Dis moi de quoi t'es mort..., je te dirais ce que tu vaux...

Pierre Bergé et les morts du sida..., (pardon pour eux) fait une drôle polémique en ce moment... C'est à croire que la "compétition" entre différentes natures de morts, dans la "mondialisation" et les jugements moraux individuels à porter dessus, chacun-e de nous séparément, devrait départager quelles morts, en occident, dans des pays riches, pour une opinion de riches,  sont plus immorales, insupportables que d'autres...?

Cela ne vous rappel pas les polémiques entre les morts de l'antisémitisme et celles de l’esclavage...? 

Rappelons alors à ce parton de presses, milliardaire, que l'on meurt plus de la faim dans "le monde""et bien d'autres maladies cumulées, que l'on meurt du sida.. Pour autant ce n'est pas faire insulte aux familles des morts du sida, manquer de respect aux morts eux même, que de faire ce constat... Mais c'est rappeler simplement que dans ces morts différentes il est question de priorisation des politiques de santé publiques des pays riches, et de ceux fortunés individuellement, les influençant (Comme les morts sociales de la pauvreté, de la "fin de droit", etc...?), et des moyens de se donner, en tant qu’Etat pour les défendre. Et pas en les défiscalisant par exemple..., dans les dons fait à des fondations et autres...(Comme ces dons défiscalisés faits au resto du cœur par exemple...? Faisant des donateurs des "seigneurs" de générosité, ne payant pas ou peu, graĉe aux entrées Élyséennes, l'impôt de solidarité et/ou autres par ailleurs...!)

C'est confondre la fin aux moyens que ce genre de méthode de com., d'entretien de polémiques. La politique publique dans la santé, tant au niveau national, que dans le monde, lorsqu'on se prétend exemplaire, est une question qui doit rester une finalité dans le sens de résoudre les problèmes de santé publique quelque qu'ils soient, et peu importe les bénéfices privés publics en découlant possiblement..., et les moyens publiques mis en œuvre.  Par contre lorsque les morts d'un problème de santé publique quelconque deviennent un moyen d’influencer le montant des dons privés, défiscalisés..., et la "nature" des morts à aider en priorité..., la finalité est dévoyé en une "compétition" quelconque pour résoudre le problème de santé publique entre laboratoires privés, entre oligarques, pour arriver le premier à trouver un remède rentable, et toujours privé, mais jamais public...

http://videos.tf1.fr/jt-20h/2014/le-20-heures-du-3-avril-2014-8391710.html

A partir de 17 minutes 30 secondes http://fr.wfp.org/faim/faits-et-chiffres

 

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