Front de gauche. Avec la présidentielle, la tension monte d’un cran -Les commentaires

Je reprends l’ensemble des commentaires d’un article du journal L’Humanité du 11 juillet. Ces textes me semblent suffisamment explicites pour montrer où en est la ligne politique de la direction du PCF actuellement !

L'Humanité, du 11 juillet 2016

Je reprends sans modification ni remarque de ma part l’ensemble des commentaires (au 14/07/2016, 11:01) d’un article du journal L’Humanité du 11 juillet. Ces textes me semblent suffisamment explicites pour montrer où en est la ligne politique de la direction du PCF actuellement !

Front de gauche. Avec la présidentielle, la tension monte d’un cran

Julia Hamlaoui, Lundi, 11 Juillet, 2016

(Pour lire l’article se reporter à l’Humanité.fr)

http://www.humanite.fr/front-de-gauche-avec-la-presidentielle-la-tension-monte-dun-cran-611664#comments

Commentaires

l embrouilleur

Mardi, 12 Juillet, 2016 - 14:38

Il faut part tous les moyens faire front commun car le réveil risque d'être douloureux .

PierreKiroul

Mardi, 12 Juillet, 2016 - 15:14

Tout le monde s'accorde qu'il faut être unis pour gagner, mais des problèmes persistent, il ne faut pas se les cacher ! Plutôt que de continuer à s'indigner et appeler sans arrêt à l'union, pourquoi ne pas d'abord mettre les problèmes sur la table ? Pourquoi, connaissant la réalité du terrain, la majorité des adhérents des partis du FDG ne veulent plus travailler avec le PCF ? Pourquoi le PCF, qui avait pourtant déclarer l'échec du FDG, semble soudainement vouloir lui trouver un second souffle ? Pourquoi, alors que le PCF semble encore croire au FDG, a t-il toujours préféré que la concertation des adhérents se fasse dans chaque parti, de manière isolée, plutôt que lors d'une concertation collective, après débat collectif entre responsables et adhérents du FDG ? Qui continue à utiliser le logo Front de Gauche sans ou contre l'accord de ses partenaires (y compris pour la campagne du OUI à l'aéroport de Notre Dame des Landes et la campagne d'Hidalgo à Paris...) ? Le Front de gauche a toujours été contrôlé par le PCF (pour la rédaction des projets politiques, la distribution des rôles et la programmation des dates lors des campagnes, la répartition des sièges sur les listes...). L'utilisation de l'image du FDG par le PCF sert à faire croire qu'un collectif le soutient, alors qu'il a toujours agit seul. Comment voulez vous donner envie à des partenaires lorsque vous êtes en permanence dans le rapport de force, de contrôle, de méfiance ? Pourquoi ne pas parler de tous ces territoires où le PCF avait déjà négocié ses places avec le PS avant même les 1ers tours, et dans le dos de ses partenaires ? Pourquoi ne pas parler du désespoir total que suscite chez les adhérents et les partenaires, chaque décision d'alliance du PCF avec le PS, après qu'il est passé son temps à le traiter de tous les noms ? Pourquoi, après cela, faire croire qu'un résultat à la Podemos-IU serait possible en France, alors que le PCF continue d'envisager des alliances avec le Parti socialiste libéral (bientôt avec Montebourg ?) ? Le PCF a majoritairement toujours revendiqué l'alliance avec le PS aux prétextes qu'elles se faisaient avec des socialistes critiques (Datigolles et Habib à Pau, Coppola et Mennucci à Marseille, à Limoges, Montauban, Rouen, Avignon, Rennes, Besançon, Grenoble...), qu'avoir des élus permettait tout de même d'avoir plus connaissance des dossiers qu'en étant dans l'opposition, d'avoir des contacts et de la reconnaissance de la part des habitants, d'apporter des petits changements au sein d'une majorité PS, que maintenir des élus coute que coute permettait au parti de se financer. Aujourd'hui, après les lois travail, macron, les retraites repoussées, l'austérité, les violences policières, la criminalisation des syndicats... comment ne pas entendre toutes ces raisons comme des prétextes opportunistes, comme une trahison terrible qui sonnera la fin de l'intégrité du PCF et son rejet irréversible