Vous devez tout faire pour protéger votre pays ! Bachar-el-Assad à la TV Tchèque

Alors que la politique étrangère française, impulsée par un président qui a revêtu, tout de go et à la surprise de tous, la tenue du combattant-en chef au service de son pays agressé et traumatisé, et qui, depuis, quelques centaines de sorties aériennes au dessus du territoire syrien et irakien plus tard, auréolé lors de sa Cop 21 d’un tableau de chasse faramineux de quelques 157 ou 8 chefs d’états, dont les plus fameux, les plus prestigieux, retrouve les faveurs de, semble-t-il, une majorité de français, connait un revirement surprenant, son alliance-surprise avec le Russe pour mettre à mal le très meurtrier et absolument abominable, innommable terrorisme-international-moyen oriental, né quelque part entre Guantanamo et quelques luxueuses demeures de princes consorts et autres d’obédiences diverses, terrorisme-international-moyen-oriental soutenu, pour s’en tenir aux puissances régionales, soutenu en louce-dé par une Turquie fourbe au possible et trouble à souhait, définitivement post-kémaliste, et pas hermétique du tout aux accents excessifs des trémolos des sirènes noires des frères musulmans, soutenu par le Qatar, que courtisait la droite française, et, courtisée par la gauche la  famille Saoud et ses fonds sans fond et inépuisables qui nourrissent l’islam le moins tolérant qui soit qui essaime de par le monde, qui essaime la mort partout, un autre chef de guerre, un chef de guerre qui a une guerre d’avance, sur tous les autres, authentique chef de guerre depuis cinq années terribles qui virent disparaitre près de 300.000 de ses compatriotes, des millions de blessés et des réfugiés qui inondent ces quelques derniers mois toute l’Europe, dans des proportions telles, que tout dernièrement le gouvernement norvégien recherchaient 14.000 migrants qui avaient tous disparu des radars, évanouis dans la fraiche nature les 14000,  pour leur signifier qu’ils devaient quitter la Norvège, le Président Syrien Bachar-el-Assad, porté sur les fonds baptismaux du plébiscite, donnait,  un entretient à la TV tchèque, un entretien qui résonne bien étrangement au regard des derniers événements tragiques et de la popularité retrouvée du chef de l’état français, et, pour peu que l’intéressé sache ne pas épuiser son crédit tout neuf, et surfe ainsi jusqu’aux présidentielles, une nouvelle donne du jeu politique hexagonal est possible, nouvelle donne quand-même définitivement liée à la situation syrienne.

 

« Vaincre le terrorisme lèvera les obstacles à tout processus politique »

Damas, le Président Bachar al-Assad a déclaré que : «  les terroristes viennent depuisplus de 100 pays à travers le monde en Syrie, et veulent faire de la Syrie une plaque tournante pour le terrorisme ».


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Dans une interview, donnée le 1er décembre à la TV tchèque, le Président Bachar-al-Assad a affirmé que : « Vous ne pouvez pas lutter contre le terrorisme tout en vous soutenant les terroristes directement avec des armements et en ayant fait alliance avec le plus zélé des supporters du terrorisme dans le monde, qui est le royaume saoudien. »



Le président a précisé que : «  vous devez tout faire pour protéger votre pays. Vous ne pouvez pas protéger votre pays si vous ne protégez pas la société et les principes et les valeurs de cette société, un pays n’est pas une terre et des frontières, ce sont des gens et une façon de penser. »

Voici le texte intégral de l'interview:

Czech TV : Je vous remercie. Permettez-moi de commencer par une question personnelle. Vous êtes médecin. En 2011, vous avez dit, et je vous cite, que vous avez choisi la chirurgie oculaire, car il n’y a presque  presque jamais de situation d'urgence et qu’ il y a très peu de sang. C’était en Mars 2011, au moment même où la guerre syrienne a éclaté, le conflit le plus meurtrier dans le monde, une grande urgence. Comment prenez-vous cela ?

Président Assad: Si vous voulez faire un lien entre cet emploi ou tout emploi de la chirurgie et de ce qui se passe en Syrie, tout dépend de l'intention. Vous avez toujours du sang en chirurgie, mais vous avez du sang pour sauver la vie du patient et non pas pour le tuer. Tandis que le sang que nous avons en Syrie est le fait des terroristes pour tuer les Syriens; et notre travail en tant que  gouvernement est de sauver leur vie grâce à la destruction des terroristes. Ceci est le seul lien et j’espère  bien comprendre votre question.

 


Reporter: Oui, oui, je veux dire ...

Président Assad: Donc, notre travail est de sauver des vies. Si vous avez du sang, c’est pour défendre notre pays. Vous utilisez votre armée pour défendre votre pays.

Czech TV : Mais 250.000 personnes, c’est inimaginable dans quelque pays.

Président Assad: Cela est le résultat lorsque vous avez un grand nombre de terroristes soutenus par des puissances régionales et par l'Occident. Ce ne sont pas seulement des terroristes qui viennent de l'intérieur de la Syrie, les terroristes viennent de plus de 100 pays à travers le monde. Ils voulaient faire  de la Syrieune plaque tournante, et telle est la situation. Si nous ne défendions pas notre pays, ce nombre serait démultiplié.

