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Billet de blog 11 mai 2021

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En mémoire de François Mitterrand

Un témoignage touchant de Louis Mermaz

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Illustration 1
François Mitterrand et Pierre Mauroy © Alban De Ferris

Pierre Mauroy et François Mitterrand, la conquête du pouvoir.

A l’issue des contributions scientifiques de la première partie de la journée d’études « Pierre Mauroy et François Mitterrand, une longue histoire (1965-2013) » organisée le 19 juin 2015 à Lille et consacrée aux années de la conquête du pouvoir (1965-1981), Louis Mermaz, ancien ministre, ancien président de l’Assemblée nationale, a livré son témoignage.

Le témoignage de Louis Mermaz

Après Anne-Laure Ollivier et Alain Bergounioux, il ne me reste qu’à apporter quelques touches, car leur analyse est fouillée et très précise. Une des premières fois où j’ai rencontré Pierre Mauroy, c’était en 1968. Nous étions devant la Sorbonne et voulions y entrer. Elle était occupée par les étudiants. Un CRS nous empêchait d’avancer en nous disant : « Messieurs, comprenez-moi, mon fils est en train de manifester à Toulouse, mais moi, j’ai ordre de vous empêcher d’entrer, je ne peux pas faire autrement. » Deux jours après, j’étais avec Roger Fajardie. Nous avons alors assisté au « sac de la Bourse » au palais Brongniart, juste en face depuis le balcon de l’AFP. On a d’ailleurs vu que la provocation jouait à plein : la police a laissé faire pour affoler les téléspectateurs qui verraient les événements le soir à la télévision.

En 1965, nous étions un certain nombre d’acteurs aux côtés de François Mitterrand dans la campagne présidentielle. Daniel Vaillant en a été témoin. Je me souviens très bien que nous n’avions pas à nous occuper de deux fédérations, celles du Nord et des Bouches-du-Rhône. « Ne vous inquiétez pas, je m’en charge », nous avait dit François Mitterrand. En fait, son correspondant pour la fédération du Nord était déjà Pierre Mauroy. J’ai donc mis en place de nombreux comités de soutien, sauf dans le Nord et dans les Bouches-du-Rhône.

D’ailleurs, François Mitterrand s’est alors rendu à Lille où il a été reçu par Pierre Mauroy pour une réunion dans le cadre de la campagne présidentielle. Il y a eu ce fameux retour en train dont Pierre Mauroy parle dans ses mémoires. Georges Dayan était présent. Dès cette époque s’est nouée une relation directe entre François Mitterrand, Georges Dayan et Pierre Mauroy. Georges Dayan, dans les périodes de conflit, est toujours intervenu comme ambassadeur pour éviter que les choses ne s’enveniment entre les deux hommes. Il tenait beaucoup à cette alliance.

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