Dans les années 60, il y avait le gaullisme. En mars 2017, est né le hollandisme.

Souvenez-vous ! Le gaullisme a pris racine pendant la Seconde Guerre Mondiale. À cette époque, il était synonyme de résistance à l'occupation nazie. Quand on utilisait à ce moment-là, le terme « gaulliste », on désignait systématiquement le « résistant » en général (FFL à l'extérieur et réseaux FFI en métropole). Par la suite, vers la fin de l'année 1941, après notamment l'entrée des communistes dans la Résistance, le vocable « gaulliste » a été alors utilisé pour caractériser les résistants qui n'étaient pas communistes.

Plus tard, après la Libération, le mot « gaulliste » prend le sens actuel pour dénommer les idées ou la politique du général de Gaulle et de l'ensemble de ses partisans, par opposition aux partis et courants politiques.

Par la suite, après 1970, il va être la référence, avec parfois des interprétations divergentes, de celles et de ceux qui se revendiquent de l'héritage politique du fondateur de la Cinquième République.

Au départ, le gaullisme est une philosophie porteuse « d'une certaine idée de la France ». Cette philosophie s'appuie sur les constats suivants :

- La France a réalisé de très grandes choses par le passé et est devenue l'une des plus importantes nations du monde occidental avec un formidable destin concrétisé par les Croisades, la Chevalerie, le Grand Siècle de Louis XIV, sans oublier évidemment le rayonnement de la culture française à travers l'Europe ou la Révolution française dont les doctrines ont parcouru la planète.

- À l'inverse, la France a eu trop souvent la tentation de se relier sur ses querelles internes (politiques, sociales et intellectuelles), ce qui, selon la pensée gaulliste, est susceptible de la ramener sur la voie du déclin.

Dans cette perspective, afin d'être à la tête des nations et d'affirmer toute sa puissance, la France doit être conduite et unifée par un véritable chef, un État responsable ou un grand projet national. Par ailleurs, la nation doit être articulée par des institutions politiques, économiques et sociales, de façon à éviter les luttes internes.

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Macron - Hollande : l'entente cordiale © Pierre Reynaud Macron - Hollande : l'entente cordiale © Pierre Reynaud

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