 

 
Czech TV: Vous avez parlé de terrorisme. Il semble que ces derniers jours, il y ait eu d'énormes développements dans la crise syrienne. Quelle fut, selon vous,  la date la plus importante dans la crise syrienne: le 30 Septembre et l'intervention russe, ou, le 13 Novembre et les attaques terroristes Paris?

Président Assad: Maintenant, sans conteste certainement la participation russe, ou ce qui a été annoncé comme un front contre le terrorisme, est le plus important. C’est la chose concrète contre le terrorisme, alors que ce qui est arrivé à Paris, sur le plan politique, c’est juste pour apaiser les sentiments des Français, comme pour dire que les Français vont s’attaquer à ISIS d'une manière très différente. Qu'est-ce que cela veut dire? Que La France n’était pas sérieuse avant l'attaque de Paris? Donc, ils vont seulement apaiser les sentiments de crainte des Français, rien de sérieux, tandis que les Russes sont très sérieux dans leur lutte contre le terrorisme et qu’il y a est une coopération entre eux et l'armée syrienne.


Czech TV: Donc, vous pensez que l'augmentation des attaques par la coalition occidentale ou par la coalition sous la direction des États-Unis n’y contribue pas?

Président Assad: Au regard des faits, depuis le début de cette coalition, si vous voulez parler de faits et non des opinions, l’ISIS s’est étendue, et leurs recrues de partout dans le monde ont augmenté. Alors que depuis la participation des Russes dans la même soi-disant lutte contre le terrorisme, l’ISIS a été réduite et Al Nusra aussi bien entendu ainsi  que les autres groupes terroristes. Donc, ça c’est la réalité. Les faits sont éloquents.

Czech TV: N’est-ce pas, simplement, parce que, militairement parlant, il a suffit que l'armée de l'air russe puisse travailler avec les forces de l'armée syrienne?

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Président Assad : Parce qu'il ya une coopération,  c’est ce que je disais. Vous ne pouvez pas tuer des terroristes ou détruire le terrorisme des airs, vous ne pouvez pas, c’est presque impossible, les Américains s’y sont essayé en Afghanistan pendant combien de temps? Plus de 12 ou 13 ans. Ont-ils atteint quelque chose? Rien.

Le terrorisme est toujours actif en Afghanistan. Donc vous ne pouvez pas. Vous avez besoin de la coopération au sein de ce pays et du pouvoir. La puissance majeure en Syrie est l'armée syrienne et bien sûr le gouvernement.

Czech TV: Le président français tente de rassembler une coalition plus large contre le terrorisme. Vous êtes sceptique à propos de son effort?

Président Assad : Certainement, s’il voulait apprendre de ce qui est arrivé récemment à Paris, pourquoi ne l’a-t-il pas fait de Charlie Hebdo?  Même principe et même concept.

Nous avons dit à l'époque que ce n’était que la pointe émergée de l'iceberg.

Que ce qui est sous l'eau est beaucoup plus important.

Ils n’ont pas appris. Ceci est le premier point. Deuxièmement, vous ne pouvez pas lutter contre le terrorisme tout en soutenant  directement les terroristes avec des armements et en ayant fait alliance avec le plus zélés des partisans du terrorisme dans le monde; qui est le royaume saoudien. Tu ne peux pas. Il ya cette contradiction. Vous ne pouvez pas être la police et le voleur en même temps. Vous devez choisir l’un ou l’autre.

 

 
Czech TV: Mais je n’ai pas entendu parler de toutes les fournitures de l'Ouest à l'Etat islamique?

Président Assad : vous les avez très clairement sur Internet. Les Français et biens-sûr les autres parties, mais l'exemple français existait. Comment un pays comme la France pourrait vendre et envoyer des armes vers une destination qu’elle ignore, ou les vendre sans savoir où elles vont aller? C'est impossible. Ils savent à travers le Royaume d'Arabie Saoudite et le Qatar et peut-être d'autres pays, sans conteste.

Czech TV: Il y a eu un incident à la frontière turque, la destruction en vol d'un bombardier russe. Pensez-vous que cet incident va influencer le résultat des efforts de ce président français afin de créer une coalition plus large? Pensez-vous qu'il sera à même de compliquer les pourparlers de paix en Syrie?

Président Assad : Je ne le pense pas, mais je pense que c’est la démonstration de l'acharnement de M. Erdogan, qui, disons, a perdu son sang-froid juste parce que l'intervention russe a modifié l'équilibre sur le terrain.

Donc, l'échec de M. Erdogan en Syrie, l'échec de ses groupes terroristes signifie sa mort politique, donc il a voulu faire quelque chose afin de tenter de faire obstacles à tout succès. Alors, il a fait ça, mais je ne pense pas que cela va inverser les choses.

La guerre contre le terrorisme se poursuit. La participation russe va s’amplifier. Elle est, de toute façon, forte, et je pense qu'il n'y a de revirement possible sur ce sujet, que la cause est entendue, de cette façon ou d'une autre façon.

Czech TV: Le président américain a dit qu'il ne voulait pas répéter la même erreur; une invasion terrestre sans réellement savoir qui va combler le vide. La plupart des candidats à la présidence, lors des dernières élections, disent annoncent  qu'ils veulent faire beaucoup plus que juste des bombardements. Quelle est, selon, l’approche la plus réaliste qui mènera à vaincre l'Etat islamique?

