous, avec les organisations syndicales et patronales qui le veulent, j’attends du Gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide dans le respect des principes que je viens de rappeler.

Là, j'insiste bien : c'est Edouard et le Gouvernement qui bossent sur les retraites, pas moi. Ce qu'on appelle en présidentiel dans le texte : une position de repli stratégique. Si crise : Edouard = fusible. Si pas fin de crise : on tient le plus longtemps. Si toujours pas fin de la crise : législatives au scrutin majoritaire (je suis tellement Machiavel que je me fais peur à moi-même). Possibilité grosse présence Le Pen : si grosse présence Le Pen moi Emmanuel chef de file des démocrates en automatique, et deuxième mandat. C'est ça la mathématique socio-institutionnelle pour les nuls. Donc, j'insiste : je suis zen. Puis ce sera intéressant en plus. Je resterai dans le balancier de l'histoire, un coup à droite, un coup sur la gauche.

Mes chers compatriotes, dans quelques heures, une nouvelle décennie s’ouvrira. (… « décennie », ouais, c'est pas choisi au hasard. Voir infra.) Je vois les attentes, les impatiences et je suis moi aussi comme vous impatient de voir la situation s’améliorer plus vite pour nous tous et en particulier pour les plus fragiles d’entre nous. Nous changeons les choses mais il faut rattraper parfois beaucoup de retard. Cela ne se fait pas en un jour. Alors à l’aube de cette nouvelle décennie, je veux vous assurer que je ne cèderai rien au pessimisme, ou à l’immobilisme. Je suis le garant de ce qui fait notre pays, la France : nos institutions, nos forces vives, notre sécurité sociale, notre culture, notre laïcité, l’égalité entre les femmes et les hommes, notre solidarité. Je tiens comme vous à ce qui nous lie, ce qui nous unit, à ce que nous sommes. Nous n’avons pas à nous adapter au cours des choses – ce n’est pas la France ! mais à rester fidèle à ce que nous sommes en bâtissant une société nouvelle qui répond selon nos choix aux bouleversements en cours. Plus que jamais il sera essentiel de mettre le travail et le mérite au cœur de notre action. Beaucoup a été fait par le Gouvernement pour que plus de Français travaillent et pour que le travail paye mieux. Nous devons poursuivre sur cette voie. La baisse de l’impôt sur le revenu, la suppression complète de la taxe d’habitation pour une large majorité d’entre vous seront des réalités de 2020. Je veux que nous continuions à favoriser l’initiative, à simplifier, à permettre davantage d’innovations, à permettre de travailler mieux, de partager la richesse créée dans toutes les entreprises, à aider nos agriculteurs et nos pêcheurs à vivre dignement de leur travail comme à tous les entrepreneurs et salariés. C’est la condition pour une Nation forte et indépendante.

Agriculteurs et pêcheurs, ils me font flipper ceux là : ils ont des bras comme comme mes cuisses. Un tracteur contre un blindé avec son canon à eau, tu vois le truc, c'est tout de suite bascule du rapport des forces. Mauvais point, ça... Alors j'embraye sur « Nation », ça plaît bien aux fachos. Surtout toujours pas un mot sur l'Europe. En plus surtout pas là !

Si nous voulons lutter efficacement contre les injustices, contre le fait que dans notre République trop d’enfants voient leur destin décidé le jour de leur naissance, nous devons continuer d’investir davantage dans l’Education et la Santé. Eduquer, instruire, former, soigner, accompagner sont des missions essentielles. Nous continuerons de faire de l’école, de l’apprentissage et de la formation tout au long de la vie, le socle de notre société. Nous entamerons la revalorisation et la transformation des carrières des enseignants, des professeurs, des soignants. Nous mènerons une politique ambitieuse pour l’hôpital auquel je tiens tant et pour une médecine plus humaine centrée sur le patient.

