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Billet de blog 25 août 2011

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Mort ou vif - Les deniers de la délation -

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Mort ou vif ... Les tueurs à gage - Les deniers de la délation -

Quel bel exemple ... Mort ou vif ! C'en est une façon de procéder... La méthode s'exporte. Et personne pour s'en offusquer officiellement. Pas de voix. Jamais personne pour s'opposer ! Comme si personne ne trouvait rien à y redire ! Comment est-ce possible ! Comment autant de couarde cécité devant la prégnance des intérêts du pouvoir des plus forts quand on en brigue certaines des plus hautes fonctions ? La collégialité a du bon, mais elle est la forme atonale de l'impuissance, parce qu' en son essence, cette crainte permanente d'une possible et par trop aventureuse dissonance. (*) Les chemin est très escarpé. Les marches sont étroites qui y mènent, et à chaque pas, davantage. Etroites et hautes. A chaque pas, un peu plus. L'on ne s'y meut pas à plusieurs. Nécessité absolue de savoir s'extraire. S'ériger courageusement.

Comme si cette inconduite internationale était légitime, respectueuse du droit, respectueuse de l'individu. Comme si l'appel au meurtre, le meurtre était une façon de procéder légitime et correcte. Il n' y a là rien de bien honorable. Et qui-plus-est le meurtre gratuit. Pour de l'argent. Tout a un prix. Logique mercantile. Les balles se glissent dans les culasses. Les tueurs s'apprêtent. Les armes sont prêtes et bien huilées. C'est l'hallali. Les protections sont négociées. L'appel est une insulte. Transformer les citoyens de nations en tueurs à gage. La méthode s'exporte.

Voilà de quoi légitimer toutes les fatwas. Où est la différence ? ...En quoi réside-t-elle ? ... Si ce n'est en la force et l'efficacité affirmée et la dangerosité du plus fort. Des plus forts. Mais qui sera l'encore plus fort d'entre les plus forts ? Le plus fort appelle au crime. Joint le geste à la parole et glisse une bourse bien remplie dans la poche de l'assassin. C'est une bourse bien remplie qui ne coute rien et rapporte beaucoup. Un vrai far-west. Et le pétrole va pouvoir couler à flot controlé par des entreprises dont les cours de la bourse vont se rétablir.

Qu'en est-il des cours de ces qualités qui ne sont pas côtées en bourse et dont le délitement ainsi que la chute, le constant effritement se poursuivent continuellement, de toutes ces qualités, tous ces bouquets de qualités finalement vendus fort chers à la grande partie de ceux qui en ont suivi les préceptes, parce que le ferment du vivre bien, du vivre ensemble, de l'assurance du maintien de toutes les paix possibles, la volonté de se préserver des retours craints des ombres des orages du passé, de s'en tenir à distance. Soi, les siens, les autres, et tous les autres.

Qu'en sera-t-il des conséquences de la chute des cours des qualités dont l'éclat se ternit, le goût s'affadit. Passent de mode.

Ne serait-t-il pas venu le temps de minutieusement fourbir nos lames ? Un homme : Mort ou vif ! Pas besoin d'affichette à son effigie. Qui ne le connait pas ? Tous des tueurs. Quand le gris cours des choses s'installe... A chacun sa cause. Mort ou vif. Apprêtons donc nos armes. Puisque la matière grise ne retient plus que sa couleur, et que rien ne luit là-haut du côté de là où les marches se font toujours davantage exiguës.

* Mr Jospin, en activité gouvernementale, discutant mollement et longuement avec ses proches le choix des termes d'une déclaration. Alors qu'arc-bouté sur ses immuables déterminations aux funestes dissonances, celui qui allait quelques mois plus tard le débouter de ses illusions de grandeur régnante, ne s'embarrassait guère de collégialité encombrante.

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