La liberté est un choix. Mais à quel prix doit-on l'entendre...?

Quand certains-es dévoient le concept de liberté, en employant les termes de libérer l'économie (et les Hommes la façonnant la produisant sa richesse, doivent accepter d'y être enchaîné, sans droits, ou de moins en moins, etc...?), de libérer les entreprises (mais pas les employés-es...? Eux-elles doivent être seulement flexibilisés-es...? Mobiles...?), de libérer les marchés (et surtout leur profit échappant aux fisc)..., de libérer les individus, leurs familles voulant rester conservatrice..., voir leurs manières d'éduquer leurs enfants, de ce qu'ils-elles nomment les "contraintes" des États (et de la morale quelque part), des politiques se devant d'être régulateurs dans l'intérêt général de la souveraineté pleine et entière du peuple (d'en bas d'abord), se devant aussi d'arbitrer et de réglementer tout ce que touche..., pollue la finance au quotidien, et elle est devenu que trop prédatrice..., trop d'amalgames, d'émotions feintes et/ou rélles pour parties, tuent la raison. Il convient alors de rappeler ce que signifie le dévoiement du sens de ce mot de "liberté", dans la bouche de ceux et celles l'utilisant à tort et à travers..., ou d'autres encore (le pouvoir en place et ses soutiens) prétextant défendre les libertés et les droits des pauvres, des chômeurs-euses, etc, et celles des entrepreneurs... On ne peut être autant en contradiction, entre intérêt général du "peuple d'en bas" (voir sa définition plus bas) le plus en souffrance, le plus abandonné, le moins bien protégé, et celui d'une minorité aisée, dont la soit-disant souffrance est celle d'une entité de plus en plus opacifiée, celle de l'entreprise, au sein de laquelle tout doit être permis, sans contrôles, sans intervention de l’État, sans pouvoir salarial, syndical, comme celle, souffrance, de leur "sentiment" de trop payer d'impôt, d'être trop bridé, ou de voire poindre un "changement de civilisation" les inquiétant, etc.

Autant contradictoire par rapport à l'obtention de mandats d'élus-es reniant et reculant sur tout ou presque, s'en s’exonérer d'explication de fond quoi..., doit être élucidé... Autant contradictoire par rapport à l'explosion de tant et tant d'inégalités variées (sociales, fiscales, etc), d'aggravation de la pauvreté, etc, que d'indécences, de vulgates même qu'un certain "décilinisme" "elitique", politique, s'échine à en masquer les causes, et à prévoir, annoncer les conséquences. Cela peut commencer comme suit donc...  Parce qu'aucune liberté nouvelle ne peut être créée sans sacrifier sciemment celle d'autres..., il convient d’abriter. S'il est un ordre de "nature", si cher aux néolibéraux et libéraux..., c'est bien celui qui se doit de répartir, dans une société faite de bien vivre et être ensemble..., les libertés des antagonistes de plus en plus exacerbés, des libertés qui ne sont donc pas extensibles, ne sont pas quantifiables seulement en terme de croissance, d'économie, même numérique... C'est donc l’État, et le rôle du politique qui s'impose. Et en donner plus, seulement à quelques-uns-es..., à une minorité acquérant plus de pouvoir..., quand ils-elles en disposent déjà de beaucoup, trop même, c'est obligatoirement en confisquer aux autres...

S'il est quelque chose à libérer, c'est bien l'Europe des peuples, des "peuples d'en bas" d'abord, du joug des spoliateurs, des capitalistes spéculateurs-trices néolibéraux et libéraux, des rapaces et rentiers-ères et autres créanciers-ères se servant des dettes publiques titrisées (pour uniquement mieux diluer les produits financiers toxiques, les fraudes, les pertes douteuses, etc, et ainsi rendre dépendant la finance, par les banques, etc, aux États par ce qui est nommé un "lien systémique") pour s'assurer des rendements élevés à court et long terme pour eux-elles et leur seule progéniture, et non pour un État de droit et providence..., se devant de protéger et redistribuer aux plus déshérités-es, exploités-es.

