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Billet de blog 18 nov. 2021

Monsieur Emmanuel Macron : psychologie 1.

« Le traitre et le néant », dernier ouvrage de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, souligne la faible armature idéologique de Monsieur Macron. Cela est-il si vrai ? Il existe en effet des traits forts chez cet homme : une psychologie hors-norme qui jette un jour autre sur ce qui peut nous attendre. Analyse factuelle sur divan virtuel.

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Au sein de l’Europe, notre pays se distingue par une restriction des libertés sans précédent dénoncée de toutes part, y compris de l’ONU. Les contre-pouvoirs s’effritent. Inexorablement. La France deviendrait-elle non pas une démocratie illibérale, mais une démocrature libérale? Nous reviendrons en P1 sur les restrictions des libertés que nous vivons désormais, la montée de la violence légale –et décomplexée. En P2, nous irons voir en Hongrie et en Turquie, deux pays européens, comment Viktor Orban et Reccep Tayyip Erdogan ont conquis le pouvoir, et analyseront brièvement à la fois leur comportement, leur maturation, leur structuration idéologique. Ils nous serviront à l’analyse de ce qui se passe –ou semble se passer–, dans la tête et le cœur de Monsieur Macron. De là, nous tenterons de nous projeter vers ce qui pourrait arriver à notre pays, dans les cinq prochaines années, si cet homme était réélu. Et ce pour répondre à la question : peut-être risible... mais, enfin, Monsieur Macron est-il la figure incarnée d'un césarisme à la française, d’une sorte de retour à un bonapartisme on line, 5G, strartupien? Bref, esquisse-t-il une évolution vers un régime de plus en plus autoritaire? Pour cela, nous irons puiser dans les définitions du ou des fascismes (car ils sont divers), que nous éclairerons à la lanterne d’aujourd’hui. Pour en voir les ressemblances et les dissemblances. Politique fiction? Si la seule armature de ce président est son ubris et sa psychologie, celles-ci sont toujours évolutives... ou involutives. Car, hélas, quand on parle de pouvoir, c’est souvent d’involution dont on parle. De nombreux liens vous permettront d’aller à la pêche aux infos. Premier développement.

La France des libertés ? Une image internationale dégradée (crise des Gilets jaunes et loi Sécurité globale)

La France a ratifié la Convention européenne des Droits de l'homme en 1974. Par cette signature, elle s’est placée (et a placé ses citoyens) sous la juridiction protectrice de la Cour européenne des Droits de l’homme. Selon ses mots, «La Cour a traité 538 requêtes concernant la France en 2020, dont 478 qu’elle a déclarées irrecevables ou dont elle n’a pas poursuivi l’examen (requêtes rayées du rôle). Elle a prononcé 16 arrêts (portant sur 60 requêtes), dont 10 ont conclu à au moins une violation de la Convention européenne des Droits de l’homme». On voit, en 2020, sous le document ci-dessous, s'établir une sorte de record : 60 requêtes jugées (dont beaucoup, mais non l’essentiel, qui se rapportent à des faits commis à l’occasion de la politique anti-migrants du gouvernement).

Statistiques des requêtes émanant de citoyens français auprès de la Cour de justice européenne des Droits de l'homme. © Pierre-gilles Bellin

Sous l’intitulé de non respect du Droit à la vie (!), je vous laisse juge des trois requêtes ci-dessous, qui donnent un peu un aperçu d’ambiance.

Arrêts de la Cour de justice européenne des Droits de l'homme. © Pierre-Gilles Bellin

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Arrêt de la Cour de justice européenne des Droits de l'homme : et, pourquoi, pas "Droit à un avocat". Pendant que l'on y est.. © Pierre-Gilles Bellin
Droit à la vie © Pierre-Gilles Bellin

