Lorsqu’un Régime achète un Etat.

Un de mes bons Amis, STEFANE PIERRE, d’Helsinki, est un militant activiste des droits de l'homme, travaillant avec différents journalistes et de nombreux réseaux activistes entre l’Europe  et la Russie. Membre actif du réseau « Libre  expression » Il a, ces derniers temps, suivi et étudié l’évolution de la situation en UKRAINE et pense que, ce derniers temps, ils font une analyse lucide de cette question géopolitique .Relais de ce travail d’actualité je lui prête largement mon « espace » MEDIAPART afin que les lecteurs et lectrices privilégiés/es de ce média puissent avoir un autre point de vue.

Ce travail se divise en 4 chapitres :

 

Lorsqu’un Régime achète un Etat.

Ce weekend nous allons vous faire découvrir L'Ukraine, le pourquoi du comment.

 Témoignage d'un journaliste local.Taras Ilkiv , voudrait que les gens en dehors de l'Ukraine sachent et comprennent la situation en Ukraine .

 

 La liberté du peuple contre l’Europe.

 

 Comme nous l'avons vu partout dans les médias internationaux, il semble que les Ukrainiens se battent pour faire partie de l’Europe, il apparaîtrait qu'ils sont pro-UE .

 Comme l’on peut se souvenir, Novembre fût le mois où l'interruption des accords entre l'Ukraine et l'Europe a commencé, mais à ce moment-là, seulement des rassemblements très locaux ont eu lieu.

 Puis, le 30 Novembre, un million de personnes prirent la place centrale en réaction à la violente dispersion d'une manifestation pacifique étudiante par la " Berkut " (unité spéciale de la police).Depuis lors, et seulement après le 30 Novembre, le soulèvement anti- gouvernement est monté crescendo, les manifestants demandaient à ce moment-là aux membres du gouvernement y compris le président lui-même, leur démission. La corruption voire – et c'est peu dire - l'injustice sans fin, ainsi que le manque de sécurité du peuple sont devenus " monnaie courante ".

 De nombreux Ukrainiens sont mécontents de la puissance de la «famille»

Un "système", la soi-disant «famille», tout puissant, notamment ceux proches du président lui-même, ont le plein contrôle de la partie la plus rentable de l'économie ukrainienne .En conséquence nous comprenons que, comme nous avons pu le constater non loin de l'Ukraine, les médias et les grandes maisons d'édition sont sous le contrôle strict de la «famille».

Au cours de son règne, le président a transformé ce pays de république parlementaire à un pouvoir présidentiel total.

 

L'abolition de la liberté d'expression

 L'Ukraine n’a presque pas de médias indépendants, en dehors d'internet. Certaines personnes de l'Est industriel, à la frontière Russe, ne savent même pas la vérité sur ce qui se passe à Kiev. Les chaînes de télévisions centrales ne montrent rien, ou déforment l'information. Les journaux sont monopolisés ou détenus par les oligarques. Jusqu'à récemment, le seul véritable îlot de liberté était donc internet, mais vendredi dernier Ianoukovitch signa une loi permettant à quiconque de pouvoir fermer des sites internet au moindre signalement sans procès ni avertissement préalable. Les journalistes sont les victimes de pressions énormes et de vastes campagnes pour les discréditer. Une journaliste, Tatyana Chornovol, en a fait la douloureuse expérience. Après avoir écrit un article sur la richesse de Mr Ianoukovitch, elle a récemment été rouée de coups par cinq inconnus.

 Pourquoi personne ne parle de cette évidence : Poutine responsable de la déstabilisation de l'Ukraine.

Quelle est la plus grande cause des troubles tragique de l'Ukraine, la principale cause de tant de douleur dans la région et au-delà ?

 Jetez un regard rétrospectif sur la chronologie de l'Euromaidan. Tentez d'imaginer comment a commencé cette toute dernière série d'instabilité mortelle qui a vu l'assaut de chars, le recours à des tirs à balles réelles ou à des enlèvements, les nombreux décès, les menaces massives de l’État sur tweeter... Et le pire est à venir.

 L'escalade de la violence a commencé à cause du Président Viktor Ianoukovitch, en criminalisant toute forme de manifestation par le recours aux lois, dans le but d'éviter de nouveau rassemblements similaires à la première manifestation. Cependant, qui a déclenché la première série de manifestations? Le plus grand Seigneur de l'Anarchie de notre temps, Vladimir Poutine.

