Que reste-t-il des libertés ? Le bilan ...

Que reste-t-il des libertés ? © José Gallien Que reste-t-il des libertés ? © José Gallien
Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître … Ce sont les premiers mots du magnifique texte de Charles Aznavour composant « La Bohème », cet immense succès que personne ne pourra oublier tant il est rempli d’une rare poésie et d’une touchante nostalgie rappelant un passé inoubliable.

En 1965, au moment où est sortie cette magnifique chanson devenue un succès planétaire, les Français vivaient dans une ambiance plutôt heureuse, la liberté étant un bien acquis garanti par les valeurs de la République. Évidemment, la vie n’était pas dénuée de problème, mais aucune époque ne révélait parfaite, même quand le Pays était stable et prospère.

Au-delà des besoins de chaque citoyen, au-delà de ses aspirations, qu’elles soient sociales, politiques ou cultuelles, il est une situation où l’individu ne subit aucune contrainte externe, à quelque titre que ce soit, dans la mesure évidemment du strict respect des lois régissant la société dans laquelle nous vivons.

Depuis 1965, les choses ont évolué et si l’on ne peut que se réjouir du progrès qui a jalonné jusqu’ici toutes les décennies passées, c’est-à-dire es avancés sociales, le modernisme industriel, la recherche médicale, il est un point qui s’est nettement assombri depuis quelques années notamment, touchant le citoyen au plus profond de lui-même, dans ses propos comme dans ses positions qu’elles fussent politiques ou autres.

Ainsi, le citoyen ne peut plus s’exprimer ouvertement. Lentement, mais sûrement, la censure a gagné du terrain, le privant de liberté au risque même d’être poursuivi par la justice, si celle-ci considère à tort ou à raison, qu’il y a eu un manquement à l’ordre public au sujet d’une déclaration supposée outrancière, diffamatoire, ou discriminatoire.

En clair, les libertés sont de plus plus restreintes et chaque jour, il est facile de constater que le principe de liberté se réduit à vue d’œil comme une peau de chagrin.

Au point qu’il faudra bientôt réinventer une littérature et spécialement un dictionnaire qui bannira de nombreux mots de notre langue française, sous prétexte qu’ils portent atteinte aux origines ethniques, à la religion, à la culture de diverses communautés, et plus généralement, à la dignité des individus.

Alors, dans un climat plutôt délétère, faut-il restreindre les libertés comme s’applique à le dire aujourd’hui une partie de la classe politique ?

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