Papy et mamie à la cuisine à Noël ?

L'image peut choquer mais elle illustre bien le dilemme des familles.

Le professeur Rémi Salomon © Claude Carrère Le professeur Rémi Salomon © Claude Carrère
Les fêtes de fin d'année et tout particulièrement Noël sont traditionnellement des époques de rassemblement familial où toutes les générations se retrouvent autour de grands repas, des grands-parents (et arrières grands-parents parfois) jusqu'aux plus jeunes générations.

Sur le moment, la proposition du professeur Rémi Salomon consistant à faire manger les grands-parents à part à Noël déclenche de vives réactions. Mais si elle reste saugrenue en apparence, elle alerte toutefois sur un risque réel et grave de la promiscuité des enfants avec leurs grands-pères et grands-mères, dans le cadre de la diffusion du Covid-19.

Et sur ce point, le professeur Salomon a parfaitement raison et j'ai du mal à comprendre pourquoi ses propos sont si mal accueillis. Bien entendu, la tournure du discours de Rémi Salomon laisse à désirer sur la forme. Mais n'a-t-il pas raison quand il conseille aux jeunes de rester à distance de leurs grands-parents.

Prenons un scénario traditionnel : parents, grands-parents, enfants, petits enfants se réunissent la veille et le jour de Noël personneslieu clos, à savoir dans une maison ou pire un appartement. La moyenne de personnes rassemblées se situe autour de 12 personnes environ, mais souvent on se retrouve entre 15 et 18 personnes, parfois plus, jusqu'à 25 ou 30 personnes, ce qui représente dans tous les cas de figure des clusters très importants qui multiplient les risques de la pandémie du Covid-19. Ce qui veut dire, en clair ... Lire l'article complet

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