par les sympathisants de gauche ? Pourquoi ne pas revenir sur les raisons qui ont poussé les adhérents communistes à diviser la gauche alternative en refusant de rejoindre les listes de leurs partenaires du FDG en Rhone-Alpes-Auvergne et Nord Pas de calais Picardie ? Les communistes se radicalisent un peu partout et pensent renforcer leur parti en ne faisant plus de concession. C'est une erreur terrible pour eux comme pour toute la gauche alternative. Les résultats en attestent. Le PCF ne représentent plus que 5% dans ces régions, la moitié des résultats des deux listes. Le rapport de force s'équilibre. Rien ne dit qu'en 2017, si ils décident de ne pas soutenir Mélenchon et de faire liste commune avec des socialistes ou de faire liste autonome, ils ne soient pas perdant en adhérents ou en résultats électoral. Pourquoi ne pas dire que le soutien du PCF à l'aéroport de Notre Dame des Landes (et quelques autres projets inutiles et imposés), à l'idée de changer d'UE de l'intérieur (malgré l'exemple cuisant de la Grèce), la poursuite du Nucléaire (même amoindrit par la volonté de renforcer la gestion des centrales par l'Etat), sont l'expression de réels divergences de fond, la croyance du PCF qu'il faut continuer à financer des projets économiques privés par les caisses publiques pour que retombent les emplois et les richesses... Et pourquoi à chaque fois qu'on veut parler de tout ca, les dirigeants du PCF, imités par les adhérents, usent de leur mauvaise foi pour dire qu'ils ne sont pas les seuls à s'être allié à des libéraux (alors que seuls quelques responsables du PG, qui se comptent sur les doigts d'une main, se sont alliés au PS. Que les autres, ce sont alliés à EELV, qui ne peut raisonnablement pas être comparée au PS), que cette façon de toujours vouloir dire "les autres le font, pourquoi pas nous ?" est pathétique et que de répondre par des attaques pour mieux se défendre est révélateur d'un manque total de volonté de débattre et de faire son auto-critique. Rappeler ces critiques du PCF provoque souvent chez les responsables et adhérents de la victimisation et de l'indignation ("on a fait beaucoup d'effort, on ne veut plus de concession et de critiques") et c'est très souvent vu par ces deniers comme de la trahison. On se fait alors très régulièrement affublé de "communiste primaire" alors même qu'on y a donné beaucoup d'argent, de temps, d'énergie et d'espoir ou qu'on a partagé beaucoup de temps ensemble. Ces comportements de défense agressive et de fierté mal placée sont repoussants ! Pour finir, si une union de la gauche alternative type FDG devait de nouveau se créer, par pitié, pour construire une union sur le long terme, faites le par la confiance et le partage. Au moins, acceptez les critiques, faites au plus vite une concertation nationale des adhérents du FDG sur les stratégies (alliance ou non avec Mélenchon) et le programme (déjà bien développé en 2012), soyez respectueux de vos partenaires (ne passez pas plus de temps à critiquer Mélenchon et à dire que la présidentielle c'est pas important plutôt qu'à construire et donner envie de vous rejoindre) et restez intègres jusqu'au bout (n'appelez pas à voter PS ou droite, laissez les électeurs librement décider) ! Des millions de vies en dépendent ! L'Histoire vous regarde ! J'ai tenté d'être précis et courtois, sans être trop affable, j'espère que mon commentaire ne sera pas censuré et ne déclenchera pas des réactions agressives. L'union fait la force encore faut il savoir la faire !

bgeo

Mardi, 12 Juillet, 2016 - 15:17

Si le PCF veut recommencer la même opération qu'en 2012, mieux vaut voter pour la France insoumise et ses candidats. Petit rappel des législatives, le PCF exige 80% des candidats et laisse à ses partenaires du FDG des miettes inéligibles. Avant, 20 Députés PCF ou apparentés, après 10 élus et 0 non PCF. Non merci ! En 2017, les seuls à pouvoir avoir une chance de battre les partis néolibéraux et atlantistes du PS au FN se sont les candidats de la France insoumises.

