Les derniers vœux du « P.C. »(Président Candidat).

 Les derniers vœux du « P.C. »(Président Candidat).

Durant le discours de Toulon 1, voulant répondre à la plus grave crise économiquo-financière que le monde ai connu depuis la première guerre mondiale, notre Président et son armé persistent et signent leur marque politique, en nous enfumant dans des promesses qui n'engagent que ceux qui les croient, nous diront ils. Un refondement du capitaliste devenu fou, à travers un nouveau « Bretton-woods ». Le verbe était juste et bien choisi. Mais quel drôle de travestissement de la vérité que de constater l’affairement à nous le faire oublier dans le discours de Toulon 2. Par un constat qui consiste à dire que cette crise systémique est mondiale et ne peut être résolue à l'échelle d'un seul pays mais peut-être au niveau Européen, le président et sa troupe jouent les « copperfield » de la pensé politique. Là encore la discordance entre les mots et les actes ne faisait qu'illustrer l'ampleur de la tâche. Ne pouvant rien faire au niveau mondial, ils se rabattent sur une plus petite échelle. Sur un fond de vœux présidentiels, sans à nouveau parler d'échec, ce candidat bien accompagné se retrouve à tenter le tout pour le tout pour sauver ce qui peut l'être, en faisant appel à la générosité « d'écoute » des plus touchés et faibles d'entre nous par cette crise.

 

Les « peuples » ne devaient plus payer les pertes et fracas des risques pris par les spéculateurs sans scrupule sans que ceux-ci ne s’exonèrent de toutes responsabilités. On en a vu des sommets, G20, et autres réunions extraordinaires renvoyant une réalité plus dure et rude que ses mots n'engageant que leur détracteurs. Malheureusement, c'était sans compter sur les réfractaires à cette vision dichotomique de « faites ce que je dis et pas ce que je fais » . C'est quand même culotté de prétendre, sous l'égide de la Présidence de l'Union Européenne (audace pour certains) et du G20 ensuite, donner des leçons de morales, quand on regarde ne serait ce que la politique intérieure du pays du prétendant. Prenant acte de cette injonction à ne pas pouvoir régler le problème de la crise, à ce niveau, la position de ce gouvernant et de ses membres devenait intenable. L’espérance d'un monde où la spéculation financière payent enfin les conséquences de leurs pertes s’effondrait. Celle ci éclatât lorsque que les spéculateurs devenus fous et se réjouissant du manque « d'actes », de décisions mondiales, se sont mis à frapper violemment les économies et en particulier, au comble de l’ironie, les dettes des pays les plus faibles de la zone EURO.

 

Il est venu donc l'ère du changement de braquet. Le Président et son cortège ont tenté de nous convaincre que la solution pouvait se trouver dans la formation d'une EUROPE plus forte, avec en plus d'une monnaie commune, une POLITIQUE économique et financière. C'est le déterminisme du discours de Toulon 2 qui fait acte de ce recentrage. Le constat, compte tenu des circonstances, était juste mais le résultat s'est traduit par des contradictions des effets escomptés? En décortiquant des sortes de plans de structures garanties par des pays presque tous très surendettés, notre Président a tenté de nous convaincre que l'on pourrait mettre en place des mécanismes de protection de l'Europe. Il a fallut un bon nombre de sommets de la dernière chance, pour de drôles de résultats. Ceux-ci nous ont été présenté dans un tel climat d'angoisse qu'une suspicion « d'auto prédication » s'est fait légitimement jour. Ces ébauches de plans qui se veulent aboutir à une sorte de gouvernance européenne, nous « dirigent », maintenant, vers un « nomansland » démocratique prônant le désendettement purement comptable des Etats avant d'envisager un espoir quelconque. On est de plus en plus loin de cette « moralisation » des finances en partie responsable des économies des pays. La désillusion est d'autant plus forte qu' après l'avoir encensé cette morale, ce « P.C » en fait un rêve lointain voir une illusion programmatique.