Président Assad : En fait, si je veux parler de terrorisme en général, non seulement à propos de l’ISIS. Nous devrions travailler sur plus d'un seul axe, et tenter de trouver une solution revêtant de multi-aspects. Qui aurait partie liée à l'idéologie, et une autre à l'économie, aux positions politiques et à la coopération politique; et la dernière chose est la coopération de sécurité et la lutte proprement dite.

En raison de la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement, il n'y a pas moyen autre que de les combattre directement.

Mais ce n'est pas assez. Si vous voulez les combattre et les vaincre, il faut et leur couper, et leur supprimer,  leurs approvisionnements, d’armement, d’argent, et des recrues qui sont transitent  principalement par la Turquie, et, avec le soutien des Saoudiens et des Qataris, ceci est la première étape  lorsque vous les attaquez au sol.

Le problème, maintenant, est que nous combattons les terroristes, mais qu’ils bénéficient d’une offre illimitée, de fournitures injustifiées de différents pays, principalement des pays de la région, avec le soutien ou la bénédiction de l'Ouest, de certains des pays occidentaux pour être précis.

Czech TV : Vous avez dit que votre priorité est de combattre et vaincre les terroristes avant d’aborder une solution politique. Qu'entendez-vous par vaincre le terrorisme? Qu'il n'y ait plus de groupes armés d’opposition en Syrie?

Vaincre le terrorisme est l'élimination des obstacles à la mise en place de tout processus politique.

Président Assad : Vous ne pouvez pas parler d’opposition dans le sens politique du terme alors qu'elle détient des armes. Vous savez, dans votre pays quand vous parlez de l'opposition, il s’agit uniquement de mouvement politique. Deuxièmement, si elle est politique, elle doit avoir un terreau et des racines. Donc, lorsque nous parlons de rebelles ou de militants qui détiennent des fusils et d'autres armements pour attaquer le peuple, pour attaquer le peuple syrien, ou pour attaquer l'armée syrienne et détruire des propriétés publiques ou privées, et, ainsi de suite, cela s’appelle du terrorisme. Il n'y a pas d'autre définition.

 

Donc, nous n’acceptons pas le terme d’opposition militante ou d’opposition armée ou d’opposition modérée armée. Ce n’est pas une opposition, c’est du terrorisme. L’opposition, pour nous, est un mouvement politique extérieur ou intérieur de la Syrie. Ça ne fait pas l’ombre d’un doute.

Bien sûr, l'autre aspect de l'opposition est d'être patriotique, et non pas une opposition qui a été formée en France, au Qatar, Arabie saoudite, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni.

Elle se devrait d’être Syrienne, formée en Syrie. Et nous avons opposition syrienne. Nous avons une véritable opposition syrienne. Combien grande ou forte n’est pas le problème. Donc, vaincre le terrorisme, c’est l'élimination des obstacles à l’avènement de tout processus politique. Maintenant, si vous êtes d'accord sur toutes les étapes ou les procédures avec toute opposition dans le monde, l'opposition syrienne je veux dire, que pouvez-vous atteindre?

Pouvez-vous faire de vraies élections? Pouvez-vous apporter la stabilité de l'opposition? Les terroristes ont leur propre monde, ils ont leurs propres objectifs. Ils ont leur propre agenda  et l'idéologie. C’est complètement différent d’un volet politique. Donc, si vous démarrez avec un processus politique, vous devez l’entreprendre,  je n’ai pas dit que nous ne l’entreprendrions pas. J’ai dit que si vous voulez faire avancer concrètement les choses, cela ne pourra se faire qu’après que nous n’ayons commencé à détruire le terrorisme. Je n’ai pas dit après que nous l’ayons vaincu, parce que la défaite est un long processus.

Czech TV: Je vois là un problème majeur. A Vienne, il y a eu pourparlers au sujet de l’opposition modérée, même y compris les groupes armés. Vous dites : pas de négociations avec quiconque qui détienne des armes?

 


Président Assad: Non, le processus politique a deux aspects: l'un est de traiter avec  l'opposition politique, l'autre aspect de traiter avec ces groupes. Nous appelons en Syrie à un processus de réconciliation, ils renoncent aux armes et retournent à leur vie normale et le gouvernement leur offre l'amnistie.

Reporter: A vos conditions?

Président Assad : Non, il y a amnistie si vous retournez à votre vie normale, l'amnistie est une amnistie complète, sans charge sans condamnation  pour aucune conviction, vous êtes libre de vivre votre vie normale, votre vie paisible : ne pas se battre et ne pas brandir de mitrailleuses, ne pas terroriser les gens.

Cette réconciliation a réussi en Syrie. En fait, elle a été réalisée au-delà de tout processus politique. Donc, nous ne disons pas que nous ne traitons pas avec les terroristes, parce que s’ils modifient  leur position bien sûr, vous avez à traiter avec eux, mais quand vous parlez des ramifications d’ISIS et d’Al Nusra et d’Al-Qaïda, ils ne sont pas prêts à renoncer à leurs armes, ils ne sont, de toute façon, pas prêts à entreprendre des négociations avec le gouvernement.

