"L'ennemi..." de l’intérieur.

Cela fait depuis le "choc" du crack financier de 2007/8, "qu'on" ne cesse de subir une succession d'ondes de ce dernier. Cela fait depuis la même date ou presque que le débat public, politique, à son sujet, est quasiment mort lui aussi, si ce n'est pas enterré dans les consciences hébétées par les médias de masse et discours politiques dominants de l'alternance. "On" peut être résumé comme étant ces 50% de français-es actifs-ves (sans discrimination aucune, parce qu'issus-es de la diversité) non imposables pour cause de trop bas salaires, dont nombre d'entre nous sommes ou précaire, ou chômeurs-euses, voir les deux à la fois - soit 5,5 millions d'inscrits-es à Pôle Emploi TCC, sans compter les plus d'un million non-inscrits-es - et/ou pauvres sous le seuil de pauvreté - soit prés de 10 millions de personnes - ce tout étant cette masse à qui il est demandé aujourd'hui d'accuser le plus les contrecoups de ces ondes de choc. Au prix de leur morts sociales. Et ce "choc" en question n'est pas si anodin et encore moins si banal au niveau financier et économique qu'il est et fut présenté maintenant comme hier médiatiquement comme politiquement. Quant à ses ondes, elles dévastent, comme l'on pouvait s'y attendre, certains l'avaient même prévu, tout le domaine social, tout son tissu (démocratique, institutionnel, associatif, collectif syndical, etc). L'on pourrait comparer ce "choc" initial à une déflagration nucléaire (virtuelle) sans commune mesure dans l'histoire de l'humanité, quand ces radiations (les ondes de choc) se sont étendues sur toutes la planète, et ont contaminé et vont continuer à le faire, ce tissu social déjà fragilisé, certains-es le voulant même "naturellement" fragile, pendant des siècles.

Seulement une "erreur" stratégique, politique fut commise dés que la première onde atteignit le tissu, le corps social. Cette "erreur" (de calcul) fut de chercher à diluer son contact, à amenuiser sa force, à neutraliser sa porter, en ayant cru qu'en "socialisant" ses méfaits..., et l'impact à venir des autres ondes, qui ne tardèrent pas à ébranler nos fondamentaux, l'idée de l'économie et de l'unité sociale d'un pays serait sauf, et passerait le cap. Hors l'inverse se produisit car seule la finance de fait fut "sanctuarisé", et se renforça dans ses retranchements. Paradoxale n'est-ce pas qu'une explosion venant du trop plein de puissance d'un "ennemi" identifiable, ayant produit le plus gros désastre humain, puisse avoir pu s'en sortir sans quasiment aucune égratignure, et s'en soit même "bonifié" en puissance..? Quelques faillites mineurs (au regard des sommes qui étaient placées dans les trous noirs de la finance, au moment du crack, et des sommes brassées - réelles, soit par la financiarisation des entreprises, et virtuelles - par l'économie virtuelle elle même) à part...

Seulement cette explosion nucléaire n'est ni si virtuelle que ça, ni l’œuvre d'un mal si abstrait qu'il est dit..., "mystifié" avec et sa "main invisible", et le terme d'un "ennemi sans visage". Si sa virtualité peut être vue du coté des "morts sociales" que l'explosion à produite et continue à le faire par la propagation et persistance des radiations nocives, toxiques ..., ce n'est juste alors qu'une histoire de jugement de chacun-e se situant sur une échelle de valeur morale différenciant une mort réelle, physique, instantanée, accidentelle ou son contraire, et une mort sociale moins facilement identifiable, et plus complexe à expliquer. C'est selon la valeur, l'importance  qu'on accorde plus à l'une qu'à l'autre, par rapport à des critères tout autant subjectifs, qu'ils peuvent aussi être objectifs dans différentes échelles de temps et de matière d'existence, de la définition de l'existence. Mais partant du postulat de la reconnaissance des mors sociales dans toutes leurs variétés et complexités, en tant que telles, "victimes", le jugement est donc à porter sur la mesure des injustices qu'elles sont réellement, tant dans leur quantité considérable que dans leur qualité en terme de dégradation de conditions de la définition de l'existence. Et ce jugement concerne alors les mécaniques et événements les ayant permises ces injustices (inégalités), ces morts sociales. Ce jugement est alors à ramener sur un ordre de grandeur, de reconnaissance des valeurs communes, déterminant "un vivre et être ensemble", des règles, des droits communs, etc, conduisant à juger en fonction aussi de l'immoralité que représente la non-reconnaissance de leur existence, des "victimes" sociales.