 Ce dernier a passé les 15 dernières années à réprimander sans vergogne l'Amérique pour ses interventions déstabilisantes dans le monde entier. Mais regardez son dossier : la Tchétchénie, la Géorgie, la Moldavie, l'Ukraine, la Syrie.

 Sans oublier tous ces journalistes Russes et ces dénonciateurs qui ont payé de leur vie. Pour plusieurs raisons, Poutine est le seul responsable des horreurs cumulatives de son règne. Un président américain avec un tel dossier aurait été humilié par ses propres médias, sans parler de l'opinion mondiale.

 Et tous ces journalistes Russes, et ces dénonciateurs qui ont payé de leur vie. Pour quelques raisons, Poutine est le seul responsable des horreurs cumulatives de son règne. Un président américain avec un tel dossier serait traîné par ses propres médias, sans parler de l'opinion mondiale.

 

"Poutine tire toutes les ficelles - Et Obama le laisser faire"

 Ukraine, Poutine, l’Ouest .Ukraine, Poutine, l’Ouest.

 

 "Poutine tire toutes les ficelles - Et Obama le laisser faire". Parlons de l’ensemble des récents et sombres triomphes de Poutine contre les États-Unis. Il dit: « la Syrie ? Poutine s’en charge. L’Iran? Poutine s’en charge. Snowden et les fuites de la NSA? Poutine s’en charge ». J'ajouterais bien l’Ukraine, sauf que le peuple ukrainien n’est pas prêt à être inclus dans la liste.

 Vous devez vous demander pourquoi les Russes permettent à leur chef de commettre ces méfaits. Même s'ils ne se sentent pas inspiré par l’Euromaidan, ils devraient néanmoins avoir honte. Combien de fois au cours du siècle dernier ont-ils pu voir un voisin subjugué par les chars du Kremlin? « Mais non ! Ce sont les chars de Ianoukovitch et il est juste en train de rétablir l'ordre dans son propre pays » telle est leur réponse.

 À cela il faut répondre par… bref, au final il est inutile de répondre. Il y a toujours une excuse pour cela, mais l'image reste la même, et le résultat également. Le pouvoir au Kremlin. Visiblement, pour une grande partie de la population russe, ce qui leur est fait ou ce qui est fait à d'autres pays en leur nom n'a pas grande importance, enfin... Tant que les Etats-Unis ou l'Europe ne « gagne pas ». C'est de cette façon que Poutine a couronné de succès ses actions et incité beaucoup trop de Russes à en être fiers, mais aussi parce qu'il ne leur a pas donné d’autre motif de fierté patriotique. Concernant la crise en Ukraine, une question accablante hante tout observateur intelligent: Que pouvais bien imaginer Poutine sur ce qui allait se produire? Quand il a intimidé Ianoukovitch publiquement dans l'amerrissage forcé de l'U.E. et en optant pour l'Union eurasienne.

 Tout le monde s'accorde-t-il à considérer Poutine en tant que maître de la stratégie? Le tableau de bord semble le prouver, il avait sûrement prévu une réaction populaire tranchante. Il avait bien vu la révolution orange arriver et l’a détesté. Il aurait dû savoir que cela pouvait également arriver. Surtout lorsqu'il s'agit de déstabiliser un pays. Une autre question suit inévitablement : que pensait-il qu'il pourrait se passer par la suite? Peut-être a-t-il laissé tout ceci au hasard ou sous la compétence de Mr Ianoukovitch. Ou peut-être avait-il un conseil à donner en ce domaine, après avoir acquis une certaine expérience de la chose. Si c'est le cas, ce que nous avons ici est une conspiration entre les deux pour créer une instabilité, peut-être avec des agents provocateurs, quelques-uns causant des dommages parmi les foules, afin de réprimer les libertés démocratiques. Résultat, l'Ukraine devient - ou redevient - un autre satellite en position couchée de Moscou, avec à sa tête un des sbires du Kremlin. Tout le bruit autour de cette affaire est-il exagéré? Est-ce que ce son est familier? Est-il encore clair à tout un chacun, de pouvoir voir de quelle manière impitoyable, sanglante, machiavélique nous accordons au gouvernement Russe le droit de peser sur l'avenir de l'Europe et du Moyen-Orient, ou bien partageons nous les tables rondes afin de décider du sort des armes nucléaires de l'Iran et des armes chimiques de la Syrie? Pourquoi, par l'intermédiaire de nos dirigeants, permettons-nous tout ceci? Tout ceci apporte son lot d’interrogations.