Ils ne nous acceptent pas et bien sûr nous ne les acceptons pas, leur idéologie est érigée contre le gouvernement et contre l'ensemble du pays. Ils ne reconnaissent pas les frontières; ils ne reconnaissent pas les autres qui ne sont pas comme eux. Donc, il est difficile et impossible d’entreprendre la moindre réconciliation avec eux; mais je veux parler des autres groupes qui terrorisent pour de l'argent, ou peut-être par peur, ou pour toute autre raison, et, avec eux, nous avons réussi dans des négociations.

 


Czech TV: Donc, lors des discussions de Vienne en cours, il a été mentionné des pourparlers entre le gouvernement et les groupes d'opposition d’ici un mois, peut-être d'ici la fin de l'année?

Président Assad : Depuis le début de cette crise, nous avons dit que nous étions prêts à ouvrir des négociations avec quiconque, afin de savoir si ces groupes que nous savons liés aux Français et pas aux Syriens et ainsi de suite, nous traitons avec eux comme  l'opposition qui représente ce pays, parce que les Syriens savent la réalité. Donc, nous ne sommes pas opposés à  toute forme de coopération ou de dialogue ou de négociations, le dialogue est le plus précis, mais à la fin, si vous faites un accord avec l'opposition qui ne disposent pas de racinesen Syrie, qu’aurez-vous atteint ?

Voilà une question simple. Nous pouvons faire des négociations pendant des mois, puis à la fin, qui va les mettre en œuvre s’ils n’ont aucune influence sur les terroristes, s’ils ne sont pas enracinés en Syrie, et qu’ils n’influencent pas  les Syriens?  Quel est le sens de cette réunion? En principe, nous ne disons pas non, nous disons oui, mais en réalité, nous ne pouvons pas dire aux gens que c’est en cela que réside  l'espoir que nous nourrissons, et que ... voilà comment nous allons résoudre le problème.

Czech TV: Comment décririez-vous ce conflit? Est-ce un affrontement entre gouvernement et combattants de la liberté?  Sont-ce les chiites contre les sunnites? Est-ce un affrontement entre Arabes et Perses ? Un choc entre  superpuissances? Est-ce comme un combat entre l’état régalien et laïc contre des fanatiques religieux ? Qu'est-ce que c'est?


Président Assad : C’est un mixte de tous les facteurs que vous avez mentionnés, mais tous ne sont réels. Je veux dire que si vous voulez parler de la véritable sensation des Syriens, par exemple, si vous prenez le facteur sectaire que vous avez mentionné, ce n’est pas vrai, parce que si vous allez maintenant n’importe-où en Syrie, dans les zones sous contrôle du gouvernement syrien, vous verrez toutes les couleurs ethniques et sectaires de la société syrienne.

Donc, cela est faux; sinon les gens ne vivraient pas les uns avec les autres, ce qui n’est pas le cas, mais la haine sectaire a été aggravée à cause des Saoudiens et des Qataris; et vous avez toujours des fanatiques qui écoutent ce genre de rhétorique; mais ce n’est pas la réalité.

En fait, il s’agit du gouvernement contre des rebelles qui ont été soutenus par différentes puissances régionales et internationales et qui ont, à peu de choses près, le même ordre du jour, aux incitations peut-être différentes, mais à l’agenda identique. Ils veulent changer le gouvernement, ils veulent renverser le gouvernement et l'Etat en Syrie et changer le président et ce gouvernement et l'ensemble de tout le système politique sans en référer au peuple syrien.

Ceci est le vrai combat, ainsi donc quand vous parlez de rebelles, ils n’ont aucun agenda; et nous avons eu des négociations avec eux. Ils ne formulent aucune exigence ou demande politique, ils aiment seulement l'argent, ils sont comme des mercenaires. La plupart d'entre eux voulaient remplir l'ordre du jour d'autres parties. Ainsi, ceci est le vrai combat.

La Russie a soutenu le gouvernement parce qu'ils soutiennent le droit international et la stabilité dans la région,  leur stabilité et la stabilité de toute la région et du monde. Les États-Unis, fort de leur volonté de voir s’étendre leur hégémonie sur le monde, et parce que la Syrie est indépendante, ils n’acceptent pas  un pays qui leur dise non. Mais la réalité, c’est le gouvernement avec le soutien de la majorité du peuple syrien contre ces mercenaires soutenus par ces pays.

Czech TV: Sur un plan plus personnel, il s’est produit une évolution vraiment intéressante dans la perception du public, en particulier de l'Ouest, d’avoir été l’espoir de votre pays devenu l'un des méchants chefs principaux au monde, en train de devenir à nouveau une partie de l'équation existante en Syrie. Comment avez-vous vécu toute cette évolution?

Président Assad : L'évolution de qui?

Reporter : Evolution d'être l'espoir pour votre pays d'être le ...

Président Assad: Vous voulez dire avant la crise?

Reporter: Oui, je veux dire que maintenant tout le monde compte sur vous encore pour l'avenir de la Syrie.

Président Assad : Si vous parlez de la relation avec l'Occident. En 2005, je suis le tueur, en 2008, je suis l’artisan de la paix, puis en 2011, je suis redevenu le boucher. Maintenant, il y a un changement positif, bien sûr une sorte de timide changement.