Ca ne coûte rien de le dire... Non vraiment, pas de loi sur les fake-news : disons ok que 70 % ne me croient pas, mon socle c'est 30 % qui me croient. Mais je m'en fiche, on est pas à la proportionnelle les gars, et on n'y sera jamais. On est à la LBD : Lâche ou Borgne et Déglingué.

Nous aurons aussi cette année à prendre des décisions essentielles pour nos concitoyens en situation de handicap comme pour nos aînés en situation de dépendance. 2020 sera aussi l’année où un nouveau modèle écologique doit se déployer. Nombre de décisions ont été prises en la matière : fermer les centrales à charbon, arrêter les nouveaux forages, et je ne citerai pas tout ici. (Ris pas, là...) J’attends beaucoup des propositions que préparent 150 de nos compatriotes qui se sont engagés dans la Convention Citoyenne et travaillent depuis plusieurs semaines d’arrachepied.

J'adore : j'ai pris 150 personnes au hasard qui n'y connaissaient rien, je les fais bosser d'arrache pied tellement vite qu'elles n'y comprennent rien, je les fais cracher un pseudo-rapport, et zoup. Je m'emballe, là...

Il nous reviendra au printemps prochain d’affirmer des choix nouveaux et forts, une stratégie sur plusieurs années pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le réchauffement climatique mais aussi pour œuvrer en faveur de la biodiversité. Cette stratégie nationale doit être écologique et économique : c’est-à-dire que nous devons préserver la planète en créant des emplois nouveaux. Elle doit être écologique et sociale : nous devons changer nos habitudes en aidant les plus modestes à se déplacer, se loger en dépensant moins et en émettant moins. Elle doit être écologique et culturelle : cela doit être une politique nouvelle d’aménagement de nos paysages, de redécouverte du beau, de réinvention d’une qualité de vie à la française. Vous n’avez pas attendu le Gouvernement pour vous engager en la matière, vous êtes à l’avant-garde de tous ces combats : au quotidien à travers vos choix en matière d’’alimentation, par les gestes simples et essentiels que vous pratiquez, comme la jeunesse nous a montré l’exemple, par une mobilisation inédite. Nous devons amplifier ce mouvement et accélérer à toutes les échelles : locale, nationale, européenne, internationale.

Là, ils tentent de me serrer, les petits cons... Je gaze Extinction rébellion, explication de texte : je préserve ma biodiversité à moi tout seul, avec toute ma flore intestinale ; je gaze les bestioles des champs : explication de texte, c'est pas moi c'est les autres. Ok les gars, faites de l'associatif : mais pas plus. Sinon LBD + lacrymo. Vous descendez dans la rue, je gaze et je tape. Donc les lâches fuient : restent les durs à cuire. Là je dis qu'ils sont gauchos, je gaze plus, ils s'énervent et ils deviennent gauchos pour de bon. Et moi, Mesdames et Messieurs, je dialogue pendant ce temps avec Gaïa : en direct. De Président à Président, à la ruse.

Enfin, 2020 doit ouvrir la décennie de l’unité retrouvée de la Nation.

Notez, on met une majuscule à Nation, partout. Du coup, j'en ai mis une à France, c'est logique, et puis à Notre-Dame, bien que ce ne soit pas une personne. Car c'est un lieu (enfin, c'est ambigüe) : mais du coup, à Outre-mer, j'en ai pas mis à mer. Contradiction apparente qui cessera de l'être si l'on pousse dans toute son épure l'exégèse de mon discours.

Je vois trop de divisions au nom des origines, des religions, des intérêts. Je lutterai avec détermination contre les forces qui minent l’unité nationale et dans les prochaines semaines je prendrai de nouvelles décisions sur ce sujet.