 La première raison pourrait être que nous ne pouvons pas faire autrement, sauf si nous avions l'intention de faire la guerre contre Moscou. Guerres qui nous ont amenés à cet état d'impuissance. Une autre raison pourrait être que Poutine est un allié contre Al-Qaïda et l'on peut utiliser sans remords un allié comme lui contre un ennemi impitoyable. Peu importe si lui et ses mandataires ont maintes fois favorisé les islamistes extrémistes afin de jouer cette carte. En Syrie, selon des rapports récents des services de renseignements britanniques, Assad laissa des membres d'Al-Qaïda sortir de ses prisons afin qu'ils se joignent à l'opposition, il ne pouvait aliéner la sympathie pour les rebelles de l'Ouest. Cela nous rappelle étrangement le son de la deuxième guerre de Tchétchénie, que Poutine a finalement gagné en bombardant les «terroristes» à Grozny, réduisant la capitale de la Tchétchénie à l’état de ruines et tuant des dizaines de milliers d'innocents. L'Occident n'a semble-t-il rien voulu voir de tout ça. Al-Qaïda avait envahi la région mais personne ne se demandait comment et ce, malgré les observations locales incessantes des belligérants étant autorisés à traverser la frontière par des soldats russes. Les amis conservateurs attribuent la montée en puissance de Poutine à la timidité du président Obama. Ce dernier n'a certainement rien fait pour diminuer l’influence de son homologue Russe. Mais avec tout le respect pour eux, le moment décisif est venu quand les chars russes roulaient en Géorgie pendant le mandat du président Bush, aucune répercussion sur Poutine n’a suivi. En effet, la plupart des médias occidentaux ont blâmé la fougue du président Géorgien Saakachvili, pourtant pro-américain. « Il avait attaqué en premier ». Peu importe qu'il attaqua une enclave séparatiste armée et belliqueuse qui bombardait régulièrement ses troupes. La Russie semble avoir été autorisée à mener sa guerre avec les séparatistes, mais pas la Géorgie. Ce fut sous la présidence de Bush que les révolutions pro-démocratie augmentèrent, puis flétrirent. La série d'embargos par Moscou, le blocage des réseaux de distribution de pétrole, les provocations et la subversion sans fin ont fait des ravages. C'était cela l'ère Bush. Peut-être de l'histoire ancienne. Le président Obama n'a certainement pas haussé notre niveau d'endettement avec Moscou. Pendant ce temps l’Ukraine brûle. Que pouvons-nous faire? Nous sommes au lit avec notre adversaire, avec lequel nous négocions sur l'Iran et la Syrie. Nous pouvons commencer par reconnaître que nous sommes de nouveau dans une guerre froide. Même si nous refusons d'assumer cette situation, du côté Russe les choses sont plus claires. De notre côté nous pouvons nous remobiliser, relancer notre identité d'appartenance au monde occidental. La civilisation occidentale, un terme aujourd'hui emprunté avec beaucoup d'ironie ou utilisé de manière académique, ne sous-entend que peu de considération envers l'Europe. Le multiculturalisme est ce qui aura semé un profond trouble dans nos esprits, face à l'Europe mais aussi dans bien d'autres domaines.

 Les Russes, au contraire, savent qui ils sont. Et ils sont aux portes de l'Europe à nouveau. Le point de départ de notre remise en cause doit commencer par là.

 

 Le réveil :

 Comme nous l’avons dit ci-dessus, une partie du peuple russe n’est pas vraiment informé de la situation réelle. Cependant certains russes se sont éveillés, ils sont ceux montrant à leurs compatriotes comment se battre, comment mettre fin à ce régime sans vergogne.