Czech TV: Comment l’avez-vous pris personnellement, comment avez-vous vécu à travers cela?

Président Assad : Personnellement, cela n'a pas d'influence, pour une raison qui est que  personne ne prend plus au sérieux de responsable occidental et ce pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, ils n’ont pas de crédibilité. Deuxièmement, ils n’ont pas de vision; ils sont si superficiels. En troisième lieu, ils ne sont pas indépendants. Ils suivent ce que les Américains ordonnent.

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Donc, ils ne sont pas sérieux; pour la plupart des Européens, ils n’existent pas sur la voie actuelle. Nous observons  le maître, et le maître, c’est les Etats-Unis. Donc, personnellement, ça n'a pas d'influence. Pour moi, surtout quand vous êtes dans un état de guerre, ce qui me fait souci, c’est ce que le peuple syrien veux et la façon dont le peuple syrien vous regardent. Ca, c’est très important pour moi. Je ne me soucie pas des autres.

Donc, si nous parlons de la fluctuation de ce comportement, le comportement européen, vers la Syrie ou vers moi personnellement, ca va de haut en bas, mais je n'ai pas changé. Je suis resté le même depuis que je suis devenu président en 2000. Donc, vous devez leur demander pourquoi ils sont fluctuants, moi pas.

 


Czech TV: Donc, le message à l'Occident est qu'il n'y a pas eu d’assassinats discriminés  de civils au début de la guerre, il n’y a pas eu de torture  massive des opposants au régime ?

 


Président Assad :  Présumons que cela soit correct, en fonction, en accord avec  leur propagande, comment pourriez-vous avoir l'appui du peuple, et rester dans votre position pendant cinq ans, quand vous avez le pays le plus fort dans le monde contre vous, alors que vous avez les pays les plus riches du monde contre vous, et, votre population que vous tueriez contre vous? Comment pouvez-vous rester ici? C’est irréaliste. Vous devriez avoir un soutien.

Comment pourriez-vous avoir le soutien de votre peuple pendant que vous les tuez? Pouvez-vous expliquer, non.

Donc, cela est faux, si vous voulez parler de victimes, toute guerre est une mauvaise guerre, il n'y a pas de bonne guerre, même si c’est pour une bonne cause, c’est une mauvaise guerre; et vous devez l’éviter. Mais quand vous ne pouvez pas, la guerre est tuer; l'armement est fait pour tuer. Vous avez toujours des victimes, et vous avez toujours des innocents dans quelque guerre que ce soit  à travers l'histoire, tandis qu’en avoir l'intention, comment voulez-vous les tuer quand vous voulez leur soutien.

Czech TV: Que ressentez-vous quand vous voyez les images de centaines de milliers de vos compatriotes Syriens fuyant vers l'Europe?

Président Assad : C’est un sentiment très triste, surtout si vous pensez que chacun d’entre eux de ces Syriens qui ont quitté la Syrie a une très triste histoire derrière lui. Cela reflète les difficultés de la Syrie durant la crise. De disons, à regarder cette situation de façon rationnelle, c’est une perte,  chacun d’entre eux  est une ressource humaine qui quitte la Syrie, et cela va saper définitivement la société de votre pays, mais à la fin nous avons à traiter les causes profondes.

 

La question que je pense que devrait se poser chaque Européen est pourquoi l’ont-ils quittée?

 

Pour de nombreuses raisons: la première est que les terroristes les ont attaqués partout, soit directement soit  par l'intermédiaire en s’attaquant aux  fondamentaux  de la vie dans notre pays; infrastructures, mode de vie, besoins multiples et différents de base et ainsi de suite, le second est l'embargo européen, l'embargo européen a joué directement en faveur des terroristes, et ce qui était censé être au service  des Syriens s’est révélé être contre les Syriens parce que chaque embargo, tout embargo affecte la population de tout pays. Beaucoup de gens quitté la Syrie parce qu'ils ne pouvaient  plus vivre ici, parce qu'ils ne disposent plus des fondamentaux de la vie, alors ils ont dû partir pour  l'Europe ou la Turquie ou tout autre pays.

Reporter : Ils disent que vous avez échoué en tant que chef.

Président Assad: Je n’ai pas échoué en tant que leur leader, je n’ai pas détruit leurs infrastructures, je n’ai pas donné des armes aux  terroristes pour tuer et détruire. La question est: qui a fait ça? Les Européens et les Saoudiens et les Qataris.

Czech TV: Qu'est-ce que l'Europe devrait faire maintenant? Craindre ces gens ou les aider ?

 

Président Assad : Cela dépend. Tout d'abord, une grande ou petite partie d'entre eux ne sont pas des Syriens. A propos des Syriens, c’est un mixte, la majorité, disons, sont de bons Syriens, patriotiques, les gens normaux, mais bien sûr, vous avez des infiltrations de terroristes parmi eux. C’est la vérité, combien et combien? Nous ne pouvons pas dire, c’est difficile à dire, et c’est la réalité, et je pense que vous avez des preuves sur internet, photos, vidéos qui prouvent que certaines personnes qui ont perpétrés des meurtres ici et se sont parfois livrés à des décapitations sont partis pour l'Europe en tant que citoyens pacifiques .