Ils-elles s'en servent tellement machiavéliquement, hypocritement, ignominieusement d'ailleurs, sur le dos des "petits peuples" déshérités avec l'aide des médias de masse, ces clientèles électorales volatiles, celles du bipartisme de privilégiés-es, les politiques les séduisant (centrisme et autres inclus) qu'au passage celles ci, du moins "leur poids soit-disant trop élevés", la manipulation médiatico-politique de la peur auprès de ces peuples "d'en bas" qu'elles suscitent,  est prétexte à leur faire accepter de casser leurs acquis sociaux, leurs protections sociales, les services publics, de se sacrifier eux, mais jusqu'aux États providence..., qui devraient garantir l'avenir de leurs enfants, dans une idéologie d'égalité, de fraternité, et de liberté (mais pas que d'entreprendre quand tous-tes ne le peuvent, faute de ressources suffisantes, d'une démographie galopante, etc).

N'est-ce pas le poids excessif des ces dettes publiques qui devrait mobiliser, d'abord, les politiques honnêtes, lucides, intègres, vraiment engagés dans le sens de l'intérêt général, et vraiment humanistes...? Ne devraient-ils-elles pas en appeler à la mobilisation de ce peuple de déshérités-es, afin de chercher à en lever le poids et le brouillard autour...? Parce que n'est-ce pas le poids opacifié de celles ci (financiarisation des économies réelles et Étatiques) qui est la pierre angulaire, la chape de plomb même,  tant des politiques d'austérités, créant une récession économique sans fin, aggravant le chômage de masse, accentuant la pauvreté, la paupérisation de la population cité plus haut (soit aussi les 50% d'actifs non imposables pour cause de trop bas salaires, dont les chômeurs-euses, les précaires homme femmes, etc), que cela conduit les États à augmenter les impôts et taxes, dans un premier temps, puis à les baisser maintenant que pour les entreprises (ceux des très riches étant préservés aussi), en cédant aux sirènes patronales d'accentuer les plans d'offre inefficaces, qui ces deux phénomènes combinés induisent, que les patrons les plus malhonnêtes fraudent, etc, les fisc, tirent sur la corde quoi, encore plus massivement..., produisant in fine l'accélération de la spirale mortifère d'une croissance en berne, et du renouvellement du cycle prônant plus d'austérité, etc...? Mais dans cette affaire, les bénéfices des rentes, actions, etc, n'étant nullement inquiétés, imposés à minima, et encore quand ils le sont réellement, les trous noirs de la finance pas plus inquiétés que ça non plus, la séparation des activités bancaires encore moins et atteste la protection des trous noirs, etc..., on devine à qui profite ces crimes...

N'est-il pas logique alors dans ces cas là, de se concentrer vers ces dettes publiques d'abord...? Quand aucune audition à ce jour n'existe en ce qui concerne la socialisation massive et forcée des pertes bancaires, institutionnelles, entrepreneuriales - industrie automobile comme PSA par exemple - , des pertes frauduleuses en majorité dues au crack financier de 2007/8, doit-on en rester là...? Pourquoi donc aucune audition citoyenne, indépendante, aucun débat politique et médiatique à son sujet est-il possible...? Y aurait-il une gène plus qu’encombrante, si ce n'est pas douteuse et complice, autour de ce sujet..., pour qu'un tel silence soit imposer de force aux peuples d'en bas...? Ne serait-ce pas parce qu'une grande partie serait illégitime, voir illégale - au regard des taux d'intérêt bancaire des emprunts d’État, taux usuriers quoi, des fraudes massives, etc - au regard des annonces du soit-disant remboursent avec intérêts des banques, etc..., quand le passif de la dette Française n'en est pas crédité...?