 Ils sont ceux qui agissent : A l'ambassade d'Ukraine à Moscou, 100 personnes participèrent à une manifestation. 12 personnes furent arrêtées, parmi elles 11 étaient présentes lors de la manifestation de la Place de l'indépendance, la douzième personne n'avait rien à voir avec cette contestation. Les militants ont déployé une banderole disant, "Ukraine, nous sommes avec vous «, il y avait aussi de nombreuses séries de manifestants isolés. Les organisateurs de la manifestation ne possédaient aucune autorisation de la municipalité pour défiler publiquement. "Nous nous dirigeons vers l'ambassade d'Ukraine à Moscou pour exiger qu'ils arrêtent la violence, pour qu’ils annulent les lois inconstitutionnelles, pour le renvoi des troupes dans les casernes, pour aider les gens qui sont maintenant sous le feu des balles sur les barricades à Kiev. Nous sommes avec vous" s'exprime l'un des organisateurs.

 

La dictature de classe des bureaucrates corrompus et de la bourgeoisie monopoliste en  Ukraine.

 

 Vous pouvez être amenés à penser, en lisant les lignes suivantes, que certains groupes peuvent être un peu démodés de par le temps, au travers de ces quelques lignes pourriez-vous ne lire que le mot « anarchiste », mais je voudrais cependant vous demander de lire attentivement ce qui suit.

 Ici les anarchistes font le travail, ils montrent aux gens, au monde ce qui se passe vraiment, ce qui se prépare si nous fermons les yeux sur les faits. Comment, sous couvert d'un État, un régime est devenu tout puissant. Comment une dictature, même en 2014, arrive à asservir tout un peuple jusque dans sa vie et son esprit: Les lois adoptées le 16 Janvier ont montré que la faction de la classe dirigeante qui contrôle maintenant le gouvernement est prête à installer une dictature bourgeoise réactionnaire sur le modèle des régimes latino-américains des années 1970.

 Les «lois » de la dictature ont été instaurées pour criminaliser toute forme de protestation et limiter la liberté d'expression, mais aussi pour créer une responsabilité pénale de "l'extrémisme".

 

Porte-parole parlementaire de la dictature de classe des bureaucrates corrompus et de la bourgeoisie monopoliste, le Parti des Régions soi-disant Parti "Communiste" d'Ukraine, est devenu depuis longtemps une force politique au service des intérêts du capital.

 Le système répressif ukrainien se penche sur les mécanismes de Police et les gangs de rue de troupes d'assaut pro-gouvernementales. Parfois, ces structures paramilitaires sont commandées par des officiers de police à la retraite. Des escadrons de la mort sont également en action. Selon des informations confirmées, deux personnes ont été enlevées d'un hôpital et torturés. L'un d'eux à été retrouvé mort dans une forêt. Les forces spéciales utilisent des tirs ponctuels contre les manifestants et non pas seulement avec des pistolets traumatiques. L'un des tués, selon une photo de son corps, a été abattu d’une balle au cœur. Selon toutes les indications, il a été victime d’un tireur d'élite. Dans la matinée du 23 Janvier le nombre de tués constitués est de 5 à 7 personnes. Et nous ne savons pas quelle est l'ampleur réelle de la violence. L’idéologie du régime en place est un mélange de nationalisme, de «Poutine style», de théories du complot et de conviction dans leur droit, comme l'élite est, de se prononcer sur une populace stupide. Des groupes de soutien aux Berkut (la force principale de la police anti-émeute) sur les réseaux sociaux sont pleins d'articles antisémites qui prétendent que les dirigeants de l'opposition sont juifs et veulent à vicier les gens en légalisant les mariages homosexuels. Ce qui ne diffère guère de la rhétorique des radicaux ukrainiens de droite. Au cours des derniers jours, non seulement l'extrême droite affronte le gouvernement, mais aussi des gens de vues plus modérées et ceux-là constituent la majorité des manifestants. Beaucoup d'entre eux sont indifférents au nationalisme ou prédisposés négativement à celui-ci. Beaucoup d'entre eux ne supportent pas l'intégration dans l'UE. Les gens vont dans la rue pour protester contre les violences policières. Et une grande partie d'entre eux est peu enthousiaste ou même sceptique sur les affrontements dans la rue Grushevskogo. Souvent, on peut entendre que les radicaux de droite sont un "cheval de Troie" de Mr Ianoukovitch et des services spéciaux, visant à discréditer la protestation. Certes, il y aurait beaucoup plus de Kiéviens participant aux protestations s'il y avait une façon de prendre ces idiots du gouvernement dans les rues. La majorité de leurs demandes, leur donner des emplois dans le service de sécurité de l'Ukraine après la «révolution victorieuse » .Les anarchistes doivent participer à des manifestations et aux piquets de grève qui se consacrent à la défense des droits et des libertés usurpés par les lois du 16 Janvier. Il est logique de prendre des mesures, que ce soit sur leur lieu de travail ou en dehors et ainsi contribuer à saboter les décisions de la dictature. Il n'y a pas moins de sens à participer aujourd'hui aux activités dans la rue Grushevskogo, qu'il n'y en avait au tout début. Ces activités donnent au gouvernement une jolie image pour la télévision et lui permettent d'identifier les éléments radicaux en localisant les téléphones mobiles et l'enregistrement de vidéos. Dans le cas d’une victoire de l'opposition, ainsi que dans le cas d’une victoire du gouvernement, nous aurons à mener une guerre longue et difficile contre l'un de ces régimes. Ceci devrait être compris. Nous devons rassembler nos forces pour commencer à propager notre propre programme libertaire et prolétarien de la politique ukrainienne.

