Dévalorisons les "enchères inversées"...!

Voici que les feux de l'enfer soufflent en Allemagne avec un nouveau "modèle social" devant pourvoir les offres d'emploi disponibles auprès de la population sans emploi de ce pays...!

Voici que les feux de l'enfer soufflent en Allemagne avec un nouveau "modèle social" devant pourvoir les offres d'emploi disponibles auprès de la population sans emploi de ce pays...! Ils visent précisément les plus désespérés des chômeurs-euses dans un pays en comptant près de 12%, avec en plus 16% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté, alors que la récession nous touchant en France, puis dans l'Europe du Sud n'impacte qu'à peine cette économie, et que les richesses pleuvent avec abondance dans les poches déjà plus que garnies de certains-es...! Et quand outre Rhin sa vertu économique n'est pas pris en exemple absolu, en maître étalon, en cercle vertueux de l'économie de marché libéralisé..., quand le modèle social et économique français est quant à lui pris pour un cercle vicieux..., n'est pas vicieux qui veut dans la narration des réalités...!

Ce nouveau modèle social allemand pousse le vice du capitalisme jusqu'à l’hypocrisie du mensonge et de l'ironie en renvoyant la vertu aux portes des enfers de l'oubli éternel...! Dans la pratique, il est proposé, dans un système d'enchère d'offres d'emploi inversées.., car le plafond du salaire horaire étant fixé par le patron..., c'est aux pauvres candidats chômeurs-euses crédules et désespérés de fixer le minimum pour lequel ils- sont prêts à travailler (5 euros/heure pour faire du ménage chez un particulier par exemple), que les esclaves du travail fournissent leurs propres chaînes..., après s'être humiliés et saignés pour les payer...! Loin d'être social d'ailleurs dans le traitement de l'emploi..., encore moins dans celui du travail et de l'homme l'effectuant en société..., et aussi méprisable que douteux ce système d'enchère inversée (n'existant que parce qu'il n'existe pas de minima sociaux dans l'emploi, de SMIC en Allemagne) sublime le capitalisme ultralibéral, allié à la finance spéculative, qui montrent tous deux le diabolisme de leurs vrais visages...!

Et quoi qu'en dise ce personnage fondateur de Jobdumping et soit-disant "ex-travailleur social", Fabian Löw, défendant ce système (soit entendons donc son inverse pour comprendre cette vérité des faits...), en en appliquant le jusqu’au-boutisme capitalistique le plus abjecte qu'il soit, c'est cette ultime frontière montrant jusqu’où la rapacité et cupidité de l'Homme est capable d'aller dans l'exploitation de son prochain pour des profits personnels..., et quelque part immoraux en période de crise. C'est même l'ouverture des plaies encore douloureuses..., que les pires des époques de l'humanité se déshumanisant ont pu inventé dans son histoire... Car "l'angélisme" des discours cherchant à défendre ce système d'enchère inversée présenté comme une forme de liberté individuelle d’accepter ou pas de renter dans cette danse mortifère consistant à descendre tout droit vers les enfers de la misère déjà généralisée..., ne peut exister que si l'humain conçoit d'entendre ce genre de message comme anodin..., quasiment normal.., et purement logique par rapport à une vision simplement comptable.

Si maigre soit il..., le profit financier du patronat d'un côté..., et le fait de trouver un emploi pour des gens dans la misère de l'autre.., surtout quand ces emplois semblent devoir se monnayer à prix d'or à cause de leur rareté..., en plus de vouloir en faire un argument de poids dans ce contexte économique et social tendu..., entretient un peu plus les chômeurs-euses dans la peur de la "compétitivité" intra-européenne (Je site M. Fabian Löw suggérant dans l'article que : «Les salaires allemands sont trop élevés et, si l'on ne fait rien, nos voisins polonais ou tchèques finiront par prendre tout le travail»)..., voir la haine de l'autre...! Surtout avec les discours plus que moins "nationalistes"..., prétextant que des étrangers-ères sont, seraient prêts-es à prendre ces jobs...! L'être humain en devenant de fait que la seule variable d'ajustement désincarnée dans son humanité et ses besoins vitaux dans ce système économique et social néolibéral, ultralibéral, doit donc, aux cerveaux mono-céphalés de ces "morbides inventeurs" et pourvoyeur de misère de Jobdumping, accepter d'être à la fois esclave et bourreau de ces congénères de galère en postulant pour se genre d'offre et en diminuant volontairement son salaire pour remporter le job, il accepte aussi que les lois et les droits du travail devant le protéger n'existent plus...!

Conséquemment l'on peut en déduire que la boite de Pandore s'est désormais ouverte sur les portes de l'enfer..., où mensonges et crimes sociaux sont maquillés en pseudo "nécessité", "besoin" de faire exister, voir de sauver le capitalisme (et ces actionnaires, rentiers-ères, mais surtout tous-tes créanciers-ères des dettes publiques par leurs titrisations) coûte que coûte au seul profit privé des plus cupides et immoraux (individualiste, égoïste, etc) des Hommes, que cette humanité traîne comme un boulet... Et ces derniers utilisent la perfidie de la com. inversée, presque la même d'ailleurs usitée par certains-es politiques d’extrême droite, de la droite forte qu'en gueule (d'autant plus quand elle est reconnue comme fraudeuse et cherche à arnaquer son monde par son refinancement)..., et aussi de la pseudo "gauche"gouvernementale française...

Et espérant trouver assez de gens sans emploi et désespérés pour tomber dans leur filet mortifère..., jusqu'à que ces pratiques deviennent interdites par les politiques et les lois (par un SMIC Allemand par exemple, une harmonisation fiscale et sociale Européenne, puis par un Bretton-Woods pour mettre au pas la finance et nous alléger des dettes publiques illégitimes comme celles du crack financier de 2007/8, etc)..., et à condition que l'opinion publique fasse assez pression auprès de leurs politiques préférant toujours regarder ailleurs..., qui de nous peut accepter de dire à ses enfants..., qu'à l'avenir..., s'ils veulent travailler et survivre..., ils doivent accepter d'avoir le moins de besoin vitaux possible, le moins de désir dans la consommation, et le moins de démocratie et donc de confiance en l'autre, pour y chercher un quelconque réconfort ...?

Si les enchères valorisent un bien dans la multitude d'offres fixant son prix et donc son intérêt..., que dire alors des enchères inversées d'offres d'emploi destinées à faire vivre des personnes et leurs familles de leur travail...?

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