62 ANS APRÈS, LA TOUSSAINT ROUGE N'EST PAS TERMINÉE

Ce jour-là, des opérations insurrectionnelles se déclarent sur l'ensemble du territoire algérien. Soixante dix vont être recensées sur une trentaine de secteurs et en particulier dans l'Aurès et en Kabylie.

Ainsi, diverses attaques ont lieu contre des bâtiments militaires à Biskra, Batna et Khenchela où quatre soldats français trouvent la mort. D'autres attentats sont localisés dans le Constantinois, l'Algérois et l'Oranie.

Mais, l'attaque qui symbolisera le mieux cette « Toussaint rouge » est l'attentat des gorges de Tighanimine où un couple d'instituteurs français, Guy et Jacqueline Monnerot, arrivés depuis quelques semaines de métropole pour enseigner à Tifelfel, vont être victimes d'un groupe d'insurgés dans l'autocar qui les conduisait à Arris.

Qui sont réellement ces insurgés ?

En fait, ils appartiennent au Front de libération nationale (FLN), un parti politique algérien créé en novembre 1954 pour obtenir de la France, l'indépendance de l'Algérie, alors divisée en départements français.

La Toussaint rouge © Pierre Reynaud La Toussaint rouge © Pierre Reynaud

 

Le FLN en question et sa branche armée, l'ALN (Armée de libération nationale) commencent à combattre contre l'empire colonial français et ses interventions se traduisent notamment par des exactions contre les populations civiles d'origine européenne et autochtone, mais aussi par une guérilla comportant de violents affrontements avec l'armée française.

Comment cette révolte est-elle donc arrivée ? Il faut se mettre dans un certain contexte d'un temps révolu et qu'il est difficile aujourd'hui à imaginer.

La guerre d'Algérie (appelée officiellement à l'époque "événements d'Algérie") prend place dans l'immense mouvement de décolonisation qui atteignit les empires occidentaux après la Seconde Guerre mondiale. Elle s'inscrit spécialement dans le cadre du combat anti-impérialiste.

Il faut dire que les populations indigènes, soit près de huit millions d'habitants, vivent dans des situations extrêmement précaires. Ces autochtones sont sous la domination de ceux que l'on dénomme les « Français d'Algérie » composés essentiellement de Pieds-Noirs et de Juifs naturalisés.

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