Cela, ce combat pour un audit...,  devient d'autant plus urgent, prioritaire même, que les attaques contre les plus démunis-es, les déshérités de la République se multiplient, en catimini bien sûr... Car un État soit-disant "socialiste", ayant été élu du moins sur cette base, ne peut avouer qu'il est prêt à sacrifier cette partie du peuple, au seul profit de privilégiés-es, d'une clientèle électorale, même si le taux d'abstention explose, au seul profit de son individualisme politique carriériste, même s'il va sacrifier les petits élus-es locaux, au seul profit d'une "mondialisation" mortifère en l'état, sous l'égide d'une "compétitivité" au moins disant social et fiscal..! Car cette dernière s'inscrit désormais dans une "fédéralisation" des territoires Français par la contrainte et la force, contrairement à l'opinion publique, aux avis des électeurs-trices n'ayant au grand  jamais, voté pour cela... Tant ce "fédéralisme" que notre modèle social va être calqué sur celui Allemand dont on connaît maintenant  quelle exemplarité il est en terme de justice sociale, de paupérisation des démunis-es... Rien n'y est enviable quoi...!

Mais cette urgence sociale ne doit pas nous masquer une autre, bien plus explosive, bien plus horrifique même, quand les médias de masse , le patronat, les politiques se trahissent de plus en plus dans leur manipulation de l'opinion publique, leurs mensonges, leurs non-dits et autres débats tronqués, sans fond, ou leurs absences... Car les deux urgences/craintes sont corrélées par les antagonismes qu'elles forment entre elles, C'est celle des craintes des oligarques à voir surgir nos révoltes, en France, en Europe et dans les pays émergents servant d'esclave à bas coût pour nourrir et faire consommer les esclaves à bas coût, les bas salaires, les prix bas, des pays dits riches (pour des profits privés exorbitant et immoraux). Leur crainte c'est de ne plus pouvoir les contrôler ces révoltes ouvrières, populaires, etc... Et ces craintes sont si grandes qu'elles transpirent ces temps ci dans les comportements en apparence anarchique des marchés financiers, etc... Et pas que de ce coté là d'ailleurs, au regard des mouvements sociaux réactionnaires, etc, et autres scandales d’États, et de monarchies éclaboussées par leurs fraudes à échelle industrielle, etc... En apparence "l’anarchie" des marchés..., est seulement. Car ce qui est visé c'est la déstabilisation monétaire, politique sociale des pays émergents et pauvres... Rien qu'à voir les profits que certains-es font dessus on peut tant mesurer et appréhender l'ampleur du phénomène dans le catastrophisme qu'il va produire, répercuter même par effet papillon, que l'ignominie de ceux et celles (politiques silencieux-euses, médias dans le même état d'esprit, "élites" absentes) dans l’irresponsabilité soulignant leur immoralité complète face à ce qui semble se préparer... Les bruits et la fureur des sons des bottes et autres vacarmes de funestes ferrailles s'entrechoquant raisonnent déjà à l'horizon... Et ils se font entendre derrière des bruits de fond aussi abstraits, aussi virtuels que la réalité qu'ils prétendent présenter ces médias et autres, en travestie leurs vérités... C'est d'une vulgarité sans nom d'ailleurs.

Ne pas chercher à les entendre, feindre de les ignorer, les minorer voir les éluder, c'est se rendre coupable d'avance des futurs crimes qu'ils vont propager... C'est enchaîner ce "peuple d'en bas" au sort de la chaire à canon en plus d'esclave, si ce n'est pas s'en servir de bouclier humain déjà sacrifié... Quelle est le prix et le profit de cette liberté là, confisquée pour ce peuple d'en bas...? C'est aussi et donc, se rendre connivent, si ce n'est pas complice du massacre obscure qui se trame... Une énième guerre doit-elle être la solution à la résolution de tant et tant de problèmes géopolitiques, financiers, d'égos, etc, comme les inégalités diverses, la course aux profits immoraux, impunis, le font remarquer de manière de plus en plus obscène...?

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