 

 « Pas de dieux, pas de maîtres !  Aucun pays, pas de frontières ! « Syndicat des travailleurs autonomes, Kiev locale23 janvier 2014

http://www.youtube.com/watch?v=ojfGxwmBSwI

 

 

 Témoignage en directe de Kiev.

«  Cher Satu.

 Merci pour votre lettre. Nous avons une véritable révolution qui se propage de par l'ensemble du pays. Les membres du parti au pouvoir ukrainien sont des criminels organisés pour attaquer les civils et leurs biens. Dans le même temps la police anti -émeute utilise des cocktails Molotov et des chevrotines en ACIER contre les manifestants. Tout ceci est documenté. De nombreux journalistes et des manifestants pacifiques sont victimes de ces ridicules innovations durant les opérations de police. S'il vous plaît partagez, tout ceci aux autorités gouvernementales et aux médias autant que vous le pouvez. Nous avons besoin de sanctions personnelles. Les Ukrainiens ont besoin de votre aide.

 Le plus terrible, ils capturent les chefs de manifestations pacifiques. Igor Loutsenko, le leader du secteur civil a été capturé hier par des inconnus masqués et nous ne savons pas où il est. Igor a organisé une manifestation pacifique hier et dans la nuit il a été livré blessés à l’hôpital de la rue Grushevskogo. Nous sommes effrayés en pensant à ce qui pourrait lui arriver. Il pourrait bien être battu ou même tué. Nous essayons de le trouver, mais ni la police, ni la police antiémeute ne nous donne d'informations le concernant. Nous essayons de ne pas nous déplacer n'importe où, ni seuls. D'autre part, sept étudiants ont été battus hier près de l'hôtel Radison. Ils ont été battus par des gens payés par le gouvernement Ianoukovitch, nous les appelons titushki. Cher Satu, s'il vous plaît aidez-nous de toutes les façons dont vous pouvez. Dites aux gens ce qui se passe en Ukraine, écrivez à vos journaux et aux autorités. Si vous connaissez une autre façon de nous aider, je serai extrêmement reconnaissant. Ci-dessus, vous pouvez voir d’autres groupes de personnes, vous pouvez comprendre ce que sont les vraies questions, surtout, vous pouvez enfin comprendre ce que les médias internationaux ne prennent pas la peine de vous dire, de vous montrer. Aucun pouvoir, aucun État, aucun gouvernement dans l'ouest ne veut dénoncer un régime aussi fort, un tel ennemi, mais les gens sont en train de mourir pour leur liberté, pour leurs droits, pour des droits humains fondamentaux. »modés de par le temps, au travers de ces quelques lignes pourriez-vous ne lire que le mot « anarchiste », mais je voudrais cependant vous demander de lire attentivement ce qui suit.

Ici les anarchistes font le travail, ils montrent aux gens, au monde ce qui se passe vraiment , ce qui se prépare si nous fermons les yeux sur les faits. Comment, sous couvert d'un État, un régime est devenu tout puissant. Comment une dictature, même en 2014, arrive à asservir tout un peuple jusque dans sa vie et son esprit:Les lois adoptées le 16 Janvier ont montré que la faction de la classe dirigeante qui contrôle maintenant le gouvernement est prête à installer une dictature bourgeoise réactionnaire sur le modèle des régimes latino-américains des années 1970 .
Les «lois » de la dictature ont été instaurées pour criminaliser toute forme de protestation et limiter la liberté d'expression, mais aussi pour créer un responsabilité pénale de "l'extrémisme".