Le Conseil de l'Europe a été fondé «le 5 mai 1949 par le traité de Londres. C’est une organisation internationale qui rassemble environ 830 millions de ressortissants de 47 États membres, par le biais des normes juridiques dans les domaines de la protection des Droits de l'homme, du renforcement de la démocratie et de la prééminence du droit en Europe. Le Conseil de l'Europe est doté d’une personnalité juridique reconnue en droit international public», nous dit fort à raison Wikipedia. Sa Commissaire aux Droits de l’homme laisse percer un ton légèrement agacé à la suite de la violence des représailles qui se sont abattues sur les Gilets jaunes, puis au sujet de la loi «Sécurité globale» voulue par Monsieur Emmanuel Macron et son Ministre de l’intérieur, Monsieur Gérald Darmanin, nommé en juillet 2020 (voir ici). Ci-dessous, ses mémos :

En vertu des traités signés par la France, le Conseil de l'Europe exprime sa position sur le très mauvais traitement réservé aux Gilets jaunes. Comme il l'a fait pour l'URSS, puis la Russie. © Pierre-Gilles Bellin
Loi sécurité globale : elle provoque l'indignation jusqu'au Conseil de l'Europe, pour lequel la France fait figure désormais de mauvais élève. © Pierre-Gilles Bellin

A présent l’ONU. Michèle Bachelet, Haute-commissaire aux Droits de l’homme, s’est émue à plusieurs reprises de la poltitique intérieure de la France qui, comme membre de l’ONU, se doit de respecter les Conventions qu’elle a signé (à moins de se retirer de l’organisation, naturellement, et d'abandonner son siège au Conseil de sécurité). Celle-ci a en effet réclamé à Monsieur Macron une enquête sur «l'usage excessif de la force», lors de la crise des Gilets jaunes.

Le discours à l'ONU de Michèle Bachelet, ex-Présidente du Chili. © Pierre-Gilles Bellin

«Nous encourageons le gouvernement (français) à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d'usage excessif de la force » (les Gilets jaunes manifestent contre) «ce qu'ils considèrent comme (leur) exclusion des droits économiques et de (leur) participation aux affaires publiques ». (...) «les inégalités touchent tous les pays» et que «même dans des Etats prospères, des gens se sentent exclus des bénéfices du développement et privés de droits économiques et sociaux». La France est citée, en compagnie de pays comme le Soudan, Haïti et le Zimbabwe, où la férocité de la répression est soulignée. Les Gilets jaunes «réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes. Et pourtant, dans plusieurs cas, ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires, des tortures et même selon certaines informations des exécutions extra-judiciaires».

A noter : la Haute-commissaire s’indignera des dérives dans les zones sahéliennes, alors même que l’insuccès de l’opération menée par la France contre le terrorisme Wahabbite se heurte, précisément, à l’impéritie des gouvernances locales :

La partie du rapport de Michèle Bachelet ayant trait à la France. © Pierre-Gilles Bellin

Concernant à présent la loi Sécurité globale (voir ici) : texte in extenso de l'ONU: «3 décembre 2020, Droits de l’homme, La proposition de loi française controversée sur la Sécurité globale semble incompatible avec le droit international des Droits de l'homme et devrait être révisée en profondeur, ont déclaré jeudi des experts indépendants des Droits de l’homme des Nations-Unies. 

«C’est un bon signe que les membres du Parlement aient déclaré qu’ils réécriraient l'article 24 visant à limiter la publication d’images de policiers, mais il faut aller plus loin et repenser l’objectif de la proposition de loi dans son ensemble», ont déclaré ces experts dans un communiqué de presse conjoint.

Selon eux, «la simple réécriture de l’article 24 ne résoudra pas ses défauts et cette disposition n’est certainement pas la seule dans la proposition de loi qui porte atteinte aux Droits de l’homme».

L’approbation de la proposition de la loi sur la sécurité globale par l’Assemblée nationale la semaine dernière a incité des dizaines de milliers de personnes à manifester dans plusieurs villes en France.

Les manifestants exprimaient également leur colère face à des vidéos montrant la police en train de démanteler violemment un camp de migrants au cœur de Paris et le passage à tabac intolérable d’un producteur de musique noir par des policiers qui a été filmé par une caméra de sécurité. Quatre officiers de police ont été inculpés en relation avec cet incident. (Voir ici.)

