Modification de la la loi sur l'IVG

Quand je lis les propos de ce prélat de la "cuvée" Benoît XVI ou JPII j'ai toujours l'impression que c'est la "réaction" qui donne son opinion. En outre quand cela concerne les questions de "société" et , a fortiori celles du droit des Femmes, ou notamment celui de décider librement ,par elle-même, du bien-fondé de la procréation ( et de l'IVG) , cela me renvoie au "machiste religieux" que ces "Monsignore" moirés et ampoulés dégueulent à longueur de temps. Sans vouloir être jaloux de leurs prérogatives tout ce beau monde qui vie dans des "résidences" bien protégées, loin des cités et des HLM, s'entoure de "personnes consacrées" ( choisies par les conseils du Saint-Esprit au prince d'Eglise) dont les origines familiales se rattachent souvent à celles qui furent décimées à la Révolution française. Leurs "conseils" se repèrent dans les instituts privés de recherche, le monde médical, les congrégations religieuses, les "cliques" extrémistes ou frontistes. Imagine-t-on , Monseigneur de Kerimel, d'une bonne famille de colons qui ont conquis l'Afrique pour la baptiser, en train de se préoccuper de la liberté des mariages dans leur "monde" où beaucoup de choses sont arrangées par nécessité et complaisance de caste ? Les voyez-vous ces prélats tonitruants en train d'écouter un couple de personnes au chômage, je dis bien "écouter" - cela voulant dire essayer de comprendre - le drame que constitue la naissance d'un enfant qui n'est pas désiré ? Pourquoi s'arrogent-ils le droit de gérer la sexualité de la femme alors qu'ils ont été incapables d'admettre la moindre égalité "homme-femme" dans le traitement des responsabilités d'Eglise ? Le délire de cet évêque qui fait porter au foetus naissant le terme d' "agresseur" ( Mais où vont-ils chercher de telles inepties lorsqu'ils ignorent à quel point une relation sexuelle amoureuse peut être comme une bouée salvatrice à un couple à la dérive sociale incontrôlable ? et tant pis si la méthode Ogino, celle de la capote dépassent toute analyse rationnelle sur le devenir du rejeton indésiré. Ne sont-ils pas plus rationnels ces couples quand , dans la liberté et dans l'inconscient , la mère décide d'un IVG au lieu de rendre le devenir d'un enfant supplémentaire insupportable à assumer ? Oui, cela met à mal la virilité de l'Homme ... Tout comme cela tracasse aussi fort ces "pasteurs" de ne plus décider à la place des "Citoyens laïcs" ce qui doit faire la force du couple : L'Amour , pour survivre, implique des choix douloureux que seuls des êtres trempés dans la vie rude et quotidienne sont capables de peser . Et pourquoi donc envoyer ces fous et ces folles chantant cantiques et psaumes devant les centres d'IVG comme si la misère n'était pas assez lourde quand, en plus, on la montre du doigt ? Lire si cela vous amuse la Déclaration de Mgr de Kerimel
"Le Parlement se prépare, ces jours-ci, à voter une résolution pour réaffirmer solennellement, à l’occasion de l’anniversaire de la loi Veil, le droit fondamental à l’avortement. Cette surenchère pour imposer l’avortement comme un acte médical banal au service de la liberté des femmes dit la difficulté à fonder de manière solide ce « droit fondamental ». Un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d’autres êtres humains au tout début de leur existence et de leur croissance ? Nous sommes tous passés par le stade embryonnaire, l’aurions-nous oublié ?
Certes, la promotion de la liberté des femmes et de l’égalité homme/femme sont des causes justes auxquelles on ne peut que souscrire, mais de quelle liberté parle-t-on ? Quand on lit le récit de bon nombre de femmes qui ont avorté, on entend leur angoisse, la pression de l’entourage, souvent du géniteur, et la souffrance qu’elles éprouvent durablement d’avoir été amenées à commettre un acte qu’elles ressentent comme grave. Pour certaines c’est une véritable descente aux enfers : des sociologues, des psychologues et des psychanalystes, hors de toute référence religieuse, connaissent ces situations douloureuses. Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il laissé sous silence ou simplement nié ? Peut-on parler de liberté quand la parole est interdite ?
Oui, la liberté doit être le fondement des relations homme/femme, et de la maternité. L’amour entre deux personnes humaines inclut la liberté s’il se veut pleinement humain ; la paternité et la maternité requièrent, elles aussi, l’engagement des libertés. Dans les deux cas, il s’agit d’une liberté responsable, une liberté qui s’engage par le dialogue et conduit à une parole donnée.
C’est donc en amont qu’il faut travailler à la promotion de la liberté des femmes et à l’égalité homme/femme, pour qu’une grossesse ne devienne pas comme une agression qui justifierait une légitime défense en supprimant « l’agresseur » bien innocent, à qui l’on fait porter les conséquences de comportements irresponsables.
Guy de Kerimel
Evêque de Grenoble-Vienne://www.icrsp.org/…/APO…/Cardinal-Burke-Grenoble/Photo%20014.jpg

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