La survie de la mort
Fessenheim
Il est hallucinant de constater à quel point les pleutres et, somme toute, autres incompétents, sont dans une méconnaissance totale de leur propre ignorance.
L'évidence ne les effleure pas. Pas davantage que le bruit du battement d'aile d'une hirondelle.
Les rafistolages hâtifs n'ont d'autre utilité que de légitimer, léger antiseptique de surface pour des consciences bien atrophiées, arides et par trop desséchées, qui ne s'abreuvent plus, et, ce, depuis longtemps, aux sources, qui, jusqu'à maintenant, jusqu'à, donc, nos jours, les eurent, comme il se doit, comme il se devrait, et comme il eût se devoir, irriguées, nourries, développées, que de légitimer donc, auprès uniquement des responsables, les fondements de décisions et d'actes qu'ils prennent et qu'ils imposent avec brutalité et sans appel possible, à la communauté mondiale, humaine, dont les conséquences, un beau jour, probables, ici ou là, à noter que l' " ici ou là ", la localisation, au vu de l'ampleur planétaire des ravages dans l'espace et le temps, ne sont plus des paramètres de première importance, dont les conséquences donc, par une étrange disposition de leur psychologie, leurs sont étrangères, leur paraissent sans doute irréalistes, bien improbables, hors de leur conception, expurgées de leur mental, exfiltrées par on ne sait quelle puissance, quel mécanisme ou quelle entité avec lesquelles - conséquences - , elles seraient incompatibles, en opposition, comme l'eau et le feu, élémentaire, ou ne seraient, tout simplement, - par habitude et réflexe peut-être de la rouerie habituelle de la joute politique - que futiles arguments à, comme ils s'y entendent à le faire, balayer du revers le plus vif possible de la main.
La survie de la mort est à ce prix.