Croissance de 0,3% pour 2013 : "Pas de cocorico, mais la France peut avoir confiance"...?

Certains-es au gouvernement (ne gravitant que dans la sphère médiatico-politique) ont du mal à cacher leur envie de se réjouir, voir de "jouir" pleinement de cette piteuse hausse de la croissance du Produit Intérieur Brut de cette année passée, qui est vantée, avec "modération", à 0,3% chez nous. N'empêche que d'autres ne s'en cachent pas trop non plus..., et veulent "jouir", s'enivrer à titre individuel, de ce qu'ils-elles auraient envie de faire passer pour une bonne nouvelle, contagieuse, pour la "France". Voila ce qui arrive quand la "France", désincarnée, déshumanisée, n'est que "technocratisée" et "personnifiée" dans une vue réduite d'un PIB, focalisé à un terme toujours plus court...

Mais en fait cette "hausse" qui s'appuie, à en croire les discours médiaco-politiques ambiants, et l'INSEE, d'une part sur une hausse de la "croissance de la consommation" (+ 0,5%), et d'autre part sur celle du changement de parc automobile des loueurs de véhicules, inclue dans la reprise des dépenses de biens  manufacturés (+ 1,1%), etc..., en fait il est un facteur à considérer dans celle ci, mais étrangement absent du débat... Celui ci s'appelle la hausse depuis le début de cette année des taux de TVA..., pour financer le CICE, cet énième cadeaux fait aux entreprises...  Cet impôt des plus injustes quand il touche même, et surtout les plus pauvres, qui fut décrié par cette majorité, lors de la campagne électoral présidentiel, promis d'être supprimé (voir même il fut promis de baisser le taux sur les produits de première nécessité. et la promesse fut enterrée avec d'autres), est revenu par la fenêtre... Et retoquée dans une novlangue..., et une autre répartition de la manne financière qu'il représente son injustice en terme d'effort pour les plus modestes, par rapport à la chute de leur pouvoir, ne semble ni gêner cette majorité et son exécutif aujourd'hui, ni gêner cette interprétation de la hausse de la croissance...

Pour cause... A regarder de plus près la décomposition de ces chiffres, il semble évident qu'il se soit passé un phénomène de stockage massif de la part des entreprises (en vu de ne pas acheter après les hausses des taux de TVA et donc de bénéficier de marges supplémentaires, en achetant avant la hausse des prix) bien connu lorsque des changement de fiscalité sont annoncés à l'avance... Ce n'est pas plus la hausse de la consommation des ménages pauvres - ces presque 10 millions vivant sous le seuil de pauvreté, et ces chômeurs en fin de droit, etc - qui est conséquente à cette hausse de la consommation..., même si les prix des produits de première nécessité vont augmenter progressivement pendant toute l'année comme l'ont "promis" les patrons de la "grande distribution"... Par contre eux ont certainement stocké massivement pour marger d'autant plus. On peut même se questionner comme suit. Cette hausse ne serait-elle pas à nouveau plus artificielle que "structurelle", annonçant une soit-disant reprise (d'un PIB), et donc due uniquement, par anticipation d'un changement de fiscalité, à un stockage massifs de biens à moindre coût (avant la hausse des taux de TVA)pour les vendre courrant cette années avec des bénéfices et mrges accrues...?

Ce n'est pas non plus ces même pauvres qui ont acheté, loué massivement des véhicules neufs..., et qui ont investi conséquemment dans économie réelle, quand les banques, alors que leurs pertes colossales et frauduleuses à la suite du crack de 2007/8 ont été socialisé massivement, ont fait exploser la dette publique, le chômage de masse, les inégalités, la pauvreté, cette dette qui n'est toujours pas auditionnée, s'en détachent de cette économie réelle... Par contre les investissements en question vont être bien plus exonéré de contribution fiscale, par l’allègement voir la suppression d'impôts (voir du coté des pigeons et des accolades indécentes), au bien être et bien vivre de ces pauvres et tous-tes ensembles..., et de ces 5,6 millions de chômeurs-euses (toutes catégorie et territoires confondus en comptant que les içnscrits à Pôle emploi), de ces 50% d'actifs non-imposables pour cause de trop bas salaire (ou dit aussi vivant avec moins de 1630 euros/mois), etc,  et pas en les regardant se battre entre eux-elles...

Les regarder se battre, dans des programmes de téléréalités, pour des miettes qui seront peut être redistribuées demain, après demain, après-après demain..., cela semble être le rêve de certains-es. Une "hypothétique redistribution", après que ce patronat..., "exemplaire" en matière de d’acquittements fiscaux, irréprochable dans sa contribution par l'impôt en payant la TVA, etc, (N'est-ce pas vous les élus-es de tous bords vous satisfaisant avec ivresse de la 22e place sur 34 - selon la "discrétion" de l'OCDE - en matière de lutte contre les fraudes fiscales, etc, contre les trous noirs de la finance...?) se soit goinfré des 30 milliards d'euros du "pacte de responsabilité", quand cela va coûter encore plus cher, aux plus modestes, est-ce juste socialement, moralement...? Est-ce que la hausse des fraudes fiscales divers, etc, observable clairement depuis 2012 (voir 2008/9) ne serait pas supérieure à celle de la croissance...?

D'ailleurs ce n'est pas eux-elles, ces modestes décrient plus haut, qui sont représentés-es dans cette idée de "France", dans le fait de "jouir" d'un retour de la "confiance"... Ils-elles ne sont pas plus représentés-es démocratiquement d'ailleurs, que de ne pas parler d'eux-elles, de leurs souffrances plus humaines que celles d'entreprise..., que de continuer à les exclure même du débat dans cette hausse de la croissance, dans cette "confiance"..., ne va faire qu’accroître leur défiance envers ces politiques..., cette Europe autiste aux cris des peuples...

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