Prochaines étapes "démocratiques" : les Européennes.. Théorie de stratégies politicardes.

D'ici peu, le 22 et le 25 mai en France, c'est dire l'urgence, les débats politico-médiatiques vont se clore sur les ondes, aux oscillations douteuses. Avant même qu'ils aient commencé réellement d’ailleurs. Par rapport à la fin de mandats d'élus-es parlementaires européens et de possible leur renouvellement suivant leur bilan individuel (le collectif étant moins glorieux), suivant notre "RESSENTI" donc, pris en otage pour approuver leur reconduite ou pas, la démagogie va dominer. Comme de coutume. Bien sûr, à la marge, plus ou moins inconnue, d'autres inconnus-es (idées et individus) vont chercher à se différencier des "acteurs-trices" en lice... L'enjeu est la conquête "démocratique" ou pas, de sièges de parlementaires dans cette institution de l'Union Européenne, derrière son désastre constitutif, Constitutionnel, social, et surtout derrière la vente d'idées de la "mondialisation" et de la "compétitivité" qui vont être disputé.

Disons plutôt que bientôt, après que dés débats politico-médiatiques mainstream nous aient suffisamment formaté les neurones, nos temps de cerveaux disponibles, sur les divers enjeux et stratégies, devant convaincre de donner raison à..., d’apporter un vote aux élections parlementaires européennes, à tel ou tel parti politique, pour tel ou tel autre courant dominant, pour telle ou telle technocratie européenne, il va nous falloir reprendre cette "transhumance" citoyenne, aussi docilement que possible, aussi discipliné soit-elle, aussi fébrile et craintif que possible. Mais..., il y a toujours un mais. Le troupeau, épuisé dans sa majorité, celle des "moutons noirs", des chétifs, des malades, des servis toujours en dernier, celle qui ne marche pas en tête, tête qui s'engraisse sans penser aux autres, (soit l'inverse des plus 50% en France et ailleurs de travailleurs-euses/chômeurs-euses/précaires/pauvres/consommateurs-euse/électeurs-euses, aucunement inclue dans la représentativité "démocratique" des institutions publiques Françaises et européennes) cette majorité y croit de moins en moins..., à cette promesse d'herbe plus verte..., la bas, au lointain. Voir ce genre de pronostic des résultats des possibles changements de rapport de force au parlement européen. Rien qu'à voir la chute du taux de participation, aux diverses élections européennes et  aux dernières élections Françaises, pour ceux-celles préférant voir le verre à moitié plein (en France 40,6% pour les élections parlementaires européennes de 2009, quand la moyenne européenne fut de 43%, et déclina à chaque élections), et la progression du taux d'abstention pour ceux et celles se faisant vider leur verre, plus qu'à moitié vide, par les premiers-ères..., on comprend qu'il est alors question de légitimer coûte que coûte, quitte à mentir, tant le suffrage obtenu que des institutions elles même et leur pouvoir conséquents sur les populations. En gros il est question de défendre non pas l'idéal d'un "vivre et être ensemble" européen, comme national, ses moyens de l'obtenir en éradiquant les inégalités, les injustices, sociales, fiscales (dumping, fraudes, etc) etc, et les lacunes "démocratiques" et "institutionnelles". Mais de défendre seulement les pouvoirs conséquents, même antidémocratiques, antisociaux, de la construction européenne elle même, comme la 5e République en France d'ailleurs, garantissant la suprématie de la finance, ses valets, le patronat, ses actionnaires, et ses immondes objectifs.

Mais cela, la dé-légitimité progressive de la construction européenne monétaire des moins "démocratiques" qu'il soit, doit être tue aux consciences des moutons/électeurs... Parce qu'il est alors question, dans ces élections, non pas de défendre un idéal "démocratique" lacunaire, une confrontation d'idéologies politiques clivantes inexistantes, dans une pluralité réelle et représentative de toutes les couches des sociétés des pays membres de l'Europe. Non... Il est question de ne parler que des raisons d'enfermer, que dis-je..., de justifier la confiscation des choix démocratiques..., sans en avoir l'air bien sûr. Les choix dominants sont néolibéraux et libéraux, se valant tout deux derrière la droite européenne, l'extrême droite européenne, et la pseudo"gauche" européenne, avec des différences mineures de méthodes et de temporalité dans la fuite en avant, mais pour un résultat final identique... L’abattoir pour les plus faibles, les différents, les derniers-ères..., etc. Puis à la marge il existe aussi une proportion politique différente, une alternative à la gauche de la gauche, disons par là quoi..., dont la radicalité est fluctuante, à géométrie variable, suivant les alliances nationales et européennes, et malheureusement le fait de garder son rang, devant, dans le troupeau.