Implications pour le droit à la vie privée

«Ces incidents constituent des rappels incontestables du fait que les images vidéo des abus policiers captées par le public jouent un rôle essentiel dans la surveillance des institutions publiques, ce qui est fondamental pour l’État de droit», ont déclaré les experts.

«Parmi les nombreuses autres dispositions de la proposition de loi qui pourraient limiter les Droits de l’homme, l’article 22 autorisant l'utilisation de drones de surveillance au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme permettrait une surveillance étendue, en particulier des manifestants. Cela aura de graves implications pour le droit à la vie privée, la liberté de réunion pacifique et la liberté d'expression dans le pays -ainsi que dans tout autre pays qui pourrait s’inspirer de cette législation», ont-ils ajouté.

«L’introduction de ces mesures de surveillance doit être lue à la lumière des nouvelles technologies, notamment la reconnaissance faciale et la collecte massive et sans discernement de données personnelles, qui pourraient dissuader les gens d’exercer leurs droits fondamentaux», ont-ils averti.

Tout en accueillant la création d’une commission, dirigée par le président de la Commission nationale des Droits de l’homme, chargée de formuler des recommandations concernant l'article 24, les experts ont exhorté les autorités à entreprendre une évaluation complète de la compatibilité de l’ensemble de la proposition de loi avec le Droit international.

Les experts ont précédemment exprimé leurs préoccupations concernant la loi aux autorités françaises et réitèrent leur disponibilité pour fournir toute assistance technique dont les autorités pourraient avoir besoin dans ce contexte.

Les experts sont : 

  • Irene Khan, Rapporteure spéciale sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression
  • Clément Nyaletsossi Voule, Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association
  • Fionnuala Ní Aoláin, Rapporteure spéciale sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte contre le terrorisme
  • Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
  • Agnès Callamard, Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.»

Pour que chaque citoyen français sache que, confronté à l'arbitraire dans son pays, il peut monter vers la Cour de justice onusienne, et ce dans les conditions suivantes :

Comment aller en procédure internaionale pour défendre ses droits menacés. © Pierre-Gilles Bellin (pdf, 2.4 MB)

Pour mieux encore saisir la portée de ce projet de loi soutenu par Monsieur Gérald Darmanin, voyons ce qu’en dit l’un des rares journaux encore indépendants des puissances d’argent (comme disait François Mitterrand), L’Humanité :

La méthode la plus expéditive : interdiction à la presse de faire son travail d’informer. Ce projet de loi dépasse l’imaginable et nous ramène sous Vichy. En Europe, il n’y a d’équivalent qu’en Hongrie ou en Pologne. Mais, le plus incroyable est cette idée qu’aujourd’hui cela peut passer. © L’Humanité

Le journaliste de L’Humanité conclue :

On ne saurait dire mieux.

Que dire de plus ? Voir ici l’un des articles consacrés par ce journal à cette loi et à ces relatifs déboires.

Réponses de la France : prolégomènes pour une compréhension de la psychologie de Monsieur Emmanuel Macron?

Réponse de l’état sur les Gilets jaunes

En ce qui concerne les Gilets jaunes, le journal Le Monde s’est procuré la réponse française à l’ONU (voir ici). Face à cette très grave remise en cause, cette réponse étonne tout d’abord par son côté lapidaire : 21 pages (sans compter les annexes, dues aux ministères de la justice et de l’intérieur). Deux moments de cette argumentation me paraissent particulièrement signifiants : «Ces manifestations ont été marquées par des violences graves commises par certains manifestants, à l’encontre des forces de l’ordre, des journalistes présents ou d’autres personnes. Il faut également souligner que des propos, inscriptions et agressions à caractère raciste, antisémite ou homophobe ont été constatés au cours ou en marge des mobilisations.» De fait, une sorte d’amalgame est réalisé ici entre les forces de l’ordre et la liberté de la presse. Pour avoir longuement interviewé des Gilets jaunes, j’ai pû constater leur profond ressentiment avec ce qu’ils appellent les «médias corrompus». Evidemment, il faut désavouer toute violence : j’ai vu ainsi Canal Plus repartir de chez eux sous les lazzis et les rires, mais sans plus. Par ailleurs, les Gilets jaunes ont été pris à revers par des éléments racistes, et il y a eu ainsi une lutte interne pour évincer ces derniers. Le journaliste du Monde nous explique : «Une entrée en matière nécessaire pour appuyer la thèse du gouvernement qui sous-tend l’ensemble de la réponse de la France à l’ONU : le cadre légal applicable n’est plus celui de la «manifestation» mais de «l’attroupement», à savoir «une manifestation qui a dégénéré dans la violence». Ainsi se trouve justifié le recours massif aux «armes de force intermédiaire», les grenades lacrymogènes, de désencerclement et plus particulièrement les fameux lanceurs de balles de défense (LBD)» Enfin, le reste de la réponse se perd en considérations techniques sur les LBD et le délai des procédures qui, engagées, ne permettraient pas encore de valider la thèse onusienne.