Porte-parole parlementaire de la dictature de classe des bureaucrates corrompus et de la bourgeoisie monopoliste, le Parti des Régions soi-disant Parti "Communiste" d'Ukraine, est devenu depuis longtemps une force politique au service des intérêts du capital.
Le système répressif ukrainien se penche sur les mécanismes de Police et les gangs de rue de troupes d'assaut pro-gouvernementales. Parfois, ces structures paramilitaires sont commandées par des officiers de police à la retraite. Des escadrons de la mort sont également en action. Selon des informations confirmées, deux personnes ont été enlevées d'un hôpital et torturés. L'un d'eux à été retrouvé mort dans une forêt. Les forces spéciales utilisent des tirs ponctuels contre les manifestants et non pas seulement avec des pistolets traumatiques. L'un des tués, selon une photo de son corps, a été abattu d’une balle au cœur. Selon toutes les indications, il a été victime d' un tireur d'élite. Dans la matinée du 23 Janvier le nombre de tués constitués est de 5 à 7 personnes. Et nous ne savons pas quelle est l'ampleur réelle de la violence.L'idéologie du régime en place est un mélange de nationalisme, de «Poutine style», de théories du complot et de conviction dans leur droit, comme l'élite est, de se prononcer sur une populace stupide. Des groupes de soutien aux Berkut (la force principale de la police anti-émeute) sur les réseaux sociaux sont pleins d'articles antisémites qui prétendent que les dirigeants de l'opposition sont juifs et veulent à vicier les gens en légalisant les mariages homosexuels. Ce qui ne diffère guère de la rhétorique des radicaux ukrainiens de droite.Au cours des derniers jours, non seulement l'extrême droite affronte le gouvernement, mais aussi des gens de vues plus modérées et ceux la constituent la majorité des manifestants. Beaucoup d'entre eux sont indifférents au nationalisme ou prédisposés négativement à celui ci. Beaucoup d'entre eux ne supportent pas l'intégration dans l'UE. Les gens vont dans la rue pour protester contre les violences policières. Et une grande partie d'entre eux est peu enthousiaste ou même sceptique sur les affrontements dans la rue Grushevskogo. Souvent, on peut entendre que les radicaux de droite sont un "cheval de Troie" de Mr Ianoukovitch et des services spéciaux, visant à discréditer la protestation. Certes, il y aurait beaucoup plus de Kiéviens participant aux protestations s'il y avait une façon de prendre ces idiots du gouvernement dans les rues. La majorité de leurs demandes, leur donner des emplois dans le service de sécurité de l'Ukraine après la «révolution victorieuse » .Les anarchistes doivent participer à des manifestations et aux piquets de grève qui se consacrent à la défense des droits et des libertés usurpés par les lois du 16 Janvier. Il est logique de prendre des mesures, que ce soit sur leur lieu de travail ou en dehors et ainsi contribuer à saboter les décisions de la dictature. Il n'y a pas moins de sens a participer aujourd'hui aux activités dans la rue Grushevskogo, qu'il n'y en avait au tout début. Ces activités donnent au gouvernement une jolie image pour la télévision et lui permettent d'identifier les éléments radicaux en localisant les téléphones mobiles et l'enregistrement de vidéos.Dans le cas d’une victoire de l'opposition, ainsi que dans le cas d’une victoire du gouvernement, nous aurons à mener une guerre longue et difficile contre l'un de ces régimes. Ceci devrait être compris. Nous devons rassembler nos forces pour commencer à propager notre propre programme libertaire et prolétarien de la politique ukrainienne.

Pas de dieux, pas de maîtres !
Aucun pays, pas de frontières !

Syndicat des travailleurs autonomes , Kiev locale23 janvier 2014

http://www.youtube.com/watch?v=ojfGxwmBSwI

Témoignage en directe de Kiev.

Cher Satu .

