pierre guerrini

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Billet de blog 22 février 2012

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Pourquoi pas des commandos Syro-Libano-libyens pour nous aider ...

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

On se plait partout à vilipender tous ces régimes d'authentiques dictateurs,  qui,  depuis des lustres tiennent leurs peuples sous le joug de leur pouvoir,  et les enferment dans leurs geôles, se débarrassent des opposants et restreignent la liberté d'expression et la visibilité de la vie sociale.

Fort de notre passé, inscrit dans les livres, et dans les livres des livres, parce que sinon, personne n'y était, et,  dans un peu plus de cinq à sept décennies,  personne n'y sera plus non plus   - Ne sommes-nous pas tous des morts en sursis ?  Vous, Toi, Moi... Toi, Toi, mon amour, mon amour, dont on nous vend l'image superbement virtuelle aussi surement que celle de l' immortalité de nos certitudes  -   et,  auxquels,  nous portons, sans rechigner,  foi et grande foi,   autorité et légitimité nous sont ainsi donnés, accordés,  de droit sacré, sorte de cuisse de Jupiter à la mode française, dont tous, ou, presque, nous nous serions,  rendons grâce aux forceps de l'histoire, extraits  ... Nous sommes nés de ce type de droit divin. C'est nous qu'on sait. Et, on sait parce que d'autres,  dont,  quasi plus personne,  ne descend, ni, d'ailleurs, ne vient,  non plus, ont fait ce que dans les livres,  et,  les livres des livres qui se rajoutent constamment aux livres qui s'étaient déjà  rajoutés,  il est écrit, et, donc,  dit qu'ils ont fait, et, pourquoi et comment, ils l'ont fait, que ce qu'ils ont fait, c'est très bien, que c'est ça, et,  comme ça,  la justice, et que c'est fait,  pour tout le temps,  et que c'est plus à faire pour nous, que c'est fait pour toujours, et que c'est ça l'avancée de notre civilisation et sa grandeur,  et,  qu'on la donne en exemple aux autres peuples qui vivent autrement et pas comme nous,  qui avons su nous débarrasser de tout ce qui était contraire au sens du progrès de l'humanité.

  En gros, on est le progrès de l'humanité.  On l'ouvre et c'est l'humanité qui parle. C'est l'humanité qui vous parle. Écoutez ce que l'humanité a à vous dire. Et prenez en de la graine ! On ne vous le répètera pas autant de fois qu'on en a l'air ! Et s'il vous semble qu'on le répète autant de fois que ça, c'est encore notre humanité qui nous l'impose... C'est que l'humanité qui vous parle veut vous convaincre... Nous vous le répèterons autant de fois qu'il le faudra, et, à chaque fois, nous en préciserons le terme. Nous avons les greniers qu'il faut. Et des graines à vous noyer dessous. Nous vous ensemencerons de ce que vous ignorez être bon pour vous. Nous vous ensemencerons de ce dont vous ignorez et ignoriez être gros. A ce point gros. Et à ce point d'ignorance.  Que c'en est pathétique !  Nous le savons, nous le voyions, nous avons tellement d'avance, parce que notre voyance est linéaire,  comme le sens de l'histoire et du progrès. Comme le sens de notre histoire et de notre progrés.  Nous avons les voyants qu'il faut. Vous n'êtes pas autres. Et si vous l'êtes, ou, si  deviez l'être, le devenir, ou risquez, ou, risquiez, de le devenir, votre retard, il vous faudra combler. Et nous nous y emploierons. Sans relâche, avec cette tranquille obstination qui caractérise notre civilisation, notre humanité toujours en progrès, notre assurance, cette assurance léguée par notre histoire qui éclaire, tel un phare dans les méandres de la nuit des peuples, l'avenir radieux qui, d'avoir comme une évidence à l'être,  est déjà le notre. Nous irradions l'être radieux de nos certitudes combatives, tellement compassionelles qu'elles nous sont l'une de nos nombreuses secondes natures.

Telles les lames des poignards du savoir qui tranchent net dans les nœuds de l'obscurantisme, de tous les obscurantismes et  intégrismes, et de tous les retards, de quelque ordre soient-ils, de toutes les déviations et chemins de traverses néfastes à son devenir de lumière, le phare de notre humanité qui plonge droit, et sans distinction aucune de discrimination toujours vouée aux gémonies de nos tribunaux internationaux,  au cœur de votre nuit, de la paille délivre le bon grain, et de l'ivraie, l'en sépare. Nos greniers regorgent de ce qui, à vos atavismes de toutes sortes, fera rendre gorge. Nous vous  délivrerons, et en serez gré. Pas tous, sinon, au début,  vos élites que nous installerons, mais tous par la suite. Nous vous délivrerons. Nous délivrerons  la femme des voiles qui, aux regards,  la dérobent, et des enfants, qu'en son sein elle élève, et  qu'elle ne sait pas ne pas vouloir. Telle est la voie de l'humanité, transparente, haute, claire, forte, qui entonne et tonne, s'il le faut, sans faiblir, depuis les  minarets des postes de décisions et de surveillance des antichambres des banques du pouvoir de notre civilisation.

Nous avons élevé  le meurtre du tyran,  que nos puissances technologiques nous permettent,  et,  nous nous permettrons de tout temps, comme nous l'avons toujours fait, et, nous le nous sommes toujours permis, comme, au-dessus de l'archipel nippon,  ce 6 août de l'an quarante-cinq du siècle et millénaire passé,  nous nous permettrons,  donc,  de tout temps tout ce qu'elles nous permettent et nous permettront,  nous avons élevé  le meurtre du tyran  au rang du bienfait à l'égard des peuples, par lui, contraints, nous avons élevé le meurtre du tyran au rang de bienfait à l'égard de l'humanité, au rang de rituel, de rituel  sacrificiel  à cette seule icône de nos temps, que nous  puissions et ayons, encore et uniquement, à vénérer.

Et cela, le tyrannicide, est, sinon, le fruit, du moins le socle,  la marque, l'estampille des nouveaux engagements de notre civilisation, de notre humanité en devenir à la recherche, en quête de cet  elle-même de longue date, de date antique, cet elle-même annoncé, révélé, céleste, couché, avant que de l'être sur du papier, sur des tablettes, maintenant numérisées.

Nous avons élevé le tyrannicide au rang de  bienfait à l'égard de l'humanité. Ainsi a-t-on parlé !  Telle est notre voie, la voie. Tel est le brise glace de sociétés trop longtemps maintenues dans d' insupportables archaïsmes de glaciations ante-diluviennes. 

http://www.newsoftunisia.com/international/un-trermblement-de-terre-sous-les-pieds-de-sarkozy/

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