PIETRON

Mardi, 12 Juillet, 2016 - 18:27

A force de surfer sur des fondamentaux il apparaît clairement que ça va aller dans le mur. Imaginez donc ces millions de gens confrontés chaque jour à l'information contradictoire. Leurs réalités quotidiennes (travail, salaires, exploitation, etc...) et la litanie médiatique professant l'adaptation, la modernité, et les nécessaires sacrifices. Tout ceci alimenté par pléthores économistes médiatisés en quête soit de notoriété, soit mus par leur seule et unique vision d'une économie dédiée à la finance (au capital). Puis au milieu de tout cela des voix discordantes. Celles qui ont l'ambition de "renverser la table" et d'essayer d'instaurer une société plus vivable. Un type de société "au moins" socialiste (au sens communiste du terme), ou alors celles qui professent "une révolution citoyenne" différente, certes, du socialisme vrai (qui s'affranchit du capital), révolution portée par "l’intérêt général" (anticapitaliste certes mais non affranchie du capital en tant que tel). Puis là dessus, des ambitions ou tout simplement de l'électoralisme afin de coller au plus près des gens (discutable quand le pouvoir du capital a pris une telle ampleur et que l'essentiel se décide sur d'autres planètes..Bruxelles, etc...). Les millions de gens précités se retrouvent dans un "fatras" dont les médias soit se gaussent, ou tout simplement instrumentalisent afin d'en rester à leur amour première: "le capital". Les fondamentaux sont toujours d'actualité. Lutte des classes et société de classes n'ont jamais été aussi réels. Reste à savoir comment les faire vivre dans une société traversée puissamment par les fondamentaux de la finance. Quand les gens n'y comprennent plus rien, ils s'abstiennent ou vont vers celles et ceux que les médias promotionnent, tel le FN, sachant qu'au 2ème tour une campagne forcenée en faveur du plus modéré supposé portera ses fruits (je vois pas du tout le FN aller au pouvoir). Le PS n'a aucune chance tant il a trompé la multitude (depuis plus de 30 ans...et au delà). Un frondeur aucune chance (du PS bis ça ne fera pas recette). Etre investi par le PS est un risque énorme (d'où la fuite de certains). Le PCF seul, le risque est énorme également. Issu d'une primaire, s'il s'agit (et il s'agira d'un PS), un risque énorme également et cela même si le programme est alléchant...(les gens et le PS c'est fini pour longtemps). La direction du PCF ferait bien, à mon avis, de réfléchir à la nature de ses alliés, nature politique et surtout programmatique, ainsi qu'à leur passé récent factuel. A défaut, ce sera une grande déconvenue à nouveau. Un énième coup contre l'idée communiste qui doit absolument subsister car elle est d'une dimension supérieure.

oxy

Mardi, 12 Juillet, 2016 - 20:36

Je vois que le parti n'a pas encore compris que vouloir à tout prix s'allier avec les socialistes "frondeurs" ou pas c'était aller au désastre électoral. La seule réussite possible c'est de se rallier à la candidature de Jean Luc MELENCHON et de se battre à ses côtés car qui (?) d'autre peut prétendre être en mesure de rassembler autant que ne l'a fait JL M en 2012 ? P. LAURENT ? Cl. AUTAIN ? Un "frondeurs" socialistes ? Il faut ouvrir les yeux pour bien voir que le Front de gauche qui était une belle initiative a été cassé par des élus soucieux de leur privilège d'élus en s'alliant avec des socialistes responsables de la politique menée par le gouvernement, plutôt que d'être intransigeant et se présenter avec l'étiquette Front de Gauche et rien que cette étiquette non polluée d'arrivistes.Les gens n'y ont rien compris. Là, soutenir le mouvement de la "FRANCE INSOUMISE" c'est aller dans le sens de ce que CL. AUTAIN demande "construire ensemble" et non recommencer le cirque d'une primaire à gauche avec ces charlots de socialistes "frondeurs". Le programme qui va se dégager de la candidature de JL MELENCHON est dans la ligne de se que souhaitent de nombreux communistes ou sympathisants et se programme n'attend que d'être amélioré, enrichi, avec les propositions de ceux qui sont prêts à soutenir le mouvement qu'a lancé JL MELENCHON. J'ai toujours voté communistes ou FRONT de GAUCHE mais désormais je ne peux soutenir le parti qui va droit dans le mur

