La note Insee Première N°1528, parue tardivement (bien curieusement) en décembre 2014, est élaborée à partir des « dads »2012 -déclarations par les entreprises des salaires versés- pour les salariés du secteur privé et para publique, donc des rémunérations effectivement versées en 2012 par les entreprises.

Or il s'avère que le salaire moyen brut 2012 a baissé en valeur réelle (inflation déduite) de 0,1 % et le salaire moyen net a baissé de 0,4 % en valeur réelle.

Le pouvoir d'achat -par unité de consommation- entre 2008 et 2014 a baissé de 0,4 %, 2014 est la première année où le pouvoir d'achat remonte (+0,5%) ; de 2008 à 2013, il avait baissé de 0,9 % !

 

La plus grande partie des médias avaient dit le contraire. Et bien sûr aucune excuse auprès des lecteurs ou auditeurs. Ils n'ont même pas parler de la note de l'Insee -trop tardive- à leur goût, certes, mais surtout bien différente de leurs dires ou de leurs articles. Tout à dénoncer la hausse des salaires qui montrait bien la « préférence des français pour le chômage » et la perte de « compétitivité » de la France, ils n'allait pas mettre en péril leurs thèses en citant une réalité concrète et incontestable.

 

Florilège :

 

« Les salaires du privé ne connaissent pas (trop) la crise "Le Monde 06 09 12

« Les salaires du privé devraient augmenter en moyenne de 2,8 % en 2012 et de 2,9 % en 2013.

...Compte tenu de l'inflation ( de l'ordre de 2,1 % en 2012) les salaires du privé augmenteraient de 0,7 % en termes réels cette année.... »

 

« La hausse des salaires s'est ralentie en 2012 » Le Figaro 29 07 13

« Le salaire mensuel de base a progressé de 2,1 % l'année dernière selon la Dares, contre 2,3 % en 2011. dans toutes les branches, les employés ont vu leur salaire augmenter plus fortement que l'inflation. »

 

« Pouvoir d'achat : le salaire moyen a grimpé plus vite que les prix en 2012 » 

latribune.fr 14 03 13

« Le salaire moyen brut a progressé de 2,1 %, soit près d'un point de plus que l'inflation (+1,2%) »

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.