Reporter : Mais de façon générale, aider ou craindre ?

Dans notre crise, l'Europe nous exporte l'extrémisme.

Président Assad : Cela dépend de la façon dont l'Europe voudra traiter avec eux, parce que vous parlez non seulement du terrorisme, vous parlez de la culture, même avant la crise, avant que ce flot de réfugiés n’aille dans votre pays, le problème de l'Europe est de savoir comment intégrer ces cultures dans votre société?

Et je pense que l'Europe a échoué, soit parce que c’est lié à l’Europe et à la façon dont elle traite  la situation, ou parce que les institutions wahhabites déploient leur argent sur le formatage de l'interprétation des musulmans, je veux parler des musulmans en Europe, et des problèmes créés par l'extrémisme dans vos pays.

En fait, cette région permet parfois d'exporter l'extrémisme à l'Europe. Dans notre crise, l'Europe exporte l'extrémisme pour nous. Donc, cela dépend de comment vous allez traiter avec ça, et je ne pense pas que cela va être facile de fabriquer de l'intégration.

Czech TV9: Comment vous voyez-vous dans ce conflit, vous avez dit que vos ennemis sont des terroristes, des fanatiques, des agents étrangers. Quelle est la chose la plus précieuse que vous essayez de protéger?

Président Assad : Dans notre pays?

Reporter: Oui

La laïcité en Syrie est d'avoir la liberté de religions, de sectes et ethnies

Président Assad : La laïcité, parce que la Syrie est un melting-pot. Bien sûr, la laïcité en Syrie est différente de la façon dont,  à l'Ouest, en France, en particulier, peut-être, on la comprend et l’aborde, comme étant opposée à la religion.

 

En fait, la laïcité en Syrie est d'avoir la liberté de religions, de sectes et ethnies. Sans cela, ce ne serait pas la Syrie telle qu’elle l’a été, connu ainsi,  pendant des siècles. Donc, ceci est la chose la plus importante que nous pouvons essayer de protéger. La deuxième chose est la modération, en raison de cette variété de facteurs différents dans cette société depuis des siècles, vous avez la modération.

 

 Sans modération, vous ne pouvez pas avoir ce melting-pot, ce à quoi,  les terroristes travaillent maintenant est de créer une nouvelle génération qui ne sait rien à propos de la modération.

Ils vont devenir seulement des tueurs, des extrémistes, des fanatiques qui n'acceptent pas les autres, en, à peine, quelques années, ce sera un vrai danger, comment pouvons-nous faire face à la nouvelle génération? Il est pas quelqu'un qui est de vingt ou au-dessus, il est peut-être vingt et au-dessous.  Ceci est le véritable défi auquel nous allons avoir à faire face.

Czech TV: Y a-t-il quelque chose que vous ne feriez pas pour protéger ces valeurs que vous avez mentionnées?

Vous devez tout faire pour protéger votre pays

Président Assad: Non, vous devez tout faire pour protéger votre pays. Vous ne pouvez pas protéger votre pays si vous ne protégez pas la société et les principes et les valeurs de cette société. Un pays n’est pas une terre et des frontières, ce sont les gens et une façon de penser.

Czech TV : Si vous aviez la chance de changer une décision que vous avez fait au cours des cinq dernières années, quelle serait-elle?

Président Assad : Beaucoup de gens en qui nous avions confiance et en lesquels nous n’aurions pas du avoir confiance. Voilà le plus gros problème, en Syrie et en dehors de la Syrie, comme Erdogan, par exemple dans le passé. Beaucoup de Syriens pendant le conflit dont nous avons découvert qu'ils étaient fanatiques, qu'ils avaient des  idéologies extrémistes comme celle des Frères musulmans et certains d'entre eux appartenaient à Al-Qaïda, et maintenant qui sont armés et combattent.

Au tout début, nous avons pensé qu'ils travaillaient pour leur pays, ce qui est l’enjeu principal ;  tandis que si on parle de stratégie, elle reposait sur deux piliers: le premier est le dialogue, et le second est la lutte contre le terrorisme, ces deux piliers ne changeront pas, nous ne pourrons jamais changer cela.

Czech TV: peut-être même l'équilibre entre ces deux piliers?

Président Assad : Vous ne pouvez pas parler de l'équilibre parce que vous avez la réalité qui change tous les jours. Donc, le dialogue devrait se poursuivre au maximum, et la lutte contre le terrorisme doit continuer à son maximum, il devrait y avoir corrélation entre eux, l’un avec l’autre, pas l’un contre l'autre, de sorte que vous n’avez pas besoin de cet équilibre, vous devez aller au maximum avec les deux à la fois, en parallèle.

Czech TV: Revenons un instant sur les relations tchèques. La République tchèque a été l'un des rares pays qui ait gardé son ambassadeur en Syrie pour l'ensemble du conflit, quelle importance cela a-t-il eu pour vous ?

Président Assad : Pour beaucoup de raisons importantes, tout d'abord, avant la crise, la relation avec la République tchèque n’était pas très cordiale, en fait, nous avions beaucoup de différences, la plupart des relations avec la plupart des pays européens ont été bien meilleures que les relations avec votre pays.