choucroute68

Mercredi, 13 Juillet, 2016 - 08:05

Rien n'arrêtera le mouvement La France Insoumise car elle répond à une véritable aspiration des dizaines de milliers de citoyens progressistes qui s'étaient retirés de la pratique politique. J'en suis. J'ai signé des pétitions pour l'adhésion directe au Front de Gauche, soutenu l'initiative des Chantiers de l'Espoir et que sais-je encore. Et je n'ai rien vu venir si ce n'est des stratégies électorales dont je me passerais de commentaire. J'ai été membre du PCF durant 20 ans et après mon départ j'ai continué de voter pour lui car par delà mes divergences je considérais que ses militants étaient valeureux. Aujourd'hui très franchement je ne me retrouve plus dans les idées et la stratégie de ce parti. A cette heure je suis certain de ne plus vouloir voter pour ses candidats. J'ai donc rejoint les Insoumis et ne le regrette pas une seconde car ce mouvement est en grande progression et correspond exactement à on attente et ma volonté d'agir efficacement pour changer la société en profondeur. Ici chacun compte pour un.

Bodon D

Mercredi, 13 Juillet, 2016 - 08:53

On peut penser ce que l'on veut de la stratégie et du programme de Jean-Luc Mélenchon, mais je comprends parfaitement que les alliances du PCF au 1er tour des municipales de 2014 ont pu représenter une trahison qui lui a fait perdre confiance dans un parti qui continue dans cette voie en voulant rassembler contre vents et marées la "gauche du PS", les fameux "frondeurs", qui sont assez habiles pour faire régner un vrai faux suspense en calculant chaque fois soigneusement leurs votes pour que la motion de censure n'atteigne pas le nombre de voix requis. Le PCF a toujours laissé des plumes à chaque alliance avec le PS, et pour autant il continue avec ces vieilles recettes en soutenant que "réunir plusieurs forces de cultures politiques différentes à gauche, est la bonne", en y incluant des éléments du PS qui ont plus de chance de se faire élire en restant dans le giron de la maison mère plutôt qu'en s'aventurant dans un PCF moribond qui au mieux lui sert de marchepied. Et au final, on a beau dénoncer la présidentialisation de la Vème république mais on est dedans et il faut faire avec jusqu'à ce qu'on puisse changer de système ; alors franchement, hormis Jean-Luc Mélenchon, qui aux yeux des électeurs représente une véritable alternative de gauche ? Mme Duflot, MM. Hamon et Montebourg qui ont participé au gouvernement PS avec le succès que l'on sait et dont les partis font toujours partie de l'équipe gouvernementale en place ? M. Filoche, membre du bureau national du bureau du PS ? Le charismatique Pierre Laurent ? Il faut à un certain moment être pragmatique ; les sondages ne font pas la politique, mais il faut bien admettre que Jean-Luc Mélenchon est de loin en tête chez les sympathisants de gauche (TNS-Sofres 17 juin 2016), et qu'il a déjà fait preuve de sa capacité à rassembler. La question est donc de savoir si le PCF, au-delà de ses divergences, veut loyalement contribuer à une formation de vraie gauche avec un candidat potentiellement rassembleur. Ou p

poilagratter

Mercredi, 13 Juillet, 2016 - 09:02

Tout cela n'est pas sérieux et relève de la magouille. P Laurent n'a aucune chance à l'élection. Mélenchon dit clairement ce qu'il fera. Et il a raison: le Front de gauche n'existe plus. Le PCF pourrait garder sa force et se reconstruire en soutenant Mélenchon, mais au lieu de cela il va nouveau se noyer dans des combines électoralistes. Tant pis.

alain69

Mercredi, 13 Juillet, 2016 - 10:44

La ligne Laurent rassemble environ 50% des communistes cartés. Cette situation est ingérable et ne peux en aucun cas donner une ligne directrice, notamment celle de s'écarter du FDG pour d'éventuels alliances "dissidentes du PS". Dans l'électorat communiste cette proportion est à mon avis nettement plus importante, et le rejet du PS, dans sa globalité, est très importante. Mélenchon est ou apparaît comme la seule issue. Se battre contre cette volonté est une erreur stratégique qui va occasionner un recul du PCF.

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