Dans une interview au quotidien espagnol El Païs, l'ancien ministre des Finances du gouvernement Tsipras, le bouillant, le très iconoclaste et pas corrompu pour un sou - avouez que ça fait beaucoup pour un seul homme - Yanis Varoufakis, estime que l'objectif de l'Allemagne est d'imposer l'austérité partout en Europe, même en France.
Débarqué du gouvernement Tsipras au lendemain du référendum grec, Yanis Varoufakis, l'ancien ministre des Finances, continue d'alimenter les médias de ses analyses.
Cette fois-ci, c'est au journal espagnol El Pais que Varoufakis a donné une interview.
Dans cette dernière, le député de Syriza lance une nouvelle bombe.
Selon lui, « le plan de Wolfgang Schäuble ( le ministre allemand des Finances) est de mettre la troïka partout : à Madrid, mais surtout à... Paris! Paris, c'est le gros lot. C'est la destination finale de la troïka », affirme ainsi Yanis Varoufakis.
Sous-entendu, l'Allemagne veut imposer l'austérité partout en Europe, et la France serait son objectif final.
Le pompon absolu à décrocher dans cette partie de dupes, de cocufiage magistral et somptueux par son ampleur internationale, de droit de cuissage des peuples de l'Europe, d'oblitération et de mise sous séquestre généralisé de leurs libertés publiques, et de constant, sous prétexte de crise sévère à multiples soubresauts à têtes chercheuses d'opportunités pour gruger le gogo et le dépecer à souhait, de constant effacement des acquis sociaux pourtant arrachés de haute lutte et dans le sang d'anonymes femmes et hommes de feu-l’Europe des lumières, et dont la notre-mémoire collective n'a conservé et extrait de la mêlée furieuse que fut cette histoire plutôt furieuse et quand même tragique, que quelques noms qu'on nous rabâche à souhait, dont on affuble rues, places, écoles, collèges et lycées, et autres hauts lieux remarquables de la nation dont se sert cette république pour ne même plus parvenir à pouvoir dissimuler aux vu et su de tous son invraisemblable, mais bien réelle et concréte, gabegie, sa trahison phénoménale de tous ses engagements, et, par dessus tout, de tous les fondamentaux qui ont prévalu à l'édification longue et douloureuse des nations, de leur esprit et en lesquel se reconnaissaient, quand ils ne s'y miraient pas carrement dedans, les peuples et les citoyens qui les composaient, et qui en était le ferment, le sel et le levain du vivre-ensemble qui les, parfois, cimentaient pour oeuvrer ensemble et de concert, pour oeuvrer en commun.
Le pompon absolu à décrocher dans le caravanserail européen, où, bien - mais de moins en moins - à l'abris des regards de ceux qui n'y émargent pas d'une façon ou d'une autre, le manège s'est endiablé, la machine s'est grippée de par la volonté d'une caste sans noblesse mais argentée, d'une secte mortifère et sans autre ornement que la fortune, sans frein ni mors et toutes dents dehors, la machine à détruire et destructurer tourne sur elle-même à fort régime, bientôt plein, et décérébre à tour de bras, à grands coups de moulinets dont les forces centripétes inouies en action et en jeu expulsent et excluent à tout va.
Quant au rebus et aux myriades qui le composent, des lois toutes fraiches, pour l'instant maintenues à égale distance les unes des autres et disposées en faisceaux, mais dont les articles qui les composent, s'imbriquent si bien les uns aux autres, à la maniére d'une solide crémaillière dentée, dentelée, pensée pour éradiquer, discriminer et, en définitif, pour broyer, des lois toutes fraiches sont là toutes prêtes pour les acceuillir.
Les crémaillères lumineuses de l'orage attentatoire aux libertés publiques et à celle des peuples de l'Europe nous envisagent dans le silence effrayant de ceux qui vont avoir, et le plus gravement du monde, à en pâtir.
Ainsi, selon le génial et turbulent troublion venu de l'attique « le Grexit est utilisé pour créer la peur nécessaire pour forcer Paris, Rome et Madrid à acquiescer».
Et d'ailleurs, le nouveau plan d'aide soumis à la Grèce serait voué à l'échec selon Varoufakis, et cela car «Wolfgang Schäuble n'a pas envie d'un accord qui fonctionne».
Il y a quelques jours déjà, dans une chronique publiée par Le Monde Diplomatique, Yanis Varoufakis avait écorné la position de la France lors des négociations avec la Grèce. Il avait ainsi estimé, citant tour à tour Charles De Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing ou François Mitterrand que « La France n'est plus ce qu'elle était ».
N'est-ce-pas le Président Valéry Giscard d'Estaing qui déclarait à propos de la fonction présidentielle qu'elle était faite d' " intrigues et de comprommissions ".
O tempora, o mores ! ... Et de trahison !
Quant au " Que la France ne soit plus ce qu'elle avait été ... ! ". Hélas, trois fois, mille fois ... hélas.
N'était-ce-pas le banquier Emmanuel Macron devenu Ministre de la France de Hollande qui déclarait, faisant se lever et souffler un vent de colère et d'indignation bien légitimes, " que les français étaient trop payés ".
Serait-ce la voie d'une aurore ou celle d'un crépuscule que celle du franc-xit ? ...
Jeune cavalier au fusil ou La fantasia, Étienne Dinet (vers 1900)