En fait, ce qui est arrivé pendant la crise, alors que la plupart des pays européens ont adopté la propagande occidentale à l’encontre ce qui se passe en Syrie, votre pays a gardé son équilibre en ce qui concerne cette relation. Cela ne signifie pas que vous soutenez le gouvernement syrien ou que vous souteniez le président syrien. Cela signifie que vous jouez le rôle naturel que tout pays devrait jouer dans le maintien de la relation même avec les adversaires.

Comment pouvez-vous jouer un rôle, comment pouvez-vous savoir ce qui se passe si vous ne disposez pas de relations? Ceci est un aspect. Le deuxième aspect est que la République tchèque est un petit pays et fait partie de l'UE et la République tchèque était sous une forte pression de nombreux pays de l'Ouest, y compris les Etats-Unis, qui la pressait de modifier, de changer sa position, qui peut, parfois, être seulement juste symbolique en gardant son ambassade ouverte. Cela pourrait être symbolique dans certains cas. En dépit de cela, la République tchèque a voulu être indépendante.

 

Voilà ce qui nous manque dans le monde aujourd'hui. La plupart des pays ne sont pas indépendants; la plupart des fonctionnaires officiels ne sont pas indépendants, en particulier dans l'Ouest.

 

Donc, l'autre aspect, un petit pays comme la République tchèque pouvait être indépendante et c’est ce qui que va forcer le respect, et a forcé le respect au sein de la Syrie, que nous soyons d’accord ou non avec leur position. Mais à la fin, nous les respectons.

Donc, il y a le respect, il y a un type de comportement d'homme d'Etat, disons, au regard de vos positions politiques et vos fonctionnaires, qui est quelque chose de très important pour nous. Maintenant, le troisième aspect, à cause de la crédibilité de vos positions, parce que de nombreux gouvernements européens reconnaissent aujourd'hui et comprennent  que vous aviez raison à propos de ce qui se passe en Syrie, sur le maintien de ce canal ouvert avec le gouvernement syrien, je pense que maintenant, ils ont besoin de votre expertise afin de les aider à retourner sur la bonne voie, en particulier en ce qui concerne l'aspect politique. Donc, il a de nombreux aspects, cette position équilibrée en ce qui concerne la situation en Syrie.

Czech TV: Un autre aspect, le président Zeman a actuellement mentionné la possibilité de signer un accord de paix syrienne à Prague. Soutenez-vous  cette idée?

Président Assad : Bien sûr, quel que soit l’effort pour promouvoir la solution de la crise en Syrie, émanant, en particulier, d'un gouvernement crédible, nous serons très heureux de coopérer avec, très certainement.

Czech TV: Mais la signification symbolique, je veux dire, comme les pourparlers de Genève, il y a des pourparlers à Vienne : signer à Prague serait-il  réaliste?

Président Assad : Oui, bien sûr, ce serait réaliste. Si vous demandez au peuple syrien, ils diraient que je ne peux pas avoir une conférence de paix en France par exemple parce que la France soutient le terrorisme et soutient la guerre. Ils ne supportent pas la paix. Ainsi, par exemple, si vous mentionnez  Prague, il y aurait une acceptation générale de cette idée en raison de la position équilibrée de votre pays.

Czech TV: Après tout ça, tout ce qui est arrivé en Syrie dans les dernières quelques années, tout le monde a vu ces images horribles. Avez-vous des nuits agitées, avez-vous de mauvais rêves?

Président Assad : Vous vivez avec cette tristesse quotidienne. Vous vivez avec, comment dire, la souffrance du peuple sur une base quotidienne. Chaque heure, vous avez ces mauvaises nouvelles, de sorte que c’est devenu l'atmosphère dans laquelle vous vivez. Mais dans le même temps, le sentiment de défi, de challenge du peuple syrien devant ce qui se passe, non seulement des combats, non seulement des positions politiques, mais de vivre votre vie quotidienne, et l'exemple le plus important,  ce sont les familles des martyrs dans notre pays.

Vous les visitez, vous les regardez, ils ont une volonté de fer, et, ils essaient de vivre autant que possible une vie normale, de sorte que vous ne pouvez pas vous immerger vous-même dans cette bulle de tristesse.

Vous vous devez de poursuivre votre vie et d’apporter de l'espoir aux gens, et vous vous devez d’être optimiste et que vous pouvez résoudre le problème et ramener la Syrie à sa normalité.

Czech TV: Y a-t-il un espace pour des doutes? Pour un homme dans votre position?

Président Assad : Doutes en quoi?

Reporter: Des doutes sur vos actes, sur les étapes que vous avez franchies?

Président Assad : Dans le passé, vous voulez dire, ou …?

Reporter: Oui, je veux dire, comme si vous vous demandez ...

Président Assad : Bien sûr, vous avez à vous revoir tous les jours, et si vous regardez les détails, vous avez toujours  des détails auxquels vous pensez, vous dites toujours que ça pourrait être ou aurait pu être fait d’une meilleure façon,  parce que vous n’avez peut-être complètement tord ou complètement raison, donc quel est le pourcentage?