J'ai adoré quand Juvin a dit qu'il se reconnaissait dans ce que je disais à Valeurs actuelles. Oui, Juvin, la caution écolo de Le Pen... Qui c'est ? Vous savez rien les mecs... Ok, posons l'équation suivante : délation + fermeture des frontières + répression policière + journalistes amenées à la DGSI + perquisition des locaux de Mediapart/réseaux sociaux + mouvements citoyens + gilets jaunes au carré/loi sur les réseaux sociaux x réforme de l'ORTF x menaces sur le Chiffre d'Affaires Google et Facebook s'ils ne ferment pas les comptes que je veux x Macron puissance 20 (compromission des policiers via violences policières au carré) = moi-même au pouvoir pour les dix ans qui viennent.

L’Etat et les services publics ont un rôle essentiel pour renforcer cette unité française. Je sais, en la matière, aussi pouvoir compter sur tous les élus. Je veux ce soir avoir une pensée chaleureuse pour les Maires de France. Dans quelques semaines, nombre d’entre eux s’arrêteront après un ou plusieurs mandats, d’autres solliciteront votre confiance. Qu’ils soient ce soir à nouveaux, tous remerciés, ils sont les piliers de la République du quotidien, des territoires. Nous en avons tant besoin.

Ouais, là, gloups : j'ai toujours pas mon réseau de notables, là ça passe pas. Mauvais point. Séduisons, séduisons. D'où la majuscule à Maire et pas à gilets jaunes : vous saisissez le raisonnement ?

Et je sais aussi pouvoir compter sur vous, mes chers compatriotes, oui, pour assurer l’unité de la Nation, rappelons-nous toujours que nous avons à l’égard de la France plus de devoirs que de droits. Notre engagement, notre sens du devoir, notre sens du respect à l’égard des autres citoyens sont des valeurs indispensables à notre unité, notre concorde. Ces valeurs sont au cœur du service national universel qui se déploiera durant l’année qui vient et auquel j’attache la plus grande importance. Je me souviens de ces jours de printemps qui ont vu la flèche de Notre-Dame brûler avant de s’effondrer. A la vague d’émotion, a immédiatement succédé une vague d’enthousiasme pour reconstruire rapidement ce joyau national pour les mille ans à venir (les mille ans à venir.... ça me rappelle quelque chose, mais quoi au juste ?). Parce que chacun a vu en Notre-Dame l’empreinte de l’esprit français, quelque chose qui nous dépasse. Nous sommes un peuple de bâtisseurs, conscient de sa vocation universelle. Un peuple de temps long qui, parce qu’il sait d’où il vient, sait se projeter. Un peuple qui toujours sait se hisser à la hauteur des circonstances. Ce sens de l’Histoire, cette unité maintes fois éprouvée, seront nos plus solides atouts pour affronter les temps qui viennent. (Là, je sais quelque chose, et pas vous, tralalère...) Quand l’Histoire s’accélère, l’esprit français ne cède rien à la fatalité.

Si c'est pas de philo, tout ça... Là, je sais que les illettrés, ok, ils comprennent pas : ils sentent juste leur président-philosophe. Puis retour sur identité française, et donc je retourne l'incendie de Notre-Dame en ma faveur, et c'est emballé.

Nous l’avons démontré en préservant l’accord de Paris sur le climat, en pesant sur la résolution des crises qui, en Ukraine, en Iran, en Libye, en Syrie, ont un impact direct sur notre sécurité, en nous engageant avec détermination contre le terrorisme au Sahel. (Passons-vite : on pèse rien... Mais je m'explique...) Nous aurons à le démontrer à nouveau dans les semaines et les mois à venir. (Ca c'est sûr que c'est pas sûr : pas grave, première règle, il faut dire et répéter qu'on gère quand on gère rien, sachant qu'il y en a 30 % qui croient tout ce que je dis. Mes bons Grognards à moi.) En particulier, pour que se construise une Europe souveraine sur le plan de la défense, de la sécurité, du climat, du numérique, une Europe qui, fière de son modèle démocratique alliant liberté et solidarité, sera tout à la fois notre bouclier et notre porte-voix. A cet égard, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est une épreuve. J’œuvrerai pour maintenir entre nos deux pays une relation solide.

