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Billet de blog 24 décembre 2011

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La guerre qui vient

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

A la liste des pays Arabes dans le " collimateur ", auquel l' Otan a, lors de l'intervention en Libye, avec, à postériori, la réaction très indignée " on tue des enfants " , de M Poutine, trop tardivement au fait des visées réelles de la coalition, prêté main-forte, figure aussi, entre autres, le Yémen, l'Algérie ...

" De quelque façon que cela se passe, cela se passera " est le maître mot de la politique d'expansion économique, couchée sur papier, voilà des années, décidée, dans les cercles qui disposent de ce pouvoir. D'un tel pouvoir.

" De quelque façon que cela se passe, cela se passera " est le maître-mot, l'arcane de la stratégie à l'oeuvre.


Peu à peu, à la façon d'un buvard qui s'en imprègne, nous pouvons voir et découvrir, nous pouvons assistons, et nous assistons, en quasi-direct, impuissants et pas mal-médusés, à l'avancée assez lente au début, aussi inéluctable que fut vive, soudaine, violente et imparable la percée des Ardennes, de cette tache malfaisante, de cette lèpre qui gagne, inexorablement, cette putréfaction, de cette encre noire de sang, qui, ici, et là, par taches, perce, pointe, pique la matière, s'y dissémine dessus, ou affleure, et ailleurs s'étend, ou, s'est, encore ailleurs, carrément répandue et ce très tragiquement, comme, vues d'avion, la nuit, les lumières denses et regroupées des villes, ou, celles, plus rares et davantage éloignées les unes des autres, des campagnes.

En en ayant compris la logique parce que les intérêts et la détermination, nous en avons compris et nous en saisissons la monstruosité froide du dessein initial par le dessin irrégulier et éruptif des mélanomes qui le soulignent.

Et à la manière du praticien, nous en anticipons les multiples, redoutés et redoutables manifestations, leur apparition et les multiples noeuds de leur bien complexes intrications.

A chaque grande invention, son calamiteux écho. A chaque grande invention, son lot de malheur. Chaque grande invention préfigure, et porte en soi les prémisses, la guerre qu'elle va permettre aux hommes de se faire. Ainsi, chaque grande innovation technique a eu son pendant de catastrophes. Le plus malin se précipite réveiller la mort, et, elle, d'étendre son suaire sur toujours davantage de gens, de familles, de pères, de mères et d'enfants en un nombre toujours croissant, en un maximum, de contrées.

Combien de petits suaires ... Des chiffres ! ... Compter, c'est toujours se rapprocher de la mort.

Depuis la pierre à feu, la trouvaille du bâton de jet, ici, chasse et mort au même programme, de la poudre là, et de sa pyrotechnique destruction, du canon, réduit en arquebuse, raccourci en pistolet, tube qui expédie, bombarde à coups de pierres, de gros cailloux et boulets, plus tard détonants, à l'imprimerie, merveille qui bombarde à coups de mots, et tout sens et partout, jusqu'au siècle dernier, de la radio et de l'électricité sonorisée, dont le plus malin va tout de suite s'emparer, pour tout aussitôt propager ses discours fielleux et enflammés, et, au passage, inventer la caméra 35mm pour le suivi des exploits en écho des siens sur presque toute la planète, en passant par ces deux ailes à-peine volantes que déjà surmontées d'une mitraillette, - presque, ancêtre du drone, la mitraillette avant le pilote, ou alors c'est bien parce qu'il fallait quelqu'un pour activer son déclenchement ... - jusqu'à maintenant, et aussi pour le pire, l'internet, l'internet et toutes ses possibles, la toile, jouet fabuleux tant qu'il n'oeuvre pas au réveil de la dame fourchue au suaire pour petits et grands, pères, mères et enfants, et ne se travestisse pas en d' invraisemblables diableries tentaculaires qui n'auraient d'égales par leur incontrôlables ramifications dé-multipliées et leur haute dangerosité que les innombrables petites armées des minuscules combattants aux puissances titanesques que des sommités diplômées concoctent dans leurs laboratoires bien à l'abri des microbes.

L'internet contient en substance, comme jadis le micro et l'orateur, en écho, dans sa structure, l'esprit stratégique des formes de guerre à venir, et, avant que d'être là, le moins imminente, pour tous, possible serait le mieux.

A la lecture du buvard, force est de tragiquement constater, que d'Autres en ont décidé bien autrement.

Ici, et donc, là, à l'orateur s'est substituée, une entité, une cohorte en colloque réduit, laquelle, pour l'effectuation et la concrétisation de ses vues et de ses buts, par son ineffable volonté de les voir accomplies, efface du front de l'avenir du plus grand nombre possible le mot " vie ", pour le ceindre du lumineux et blanc suaire du mot " mort " .

Quant à l'Orateur, rôle lui est, dorénavant, par le mêmes conclaves, attribué et dévolu de berner, de dévoyer et d'endoctriner suffisamment longtemps et puissamment des foultitudes anonymes et condamnées jusqu'à ce que cette dynamique, qui se révèlera leur être fatale, soit suffisamment engagée pour être irréversible.

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