C’est quelque chose de subjectif, vous changez d'avis, à propos de tout, tous les jours. Cela dépend de la situation, surtout quand vous ne disposez pas d'un seul facteur isolé, séparé, que tous les facteurs sont liés, de sorte que l'équilibre à trouver entre les différentes actions que vous décidez n’est pas facile.

Vous révisez votre jugement et ne cessez de le réviser, mais je pense que la seule véritable évaluation et l'évaluation objective ne seront possible qu’après la fin de la crise, parce qu’au milieu de la guerre, il est difficile de parvenir à une conclusion à propos de tout. Donc, je pense que plus tard, après la crise, nous pouvons dire exactement où nous nous sommes trompés. Nous faisons certainement des erreurs comme les autres êtres humains.

Czech TV : Où voyez-vous la Syrie dans dix ans?

Président Assad : Dans dix ans, la seule option que nous ayons est de vaincre le terrorisme. Il n'y a en pas d’autre. Deuxièmement, maintenir la société laïque et ses différentes couleurs. Troisièmement, avoir réformé en Syrie: ce que le peuple syrien veut quant à son système politique et son avenir, donc,  je pense que je l'ai dit, la chose la plus importante est la laïcité, deuxième, plus d'intégration qu'avant la crise, même s'il ya une intégration, mais on a toujours des flux dans les sociétés. Donc, voilà comment je vois, et, je l'espère, pour retrouver la prospérité.

Czech TV: Où vous voyez-vous dans dix ans? Pouvez-vous imaginer la vie à l'extérieur du bureau présidentiel, peut-être, en dehors de la Syrie?

Président Assad : Pour moi, pour être franc, je ne me suis jamais soucié de ma situation, et je ne m’en soucie pas davantage d'aujourd'hui que de demain. Je n’ai jamais pensé à ça, avant même que je ne devienne président, je n’ai jamais pensé à ma situation. Ce qui m’importe est ce que le peuple Syrien veut.

Maintenant, au milieu de la guerre, je ne vais pas dire que je pars pour une raison quelconque, à moins que le peuple syrien ne le veule. S’il y a la guerre, vous devez faire votre travail afin de protéger votre pays; sinon vous êtes un traître. Ce ne sont pas choses acceptables pour moi ou pour les Syriens. Quand il y a des élections, le peuple syrien décide s’il veut de moi,  et moi, je serai heureux de les représenter. S’il ne veux pas de moi, je serai heureux de le quitter, ça ne me pose aucun problème.

Czech TV : Pendant cinq ans, il y a eu des discussions pour vous faire quitter votre poste. Parfois, il semble que ce ne soit pas une question de « si », mais de « quand ». Mais cinq ans après, vous êtes pourtant  toujours là.

Qu'est-ce que vous avez que les dirigeants de l'Egypte, de la Tunisie, de la Libye n’ont pas?

Président Assad : Le soutien du public. Chaque fois que vous ne disposez pas de l'appui du public, vous ne pouvez pas réussir, vous échouerez.

Si vous voulez parler de ces présidents que vous avez mentionnés, ils ne bénéficiaient pas d'un soutien public. Et dans le même temps, ils ont eu, au tout début,  le soutien occidental, mais quand l'Occident a noté qu'il n'y avait plus l'appui du public, ils ont changé leurs positions et ils leur ont dit que vous devez partir, tandis qu'en Syrie, la seule chose qui m'a maintenu dans cette position est le soutien du public, rien d'autre.

Czech TV: Alors, peut-être tenez-vous dans l’histoire la place de l’ultime survivant?

Président Assad : Pas survivant, j’ai été très honnête avec les Syriens depuis le tout début. Je suis une personne très honnête. Deuxièmement, il est très important que les gens sachent qu'ils se battent pour leur pays et que vous combattiez avec eux, vous ne livrez pas votre propre guerre, ils ne se battent pas pour que je sois président, pour que je sois dans cette situation.

Je ne me bats pas pour être moi-même dans cette position. C’est quelque chose qu'ils savent très bien à mon sujet; sinon, si c’est ma guerre, s’il s’agit de garder ma position, personne ne va combattre, vous n’auriez pas ces personnes qui se battraient et perdraient leur vie pour ça.

 

 
Czech TV : La dernière question, le plus difficile, quand-y-aura-t-il la paix en Syrie?

Président Assad : Lorsque ces pays que je l'avais mentionné: la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Arabie Saoudite, Qatar, et quelques autres cesseront de soutenir les terroristes, le lendemain, la situation sera meilleure et, en quelques mois, vous aurez complètement la paix en Syrie, certainement.

Czech TV: Un agenda ?

 


Président Assad : Je vous ai dit : dans quelques mois. S’ils se sont arrêtés, s'ils n’arrêtent ça, c'est fonction des obstacles qu’ils vont dresser. Mais en dépit de ces obstacles, nous allons gagner, mais quant à la date, ça va être difficile de répondre.

Czech TV : Êtes-vous optimiste à ce sujet?

Président Assad : Bien sûr, certainement; autrement, nous n’aurions pas combattu. Si nous n’avions pas d’espoir, nous n’aurions pas combattu toute cette guerre comme Syriens.

Reporter: Merci beaucoup Monsieur le Président.

Président Assad : Je vous remercie d'être venu. Je l'ai beaucoup apprécié.

 

 

 

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