Avant d'entamer cette "transhumance" électorale, différents bergers se proposent de rassembler le troupeau. A la droite de la droite de la droite..., se trouve une louve assoiffée de pouvoir, haineuse, hargneuse, déguisé en berger. Ce choix féminin est stratégique et existe pour tenter de changer la donne, d'amadouer les plus fragiles, et leurs faire haïr des ennemis de l'intérieur différents, des bouc-émissaires. Sur fond de promesses de les protéger des loups rodant, ces moutons affaiblis, en fermant l'enclot arrivée à destination, jusqu'à se proposer de dormir parmi eux, et de les débarrasser de tous ceux étant différents, ceux de couleur "noir" et autres, détonnant avec la "blancheur" idéalisée du troupeaux, ceux des retardateurs, etc..., avec l'aide des médias mainstream, elle propage sa haine de la différence déguisée en "identité nationaliste". Elle se garde bien de dire aussi qu'elle se gavera, la nuit, pendant que l'épuisement aura gagné tout le monde, de ceux qu'elle aura fait désigner par le troupeau, comme  "brebis galeuses". Voir elle les transformera aussi en "farine animale" pour gaver et doper le reste du troupeau, la tête en premier. Puis elle propose de prendre un chemin plus direct, un raccourci quoi, pour arriver à ce qu'elle leur vend comme promesse d'alpage verdoyant. La encore elle omet volontairement de prévenir les plus faibles, etc, que de ce chemin plus court, que de ses raccourcis escarper, elle s'empressera de se repaître des victimes, des retardataires..., etc . Cachée à la vue et aux oreilles de tous-tes (sur fond de volonté de détruire l'Europe de l'intérieur et de se repaître sur la bête en même temps, en faisant rentrer le loup dans la bergerie - "son" peuple Français - pour soit-disant la défendre de l'intérieure), elle fera son affaire. Et si l'un des moutons aura le malheur de l'apercevoir, et de donner l'alerte, bien mal lui prendra d'être dévoré, dans la foulée.

A la droite de la droite, c'est un autre loup, plus macho, "virile", se disant "fort", qui s'est aussi déguisé en "bon pasteur". Lui aussi cible quasiment les même moutons qu'il désigne comme galeux, comme boulet de ce troupeau, comme fainéants-es, comme cancéreux. Mais il le fait plus insidieusement, en secret, et avec des identité cachées, des usurpations d’identité même, et autres truc et astuce offshore. Sa cible est moins coloré, quoi que ça dépend de ses humeurs changeantes, mais son appétit est le même... Lui aussi propose un chemin différent. Tout aussi court, mais non moins dangereux pour les plus faibles. Pour cause de marche forcée, accélérée, sur un trajet peu relisant en terme de pouvoir nourrir tout le troupeau, sa stratégie reste identique à celle de la droite de la droite de la droite. Gaver ceux étant toujours en tête, pour affaiblir les derniers et se repaître des plus fragiles, des exclus, etc. Sous la doctrine du droit et devoir..., la moitié du troupeau toujours en queue, et surtout les derniers, affaiblis, n'ont que le devoir d'avancer, même le ventre vide, même avec un handicap, etc, pour donner une "belle image" du troupeau devant la presse... Et en guise de droit, c'est celui de se taire..., de tomber en silence, de souffrir sans moufeter, et celui d'être avalé tout cru en cas d'erreur de parcours, d'échec individuel, d'isolement, etc... C'est la même méthode que de partout ailleurs dans le monde d'ailleurs, sous le dogme absolutiste de la "compétitivité" et la "mondialisation", derrière la course au moins disant social et fiscal. 

A la droite tout court..., c'est encore un loup travestie en "berger modernisé". Son discours,"transgenre",  est d'une toute autre nature. Sournoise.., elle en reste pas moins similaire aux autres, qu'en aux objectifs, quand elle avance à pas plus feutrés. Elle propose des alpages plus lointains, très lointains. Elle sait aussi qu'il lui faut faire accepter au troupeau la longue marche qu'elle veut engager. Elle départage ainsi son choix. Soit être viré du troupeau, en cas de refus, soit être remercié en cas d'acceptation déclassement. Mais se faisant, se faisant un devoir de convaincre et de faire oublier que des victimes feront ses repas, nombreux repas avec de nombreuses victimes, pour durer plus longtemps, elle choisi de prendre un chemin plus ombragé et protecteur en apparence, plus verdoyant, sur le papier. Elle compte aussi sur une "solidarité" de la tête du troupeau, toujours la même avantagée, encore privilégiée, pour "ré-enchanter" le chemin et l'allure du troupeau, qui conduira tout autant que les autres à l’abattoir les plus faibles, et fera de la tête des bêtes de concours. Sa stratégie masqué, secrète, est de contenir son appétit en "jouant" les "charognards". Des carcasses elle en fera ses victuailles.