Il me la fallait bien la placer quelque part, l'Europe... Puis de toute façon les Britishs se démerderont pour rester dans l'Europe... Alors je la mets là, l'Europe, en conclu, c'est du tout beau. Puis je compte, genre sémiologie : « Nation », ça fait 4 références ; « France » ça fait 6, « esprit français » et « français », donc disons 10, « Europe » « 2 ». Et je rajoute plusieurs pincées de Notre-Dame. Bref, France 20 vs Europe 2 = 18 France, avec l'aide de Notre-Dame en plus, soit = 36, s'ils pigent pas ça les Français de France... Plus je rajoute partout des « H » majuscule sur histoire, plus encore du Notre-Dame, plein de mot type volonté, exigence, mille ans, alors là si on ne comprend pas. On arrive à 60 vs Europe 2. Du coup, j'ai mis une seule fois liberté et démocratie (du coup l'ensemble France-Esprit français-Nation-Notre-Dame-etc = 60 vs Ensemble Europe-liberté-democratie = 4). Pour les majuscules, il faut suivre le raisonnement : comme je n'allais pas mettre une majuscule à liberté, je n'en ai pas mis à démocratie. Mais à Histoire, c'est tout logique. Et à Europe, comme c'est un nom de lieu, ça se fait : c'est GRAMMATICAL. Là, il ne faut pas chercher de sous-entendu. C'est le plus simplement du monde le mode opératoire de la complexité de la pensée complexe allant se complexifiant.

Mes chers compatriotes, si nous le choisissons et si nous nous rassemblons (comptez sur moi), la décennie qui s’ouvre peut-être la nôtre (la mienne), notre Nation peut devenir celle qui invente les moyens de vivre forts et heureux en ces temps de grands bouleversements. Il nous faudra savoir faire des choix clairs, investir dans l’avenir, dans notre jeunesse, dans notre recherche, dans de nouveaux modèles et nous projeter à l’horizon de cette décennie. Oui, je crois en nous, en notre capacité à bâtir la France en commun. Ensemble faisons de la décennie qui s’ouvre une décennie française et européenne !

Pour l'équipe : on a mis « décennie » que 7 fois : symboliquement, j'aurais préféré 10. J'ai un regret qu'on ai pas mis « décennie historique », car on aurait pu placer une majuscule à décennie, ce qui aurait donné « Décennie historique ». Un symbole qui aurait donné à penser, comme disait Paul.

Chacun d’entre vous a son rôle à jouer, chacun d’entre vous est essentiel pour y parvenir. C’est pourquoi, je forme des vœux de paix et de bonheur pour vous tous. Quant à moi, sachez combien je mesure chaque jour l’immense honneur qui m’est fait de vous servir, de présider notre République et de préparer l’avenir de notre Nation. J’y consacrerai toute mon énergie, avec beaucoup de cœur, portant chaque jour vos enthousiasmes comme vos exigences. Je vous souhaite une très bonne année 2020. Vive la République ! Vive la France !

Ouf : ça sonne creux vers la fin. Niveau info que dalle. Même moi je le sais. Mais mes rédacteurs ont insisté. J'ai failli laisser montrer que je m'ennuyais alors j'ai fais les yeux qui transpercent l'autre de Ma sympathie. Mais objectivement, ce qu'il me faudrait, c'est une bonne crise. Genre guerre. Alors là, article 16, je mets tous les dissidents en tôle et couvre-feu dès 18 h + grosse parano collective/dénonciations/barbouzes (thème amorcé cette année). Alors là je renverse la table. Puis ce sera intéressant en plus. Pour les majuscules, il faut pousser la chose pour l'an prochain : nous pourrions peut-être aussi introduire quelques italiques, ce qui donnera un En-même-temps à trois dimensions, au lieu de deux cette année. Pour l'an 5, on verra avec les guillemets. Du coup, 4 dims à l'En-même-temps, faut plus se gêner. Bon, allez, j'ai la dalle.

