"La France est le paradis des violeurs", dit Muriel Salmona, psychiatre. Elle pointe en particulier les violences faites aux enfants, première pierre de celles que subissent par la suite un grand nombre de femmes.
Comme chaque année, la journée internationale de l’élimination des violences à l’égard des femmes a lieu le 25 novembre. L’occasion de revenir sur tout le travail qu’il reste à mener pour les combattre.
La psychiatre Muriel Salmona, présidente de l’association “Mémoire traumatique et victimologie” est spécialiste de ces questions. Pour Le HuffPost, elle revient sur ce qui a été fait depuis l’élection d’Emmanuel Macron, comme la plateforme arrêtonslesviolences.gouv.fr à laquelle elle a participé en formant des policiers, mais aussi sur tous les chantiers qu’elle préconise sur les plans médical, judiciaire et social. Entretien.
On a parfois l’impression que les années passent et que rien ne change concernant les violences faites aux femmes. Pensez-vous que le 25 novembre devient un triste “marronnier”?
Cette journée a le mérite de concentrer une lutte solidaire entre toutes les associations, tant du côté des militantes que de tous ceux qui se battent autour de cette date. On ne peut pas mobiliser tout le monde tout le temps, là on fait beaucoup d’interventions, c’est très intense, ça a du sens. C’est une façon de visibiliser la réalité de ces violences. Lire l'article complet