Ne pas les reconnaître c'est admettre "en commun", "collectivement" qu'il ne peut exister de préjudices morales, physiques (problème de santé mentale, etc) à leur encontre, et donc de faute morale collective. Il est même dit et entendu les terme de "systémicité", de "trop gros pour couler", pour tenter de justifier la suprématie (morale...?) de l'économie sur l'existence du tissu social. Cela revient aussi à reconnaître alors collectivement leurs responsabilités, aux morts sociales, à niveau égale des autres, "décisionnaires", dominants, etc, dans la naissance du crack de 2007/8, et de la "crise" des subprime. Il est demandé "collectivement", à ces 50% de se sentir "responsable" aussi, si ce n'est pas coupable directement pour certains-es, de la misère qui doit leur être imposé maintenant. Soit il est demandé d'admettre donc que des pauvres et bas salaires, etc (n'ayant jamais eu de représentativité réelle démocratique), n'ayant aucun moyen de spéculer, de profiter des marchés, et ayant cru des politiques ne leur ayant jamais avoué leur "responsabilité" conséquente, à l'à venir, dans l'action immorale d'avoir dérégulé, déréglementé la finance, les droits du travail, etc. En cela l'explosion nucléaire en question, d'un monde virtuel, a dévaster bien des neurones du monde réel de la pensée collective. Car en guise de bénéfices et de répartition de ceux ci..., il est question aujourd'hui, dans les ondes de choc nous chahutant les synapses, de nous faire admettre, croire,  qu'il existerait une "égalité" morale, un ordre de grandeur identique, entre le risque de perdre au "casino" de la bourse, voir aussi de perdre une entreprise (Bourse sans aucune règles communes de "vivre et être ensemble", défiscalisée, etc, soit la loi du plus fort, entreprises se concurrençant de manières de plus en plus déloyales, immorales)..., pour ceux celles ayant  largement les moyens d'y jouer, de se sauver à titre individuel (en plus d'un emploi stable, et/ou d'être patron, et plus rémunérateur donc, leur donnant ces moyens et d'autres comme de frauder le fisc, la TVA, etc)..., et celui de perdre son travaille à bas salaire, précaire, son indemnité chômage, son RSA, soit sa seule source de revenu à peine suffisante en la dépensant entièrement pour survivre, et de perdre maintenant et pour le long terme, ses droits et protections sociales. Dans le même ordre de "bassesse morale" du jugement "collectif" des politiques et médias de masse, à une époque plus proche, il fut même avancé l'idée que l'amour, un sentiment humain et ressenti individuellement différemment, étant précaire, il n'y aurait pas de raison que le travail, le travail d'un collectif, d'une société, de son ambition, mais surtout le seul moyen de subsistance pour les moins bien lotis toujours ces 50% de morts sociales, ne le soit pas aussi, précaire. Rien ne vous choque donc, quand la seule la pérennité de la puissance du capital, et des seuls individus ayant les moyens de la posséder, devienne "sanctuarisée", alors que la puissance de la production économique de la richesse, étant par le travail à bas salaire, etc le seul moyen de survivre de la majorité (classe moyenne faiblement imposable, les petits-es retraits-es et les 50% cités plus haut), devienne précaire ...?

  Selon certains-es, il est même probable que la préparation de cette explosion désastreuse ai été orchestrée de toute pièce. Il est raconté, qu'il ai aussi été anticipé les ondes de choc en question, par l'un des plus puissants "ennemi sans visage", afin d'accélérer une lutte millénaire, au moment ou la classe des dominés-es se trouvait le plus en état de faiblesse. C'est dire alors l'ampleur du désastre dans les psychés que ce choc du crack de 2007/8 à pu produire pour que de tel scénario aussi machiavélique, quasiment impensable tellement leur inhumanité et immoralité paraissant inhumaine, puisse être envisagé... Il est dit que dans toute légende et mythe il existe une certaine vérité, même petite... Si l'on prête attention à cette expression n'étant pas si dénuée de sens que ça..., il est alors à craindre bien d'autres coups bas de "l'ennemi" en question. L'on ne peut, dans ce cas là, s'empêcher d'envisager les fraudes fiscales, à la TVA, etc comme non des ondes de choc, mais des mines "anti-Etatiques", antisociales étant posées sous les pieds du tissu social afin de l'achever, de finir par le diviser, dans le seul but de l'anéantir. Cela s'apparente à une entreprise de sabotage interne, voir de "terrorisme" de l’intérieur à l'encontre du "vivre et être ensemble". Pour autant non seulement ces mines explosent le tissu social, nos fondamentaux "Républicains", démocratiques, au vu et su de tous-tes les "sachant"..., mais ni les politiques semblent prendre la mesure du désastre conséquent, ni les médias de masse semblent vouloir alerter du massacre social qu'elles produisent, ni les victimes semblent prendre conscience du danger de marcher sur ce chemin, quant les "terroristes" s'en donnent à "cœur joie", à "cœur battant"...

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