AH NON : JE VIENS D'APPRENDRE D'UN TYPE QUI A UN PRENOM A LA CON GENRE JEAN-HUBERT QUI L'A APPRIS LUI-MEME DE GENS D'AGORA VOX (VOUS VOYIEZ UN PEU LE NIVEAU !) QUE LA DECENNIE COMMENCAIT EN 2021. ET PAS EN 2020. ON A L'AIR DE QUOI LA ?? LA, JE SUIS SIDERE. NOTE POUR ME RAPPELER COMBIEN d'AGREGES DE FRANCAIS ON A DANS L'EQUIPE. SINON EN FAIRE VENIR UNE (OU UN) + NOTE POUR SAVOIR COMBIEN DE FAUTES D'ORTHOGRAPHE  FAIT CE TYPE : PREPARER IMMEDIATEMENT UN CONTRE-FEU MEDIATIQUE...

8h34 du matin, 1er janvier ... j'ajoute juste un truc qui me lasse, me lasse... le type est à la page 3 des recherches google quand vous tapez "voeux macron"... Personne peut voir ça pour régler le problème en live avec Google...

4h16 du matin, 3 janvier : Et ça y est, ça s'emballe "VIDEO Voeux d'Emmanuel Macron : cette bourde qui fait déjà beaucoup parler". Voir ici le lien : https://www.voici.fr/news-people/actu-people/video-voeux-demmanuel-macron-cette-bourde-qui-fait-deja-beaucoup-parler-671652. Les mecs, on s'est vendus sur l'intelligence...

23h08 : vous me trouvez une agrégée de français, et fissa. C'est la cata, on a l'air con. Faites-moi une note là-dessus, genre je le prends à la rigolade... Moi, je demande à Bernard Emyé de me trouver qui a fait la bourde. Il faut un ou une responsable (on va pas être misogynes, en plus. Vous voyiez le tableau qu'on soit accusé en plus de discrimation sexuelle ?).

10h54 : bon, Brigitte vient de me faire apprendre (me faire apprendre, tout de même !) qu'elle ne veut pas d'autre prof de français qu'elle au Château... Et par conséquent au bunker de Crise... Ouais, "dans" Jupiter, texto... Vous me débrouillez cet imbroglio. Bernard est injoignable, vous savez pourquoi ? La DGSE est mouillée, ou quoi ? Voyiez avec la DGSI.

13h00 : non, pas la gendarmerie, le contre-espionnage, la DGSI, quoi ! Qu'on leur explique quand même où commence une décennie, au cas où, j'ai là leur rapport sur leur Jean-Hubert où Michel-Jean-Machin...

17h00 : mais non, Jean-Hubert n'est pas une "source" grammaticale en matière de décennie. Ou un "espion dormant". Je craque. Trouvez un coupable, nom de Dieu ! J'ajoute que j'apprends qu'Edouard se marre...

10h32, 3 janvier 2020 : ça y est, la moitié des commentateurs retiennent des voeux la bourde sur la décennie. Ok : Jean-Michel-Edouard-Hubert-Philippe, je me souviendrai de toi. Viens me chercher si tu peux.

 Jean-Hubert Bellin, fauteur orthographique

Cher Monsieur, ce n'est pas de ma faute, moi-même j'ignorais que la décennie commençait le 21. Et personnellement, je fais tant de fautes que je ne peux pas prétendre défendre l'identité française. Excusez-moi encore et, pour vous aider à retrouver un bel optimisme, comme on dit dans le Guide du voyageur intergalactique, "Prenez votre serviette et pas de panique", ou sinon voir page 10 9242.

Merci en tout cas pour le poisson.

 

 

 

 

Vierge aux larmes. © Anonyme Vierge aux larmes. © Anonyme

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