«Il faudra expliquer à Madame le Haut-commissaire l’ensemble des faits d’extrême violence» notamment contre "les forces de l'ordre" ou les "biens publics"», indiquera sur BFMTV Édouard Philippe, alors Premier ministre français. «En France, on a un État de droit (...) On n’a pas attendu le Haut-commissaire pour faire la lumière sur l’ensemble des faits dès lors qu’il y a des plaintes». Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, indique que «162 enquêtes (de l'Inspection générale de la police nationale avaient été) ouvertes à la date du 1er mars».

Réponses de l’état sur la loi Sécurité globale (voir ici le montage de Brut, un média social d’exception) :

Emmanuel Macron (cité par L’Express. voir ici.) : «"Je ne peux pas laisser dire qu'on réduit les libertés en France", avait affirmé la semaine passée auprès de Brut Emmanuel Macron, en réaction aux polémiques sur les «violences policières» et la loi sur la «sécurité globale». "C’est un grand mensonge. On n’est pas la Hongrie ou la Turquie", s’était également exclamé le président de la République, interrogé sur les tensions politiques créées par la concomitance des images du tabassage par des policiers d’un producteur noir et de la controverse sur l’article 24.» (Je jure que je ne connaissais pas cette réaction quand j’ai rédigé le prologue à cette série d’articles.)

Christophe Castaner : «Il n’est pas du tout interdit dans l’article 24 de filmer les forces de sécurité intérieure en train d’intervenir. Ce qui est interdit et fera l’objet d’un délit, c’est la volonté de filmer afin de nuire à l’intégrité physique ou psychique des forces de sécurité intérieure.»

Gérald Darmanin : «Je remercie les parlementaires de mettre en oeuvre la promesse que j’ai faite aux forces de sécurité de ne pas être jetées en pâture sur les réseaux sociaux. Et autant que j’ai dit aux policiers que je ne souhaitais pas qu’ils soient cagoulés dans les manifestations, parce que la police de la République elle est à visage découvert sauf exception notamment antiterroriste, par exemple, bien sûr, autant nous leur devons protection lorsqu’ils sont jetés en opprobe dans les réseaux sociaux.»

Monsieur Gérald Darmanin a revendiqué une filiation chrétienne. Je laisse donc en PDF un document émanant d’une respectable association chrétienne, tirant le bilan de quelques mois de Gilets jaunes. Voir ici :

Trois mois de manifestations des Gilets jaunes : un groupe de chrétiens engage son analyse. © ACAT (pdf, 758.4 kB)

Une dynamique mène, à l’évidence, cette montée d’un état vers une forme d’extrémisme sécuritaire : certainement, un mélange de peur, la crainte d’une remise en cause, la volonté de faire taire, lié à un ubrisme, une sorte de narcissisme, peut-être. Ce qui agit cette mécanique, c’est la psychologie d’un homme. Rien ne fait sens, tout semble contradictoire, improvisé : «semble», je dis bien. En Europe, si du moins l’on considère la Turquie comme ayant l’un des deux pieds sur ce continent, seul deux hommes semblent avoir précédés Monsieur Emmanuel Macron sur cet itinéraire : Viktor Orban et Reccep Tayyip Erdogan. Ceci n’est pas ésotérique et nous allons voir pourquoi.

Pierre-Gilles Bellin

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