Emploi chez Leclerc...: Racket légalisé.

Combien d'entreprises, très grandes, grandes, moyennes, et/ou petites ont recours à ce genre de travail gratuit (chez Leclerc dans l'exemple) qui est en train de ruiner les caisses déjà déficitaires de nos protections sociales...? Et avec la caution des politiques se partageant le pouvoir bipartite de notre démocratie  (et l'appui du FN, puis qui d'autres...?) puis des institutions SVP...! Combien de chômeurs-euses se font avoir consciemment ou pas en signant ces marchés de dupe..., étant sous la pression et l'angoisse de la survie à court-terme, lorsqu'on leur fait miroiter (miroir aux alouettes) des CDI..., que les chiffres des créations d'emploi et d'autres..., infirment...? Combien d'entre eux-elles ont connaissance du fait que des 2014, par la hausse de la TVA (finançant pour partie les 20 milliards d'euros de cadeaux faits aux entreprises comme celle de l'exemple - sans aucun contrôle fiscal - sous le nom de CICE), ce sont eux-elles qui payeront le plus plus cher leur propre salaire, au cours de ces stages, ces dispositifs, nommés...: action de formation préalable au recrutement (AFPR)...? C'est ça le nouveau modèle social Français...? quand ce système existe depuis le dernier quinquennat, et avant sous d'autres formes...? Elle est belle, exemplaire, irréprochable la justice sociale et fiscale...!

Pour un marché de dupe..., il est d'une ampleur inimaginable... Si l'on se penche sur l'aspect humain, morale, de ce-cette chômeur-euse, aux abois..., qui consomme ces produits de premières nécessités dans cette chaîne de la grande distribution alimentaire avec peine par rapport à son niveau de ressource en baisse (quand ce gouvernement a renier son engagement de baisser la TVA dessus), chômeur-euse qui pense avoir des chances d'y travailler dans cette enseigne soit-disant prestigieuse..., il est ahurissant de constater le niveau de l'arnaque. Car plus que ne pas être payé par la boite pendant 6 semaines..., il se paye lui même par sa consommation (hausse de la TVA, cet impôt injuste)..., et engraisse les bénéfices de cette boite, son patron, ces actionnaires, ces salariés-es déclarés-es..., tous et toutes mieux lotis que lui-elle financièrement et en terme d’imposition pour les plus riches..., quand lui comme cette boite ne cotisent aucunement pour ses protections sociales et celles de ces congénères... Ce qui fait que s'il-elle ne fait pas l'affaire..., comme nombre d'autres..., ruineront par accumulation d'entreprises pratiquant ces contrat AFPR les caisses de l'UNEDIC, pour ne parler que d'elles... 

L'argent publique servant à payer pendant 6 semaines des chômeurs-euses (477 euros/mois pour 8 heures par jours...?, quelle aubaine pour ce patronat) en activité, travaillant gratuitement dans une entreprise pour espérer décrocher la lune d'un CDI..., qui elle, l'entreprise, ne paye pas du coup de cotisations sociales patronales (pour l'UNEDIC, la Sécurité Sociale, les caisses vieillesses, les protections sociales et donc ces indemnités chômage, etc, toutes ces caisses déficitaires) pendant ce temps, comme elle ne contribue aucunement et à la formation de ces chomeurs-euses puisqu'elle, la formation est payée par le denier public..., et au "redressement" d'un État en faillite..., cela s'appelle tout bonnement du racket légalisé...

Des responsables de Pôle Emploi, de l'entreprise en question légitimant ce système honteux en profitant, en se servant comme excuse, du nombre de personnes dans la galère (plus de 3,3 millions en catégorie A), près à tout, y compris se battre entre elles..., et en prenant comme argument que c'est une plainte émanant que de l'un des bénéficiaires de ce racket..., c'est l'immoralité institutionnelle, politique, qui légalise ce racket...!

Si toutes les entreprises pratiquent ce système l’État et les caisses des protections sociales des salariès-es seront vides en moins d'1 mandat... La CGT a bien résumer l'ampleur du massacre social en disant que trop peu se plaignent quand la CFDT prend le paravent de la loi du nombre (comme pour l'ANI)..., mais sans aller jusqu'à parler de l'intérêt général des chômeurs-euses..., car ce syndicat sait que cet intérêt est inexistant.

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