Malgré le désir initial et compréhensible, légitime, que la situation, que l'on sentait, dès le début, très conflictuelle et absolument explosive, se rétablisse et inverse, avec l'aide, enfin, de l'intervention militaire, ce cours tragique que l'on voyait prendre aux évènements, et, dont les médias, tous confondus, rendaient, pour des raisons peut-être différentes, uniformément compte, il est, hélas, bien vite apparu que les choses de la guerre ne vont pas, ainsi, de soi, comme il aurait pu le sembler, naguère, tout juste naguère, dans ce naguère du temps de paix.
Car le pays est en guerre. Et la guerre tue des gens, et, beaucoup de gens.
Le pays, pour pas que des gens meurent, en tuent, et peut-être bien plus, que s'il n'était intervenu pour les sauver de la mort, en ne tuant, obligé, que les méchants.
Le pays tue un tas de gens. Les gens, ce sont des enfants, des bas-âges, des moyens d'âge, des âges plus grands, de l'école maternelle, enfin, un tas de gosse, et leur mamans, des papas, des méchants, mais qui sont aussi des papas...enfin, c'est la guerre...La guerre, de loin, de très loin, qui tue de prés, de très prés.
Et avec des armes performantes, perforantes, très perforantes et donc très toxiques, et très longtemps absolument très toxiques.
Des très armés qui tuent, massacrent des pas-armés du tout, et quelques autres, un peu plus. Mais ça, ceux-là, ceux sont les méchants. C'est normal. C'est pour ça qu'on était d'accord pour qu'ils y aillent ...
Mais depuis, le jour est tragique et la nuit opaque et lourde.
Tout s'est compliqué, et tout ça ne ressemble plus du tout à ce à quoi ça ressemblait avant, à ce à quoi ça devait ressembler vu du temps de paix, avant que ça commence, et qu'on était, à force, d'accord pour que ça se fasse.
Et quelque chose a dû mal tourner, et rien n'est plus, à l'évidence, ni très clair, ni très évident. Ni fort honnête. Il semble qu'il y ait des jeux, des jeux et des enjeux, et que tout ça, jeux et enjeux soient très brouillés. Trop embrouillés. Et maintenant trop tachés de trop de sang.
Et de sang bien innocent. S'il en est du coupable.
Basta la guerre !
Et qu'on rappelle les bateaux ! Et qu'on ne fasse plus partir les avions, d' ici et là, comme de la base-aérienne 126 - Capitaine Préziosi -, qui porte le nom du père du Raïs Libyen pour aller le bombarder et essayer d'aller le tuer. Lui, son fils ! Gare aux forces de l'esprit ...
En tout cas les forces de la guerre ne suffisent pas. Serait-ce que les forces de la guerre soient moins fortes que les forces de l'esprit ?
Et pour ne rien ajouter à ce désastre encore localisé, et encore, néanmoins, tout à fait maitrisable, ne prêtons, ou tentons de ne pas prêter, mais alors aucune oreille, et surtout pas favorable aux véritables sorcières, aux Circés bottées et sur-déterminées, dont les ombres se profilent déjà à l'horizon, quand, aux US, d'importants mouvements de troupes surprennent, ces derniers temps, par leur ampleur, à leur passage, simples manoeuvres de grande envergure, déménagement titanesque ou ... préparation à quelque conflit-catastrophe, et quand la propagande occidentale, en général, s'ingénie à vilipendier le régime Baassiste du Syrien, soudain trop honni, et par , soudain, trop de monde à la fois, pour que l'Iran, si proche, ne soit pas, en à-peine-arrière-fond, en réelle ligne de mire.
Gare à la guerre qui risque de poindre un beau jour, qui, pour le coup, n'aurait plus rien à envier à cette noirceur si affreuse et si spécifique des longues nuits tragiques de l'humanité.