Pour devenir locataire du palais le plus couru de la république, que n'investira jamais plus d'un seul, il lui faut, à ce seul auréolé d'enfin le Prestige, rameuter tant et plus et plus encore, de plus ou moins riches et plus ou moins pauvres tous confondus dans ce bain amniotique temporel de quatre fois le même geste, et pour se faire réaliser l'exploit d'attirer à lui, tel l'aimant, la limaille, tous les contraires et leurs contraires, qui scanderont alors le soir du grand soir, le mantra sacré des foules en liesse, des sports, des jeux et des batailles de la politique, abréaction sonore tant attendue, fruit de l'énergie du travail, de la volonté et de l'ambition de tant et tant pour le luire d'un seul. Le Locataire.
Lui tout à son pinacle besogneux, alors qu'au lendemain qui ne tardera pas du grand soir, peu-à-peu, se disloquera la masse, moins compacte ici et là, se déliteront les liens, qui, par groupes, petits et grands, dynamiques ou moins ou pas du tout, se défera la foule en des directions diverses, opposées, contraires
... Les pauvres retourneront à leur pauvreté, les riches à leur richesse, les oubliés à leur oubli...