Au voleur ! Arrêtez les !
Et c’est de la crédibilité de l’Etat dont il s’agit…
Contraint qu’il est par le Cerbère Européen de respecter l’équilibre de ses comptes avec les méthodes qui lui sont “propres”, l’Etat voyou, cherche partout de l’argent ;
Au grand jour, s’en prenant à leurs petites retraites, il fait le sac des grand-mères, les allocs” des chômeurs, la pension des invalides, la tirelire de tout petits écureuils qui apprennent à leurs dépens qu’il vaut mieux manger tout de suite ses noisettes ou bien aller les cacher ailleurs.
Au motif que son besoin d’argent est exigible et que son Trésor est Public, le Pouvoir invente le citoyen « amendable ». Changeant les règles du jeu à chaque instant, il organise son infraction, suivant ses besoins.
C’est le sens des battues qu’il mène, embusqué au tournant des routes, tapi dans les délais, et les détails de la réglementation.
Dans l’anonymat, une nouvelle génération de robots fonctionnarisés, et d’administrateurs dématérialisés posent sur nos parcours d’invisibles collets pour le secret plaisir d’aller relever leurs pièges et de solder le compte de tous ceux qui seront tombés dedans.
En réalité rien ne change pour le “François” toujours taillable et corvéable à merci, de nouveaux impôts se lèvent, et tous les jours, il dit “oui”.
Loin d’assurer sa protection, l’Etat en manque, devient dangereux, il traque le citoyen. Amendable par défaut, il ne tient qu’à lui de se mettre en règle.
Comble de la perversité, il nous délègue sa fonction de contrôle. S’en dispenser retournerait de la préméditation.
Alors nous compostons, nous validons, démentons en permanence que nous sommes d’invétérés fraudeurs ; Il fait son trésor de la guerre et des gardiens de la paix, de nouveaux percepteurs, car c’est au nom de la sécurité qu' aujourd’hui, il verbalise.
La répression s’avère une des dernières niches financières juteuses. Il n’y a plus de limites.
Comme celle du tabac, la délinquance automobile a un prix ; liée à la production de danger, l’infraction est plus légitime et facile à faire admettre… ça marche. Qui s’opposerait à sauver des vies ?
Aujourd’hui la police n’est plus en charge de la sécurité du citoyen mais plutôt de son insécurité ; partout, il peut être inquiété : contrôleurs d’incivilités, caméras surveillantes, voitures banalisées, robots inhabités mais pas aveugles, e-interlocuteurs, policiers cagoulés, tellement ils se ressemblent, on ne saurait dire aujourd’hui qui sont les gendarmes ni qui sont les voleurs. La sécurité a un prix .
L’infraction manque de contact et jamais les procès n’auront été moins verbaux. Le législateur n’a plus de visage, qui donc fait la loi ? Quelles sont donc ces guerres qu’on ne mène que caché ?
Il y a très longtemps, les écoles mettaient sur les trottoirs tout ce qu’elles pouvaient compter d’enfants avec leurs petits drapeaux, pour accueillir les officiels souverains ; Ça, c’était « avant » ; aujourd’hui, ceux-ci ne veulent plus voir personne ; ils ne descendent plus les grands boulevards, ils les contournent ; les périphériques sont faits pour ça. Et pour leurrer ceux qui voudraient, malgré tout, les honorer, certains voyageraient même nuitamment, à bord de voitures leurre, dans lesquelles ils ne seraient pas. Ils se retrouveraient, dit-on, par les airs, dans des endroits où personne n’irait les saluer, sur des isthmes, des îles ou dans les montagnes pour y parler entre grandes personnes, de choses que les petits n’ont pas à connaître… on sait juste qu’ils sont bien arrivés.
Alors, je me dis que pour être devenus aussi sauvages, ils ont bien dû perdre le sens du commun, et d’avoir peur si peur comme ça, de rencontrer quelqu’un, je me demande quand même, ce qu’ils ont bien pu faire de très grave.
P.W