 

Car tout est là maintenant. Le Candidat Président a un bilan de politique nationale s'inscrivant dans celle appliquée sur le plan International et Européen citée précédemment. Ce bilan reflète et accentue sa discordante application de ce qu'est l'exercice de la démocratie dans notre pays. Le retrait tardif du bouclier fiscal et bien d'autre désengagements électoraux ne font que démontrer les ERREURS monumentales, qui nous coûtent chères en emplois aujourd'hui. La défense de notre compétitivité dans cette mondialisation basée sur des idéaux de travailler plus pour gagner plus est révolues. L 'argumentaire prétendant que de faire travailler plus et mieux les travailleurs parmi les mieux classés d’après les chiffres européens permettra de sortir la France de ce « bourbier » risque de vite s'éroder dans l'actualité toujours plus réactive. La vision d'ajustement de la compétitivité, par des éléments inter-changeable constituant majeurs de cette objectif est tout simplement « suicidaire ». L'ajustement ne pas peut se faire sur l'outil, mais bel et bien, sur les pendants de cette objectifs. Pour accroître ces bénéfice, le boulanger ne va pas fabriquer plus de pains, si personnes ne lui en achète plus, mais va plutôt réduire ces besoins personnels et se résigner à attendre de meilleurs conjonctures économiques. Les « Personnes sans activités », qui sont à leur insu, pour une grande part d'entre eux, précaires, fragilisés, au RSA et dont il s'est attaché à dissocier de notre société dans des polémiques bassement électorales, l'ont bien entendu. En les amalgamant aux demandeurs d'emplois et en les cataloguant de « cancer de la société » quel respect leurs et nous apporte-il en saccageant l'outil de travail? D'autres encore, malades de surcroît de travail lié au stress pour une grande partie, personnes âgées pauvres et seuls pour d'autres, qui soit disant ne respectent pas les droits et devoirs des citoyens se voient insulter. Ces « fameux voleurs et tricheurs », dont il ose les culpabilisé en les comparants aux spécialistes des diverses « voles », fraudes, sociales et aux « tricheurs » professionnels du fisc, l' ont aussi très bien entendu. Plus encore, avec quelle « autres formes d'injonctions » vont ils, ce C.P. et ses « accolites » nous proposer ce « grenelle social ». N'oublions pas, non plus, leur « fierté personnelle »( la réforme des retraites ) et la manière dont ce Candidat avec son gouvernement ont négocié celle-ci . Croit-il que nous « cancers de la société », et aussi «  voleurs, tricheurs » soyons enclin, en cette période de fêtes, à l' écouter, en l'exonérant de la moindre excuse, si ce n'est que « des fautes ont été commises » ?

 

Mais que peuvent ils donc faire aujourd'hui, qu'ils n'auraient pu faire plus tôt ? Si tenté qu'ils puissent agir maintenant, cela fait il partie de leur nouvelle arme de campagne « baguette magique », que de se réserver une marge de manœuvre politicienne pour résoudre les problèmes les plus chauds suivant des « sondages », en dénonçant cette pratique? Les Français attendent encore leurs actes engagés par leurs paroles, et ne font que constater les effets inverses : instauration de nouvelle règles internationales pour réguler les transactions financières, fin des paradis fiscaux dérégulant encore plus ces marchés instables.

On les attend encore :

  • formation d'un nouveau gouvernement Européen permettant de mieux nous protéger de cette mondialisation incontrôlable. Cela ce traduit par l'installation d'une technocratie aveugle et sourde aux concepts de démocratie qui tente à ne voir que la vision comptable des solutions possibles à apporter à cette crise. ;

  • hausse du chômage malgré leurs déclarations et tentatives désastreuses de juguler cette hémorragie. Rappelons quand même, que la plus grande concentration d'emploi directe et indirecte qu'est l'industrie de notre pays a été détruite, démoralisée, non seulement pendant ce quinquennat ( agravation et accélération trés sèrieuse, tout de même ) mais aussi pendant les précédents. Les responsabilités sont bien sûr à partager mais à hauteur de leurs degrés de conséquences sur l'économie de l'époque concernée ;

  • la garantie de la préserver notre « modèle social » présenté de manière si évidente et louable, ne doit pas néanmoins être suivie d'un « détricôtement méticuleux » de celle ci inscrit dans le traité Européen de « Maastricht »,

  • avec quels « rêves » et quel « traité » vont ils réussir cet exploit de recréer près d'un million d'emplois perdus durant cette crise en garantissant à ceux qui travaillent encore de conserver le leur?

 

 

Tout cela ne nous exonère pas non plus de vous souhaitez à toutes et à tous une meilleure année que celles qui viennent de s'écouler en vous promettant de ne pas baisser la garde.

 

 

Pierre.

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