Mais que dire alors du loup ou du berger ?, de ce qui peut être présenté à la "gauche", ou au centre c'est suivant l'angle de vu différentiel, pour cet enjeu européen...? Entrer dedans un truc pas claire,, lui même dedans un autre truc plutôt louche, pour tenter de neutraliser un plus gros truc de l'intérieur...? A voir les résultats négatifs à influencer un changement de cap, et l'attitude institutionnaliste et conservatrice de l'aile gauche au sein de "ps" en France..., n'est-ce pas suicidaire que d'avoir la même attitude, reprochée par ailleurs sur le plan national à l'aile gauche, sur le plan européen...? Il y a du flou malheureusement et des stratégies tout aussi floutées qu'elles sont aucunement médiatisées et explicitées au troupeau. Pourtant Européiste, ces stratégies "semblent" l'être... Mais sont elles vraiment à la hauteur de la compréhension réelle de l'état de faiblesse de la moitié du troupeau, de son épuisement flagrant qui va contraindre cette" transhumance" dans son cap, et des réels pouvoirs dans les changements de rapports de forces "démocratiques" qu'elle prétend espérer gagner..., au vu des priorités ignorées tant sociales, qu'institutionnelles, tant européennes et nationales, que "mondialisées"...? Et surtout cette "gauche" là..., prend t-elle la réelle mesure du pouvoir toxique de nuisance de la finance, des marchés mortifères, du patronat et de l'actionnariat les défendant, etc, que ces trois autres loups déguisés en "berger" vont activer d'une manière comme d'une autre..., pour contraindre toujours plus de sacrifices pour apaiser la voracité d'autres  loups en embuscade, s'impatientant tant sur le chemin, qu'arrivé à l'abattoir...?

Un exemple de l'embrouille idéologique des loups "socialistes" européens, fut donné à entendre ce matin, dans "bourdin direct"... En écoutant "Martin Schulz, président du Parlement européen et candidat à la présidence de la Commission européenne", l'on a vite compris que le SMIC européen n'arrangera en rien le dumping social et fiscal en Europe et dans le monde. Rappelons que le SMIC Allemand ne va concerner qu'une partie des travailleurs-euses pauvres, petite partie au vu du patronat Allemand, et pourrait être appliqué qu'en 2015. Même avec une fiscalité "harmonisée" en Europe, et c'est qu'un sous-entendu, puisqu'il fut pris que l'exemple d'entreprises Américaines, et ignoré les "grandes" entreprises Françaises et Allemandes dans leur concurrence déloyale derrière les délocalisations "légalisées" en Europe et les pays de l'Est par exemple, même avec une "fiscalité harmonisée" donc, des luttes abstraites contre les trous noirs de la finance, la concurrence déloyale des États providences, protecteurs de leur population, de leur "vivre et être ensemble", comme en France et son modèle social si envié, contre les États les moins disant sociaux, continueront à produire, au terme de l'arrivé devant l'abattoir, les même effets qu'actuellement. Notons aussi qu'il ne fut aucunement abordé le sujet et le rôle de la BCE, ne prêtant qu'aux banques sauvées à nos frais, gavées plus que jamais, asphyxiant du coup encore plus les États, leur politiques sociales, etc..

L'ennemi était, est, et restera toujours la finance, le patronat, l'actionnariat, le clientéliste et le corporatisme conservateur assurant les pleins pouvoirs à des politicards de tous bords plus intéressés par la préservation de l'institutionnalisme (public et privé, lié par leur "financiarisation") du "système", de la "systémicité", que de défendre avant tout prioritairement au vu des inégalités, du chômage, de la pauvreté  ce "vivre et être ensemble" en Europe, en France, comme dans le monde...  Cet ennemi va renforcer ses pouvoirs, quitte à bafouer les démocraties, quant il bafoue déjà, depuis des temps immémoriaux, la non représentativité réelle et institutionnelle des plus faibles majoritaires en France et ailleurs. L'abstention ne le gène en rien, malgré qu'elle est un signe fort de lucidité. Bien au contraire il, l'ennemi et ses sbires comptent dessus pour se re-légitimiser à chaque fois. Son illégitimité "démocratique", comme celle de son pouvoir, illégale (suite à la socialisation injuste, aucunement légitimée, des pertes frauduleuses de 2007/8, comme aussi ces 100 milliards d'euros par ans en France de fraudes, etc, fiscales et ces plus de 1000 milliards d'euros par ans de fraudes identiques) pouvoir sur les dettes publiques, sont à la fois sa faiblesse comme son arme de destruction massive. Ne pas s'attaquer frontalement aux deux leviers nocifs de cet adversaire, soit les fraudes fiscales, etc, et le poids illégitimité et illégalité d'une partie de la dette publique (qu'il faut donc auditionner de manière indépendante et citoyenne), c'est capituler d'avance devant l'ennemi, c'est abdiquer dans la lutte des classe..., et c'est ne pas comprendre l’abstentionnisme en s'en moquant, comme ceux et celles cherchant à discréditer sa portée politique.

 

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