Merci pour votre lettre. Nous avons une véritable révolution qui se propage de par l'ensemble du pays.Les membres du parti au pouvoir ukrainien sont des criminels organisés pour attaquer les civils et leurs biens. Dans le même temps la police anti -émeute utilise des cocktails Molotov et des chevrotines en ACIER contre les manifestants. Tout ceci est documenté. De nombreux journalistes et des manifestants pacifiques sont victimes de ces ridicules innovations durant les opérations de police.S'il vous plaît partagez, tout ceci aux autorités gouvernementales et aux médias autant que vous le pouvez. Nous avons besoin de sanctions personnelles. Les Ukrainiens ont besoin de votre aide.
Le plus terrible, ils capturent les chefs de manifestations pacifiques. Igor Loutsenko, le leader du secteur civil a été capturé hier par des inconnus masqués et nous ne savons pas où il est. Igor a organisé une manifestation pacifique hier et dans la nuit il a été livré blessés à l’hôpital de la rue Grushevskogo. Nous sommes effrayés en pensant à ce qui pourrait lui arriver. Il pourrait bien être battu ou même tué. Nous essayons de le trouver, mais ni la police, ni la police antiémeute ne nous donne d'informations le concernant. Nous essayons de ne pas nous déplacer n'importe où, ni seuls. D'autre part, sept étudiants ont été battus hier près de l'hôtel Radison. Ils ont été battus par des gens payés par le gouvernement Ianoukovitch, nous les appelons titushki.Cher Satu , s'il vous plaît aidez -nous de toutes les façon dont vous pouvez. Dites aux gens ce qui se passe en Ukraine, écrivez à vos journaux et aux autorités. Si vous connaissez une autre façon de nous aider, je serai extrêmement reconnaissant.Ci-dessus, vous pouvez voir d’autres groupes de personnes, vous pouvez comprendre ce que sont les vraies questions, surtout, vous pouvez enfin comprendre ce que les médias internationaux ne prennent pas la peine de vous dire, de vous montrer.Aucun pouvoir, aucun État, aucun gouvernement dans l'ouest ne veut dénoncer un régime aussi fort, un tel ennemi, mais les gens sont en train de mourir pour leur liberté, pour leurs droits, pour des droits humains fondamentaux.

Ce qu’est « libre expression »

http://librexpression.org/

 Twitter : https://twitter.com/Libr_xpression

 

À une époque où la pensée unique et le politiquement correct règnent en maître. À un moment de l’histoire où l’oligarchie qui nous dirige contrôle tout, la justice, la politique et les médias, nous pouvons légitimement nous poser la question : comment résister ? Le système paraît indestructible. Il contrôle les grands partis politiques tout en empêchant les plus petits d’être connus du public. La justice ne fait qu’appliquer les lois décidées par les politiciens. Et les médias enseignent aux citoyens manipulés ce qui est bien et mal. Dès qu’un mouvement militant adopte une ligne idéologique un tant soit peu trop radicale et véritablement antisystème il est tout de suite diabolisé par les médias. Vu de cette façon pessimiste, le système semble tout puissant et on ne voit guère d’autres solutions que celle de rentrer dans le rang des moutons, attendant sagement de se faire égorger par leurs maîtres. Essayons de voir de quelles alternatives nous disposons.

 De plus en plus de personnes sont conscientes que le monde ne tourne pas rond mais ne voient pas avec exactitude ce qui en est la cause. Résister au système, c’est offrir une alternative à ces personnes. La première tâche du résistant consiste à s’informer et à réfléchir sur l’état actuel du monde et sur les causes qui ont fait du monde ce qu’il est aujourd’hui. Ensuite, il s’agit de documenter la population. Les personnes qui sont à la recherche d’informations qu’elles ne trouveront pas dans les médias officiels et qui cherchent une opposition possible au système doivent pouvoir trouver cette alternative. Eveiller les consciences est donc la tâche principale du résistant. On ne peut pas combattre le système de face mais on peut agir parallèlement à lui sous forme de réseaux de groupes de réflexion et d’information.

 Les principales armes du système pour assurer sa pérennité sont la peur et la division. Quant au moteur de ces deux armes c’est l’ignorance. L’oligarchie maintient la population dans l’ignorance pour mieux la contrôler. Car cette oligarchie est nécessairement consciente des bases bancales du système et il ne faudrait pas que la masse ouvre les yeux, entraînant la fin des privilèges des oligarques. Informer la population, c’est mettre fin à l’ignorance, en conséquence de quoi c’est aussi mettre fin à la peur et aux divisions. La stratégie première pour résister au système consiste donc à multiplier les sources d’informations alternatives.

 Admini L.E.

" Traduction et publication Faite par Stéphane Pierre consultant pour Libre Expression

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