Pierro Juillot

Technicien dessinateur/ Chômeur. Dit aussi Pierro Sanslalune.

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Billet de blog 16 novembre 2013

Pierro Juillot

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L'inavouable horreur de la "mondialisation".

Pierro Juillot

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ce sont deux sujets qui m'emmènent à réagir aujourd'hui... Deux actualités collectées et échangées (et merci à Virginie GT du MNCP) sur un réseaux social numérique..., qui mis en corrélation démontrent le machiavélisme intellectuel, moral auquel les chômeurs-euses sont confrontés-es quotidiennement, prient-sent en étaux dans ce qu'un certain dictât se plaît à appeler "mondialisation " et "compétitivité".

Les deux actualités ont pour liens d'une part la manière de penser, fabriquer, puis transmettre l'information les concernant, les demandeurs-euses d'emploi, les politiques devant leur créer des emplois, les moyens Etatiques d'en trouver de l'emploi..., quand l'autre est plus politique, dans le sens d'affrontement idéologique... Quand le premier lien revient à renvoyer la responsabilité de la difficile et cruelle situation du-e la chômeur-euse à sa culpabilisation dans le fait de ne pas savoir trouver les quelques rares emplois existant..., l'aspect politique est cette énième attaque de l'idéologie néolibérale consistant à discréditer l'outil institutionnel de l’État en charge de l'aider..., tout en le culpabilisant par une approche individuelle de comportement, des modes d'actions de quelques chômeurs-euses. Alors que le second lien est incarné par un débat politique sur un support de presse radiophonique à la renommé surfaite.., opposant Me Agnès Verdier-Molinié de la fondation iFRAP, ultralibérale quant à la ligne idéologique..., à M. Filoche..., socialiste de "Gauche" à l'en croire..., c'est sur le thème de la suppression, la diminution des indemnités et des droits des chômeurs-euses que l'affrontement fait rage, sur fond de déficit de l'UNEDIC..., C'est l'ultime simplisme politique d'une solution visant  à réduire les déficits qui est livré, "optimisé" dans cet échange. 

C'est dans ces deux thématiques qui peuvent sembler distinctes, seulement en apparence..., que l'on comprend la mécanique d'un travail idéologique de sape tant des efforts des chômeurs-euses cherchant à survivre dans une société et une "crise" les excluant de plus en plus de l'emploi..., que celui du discrédit de leurs images dans une société, visant non pas à les prendre pour les victimes qu'ils-elles sont..., mais pour des coupables d'en être arrivé là... Et au passage, cette idéologie moribonde s'attaque à ce symbole censé les rassembler..., les guider..., les aider..., quand dans le même temps, et ce depuis des années, l'institue que ce symbole représente, soit concentrer toutes les offres d'emplois disponibles pour les proposer aux demandeurs-euses d'emploi victimes de discriminations perpétuelles..., cette institue est elle même victime comme discriminée dans une concurrence face au secteur du privé des fossoyeurs de l'emploi. Voudrait-on faire d'une pierre deux coups en s'attaquant aux demandeurs-euse d'emploi et à leur seul point de repère collectif, ce bien commun qu'on ne s'y prendrait pas mieux.

L'on abordera le premier thème comme suit en réaction à un article du journal "20 minutes" (datant du 14 novembre)..., prenant un témoignage pour une généralité et une statistique pour une absolue vérité... Quand des sites internet comme Leboncoin, et d'autres, vendent des arnaques derrières des biens et des services et proposent en même temps des fausses offres d'emplois, que ces sites sont vantés par les politiques comme par les médias (surtout eux d'ailleurs) comme meilleurs moyens de trouver un emploi, même quand il n'y en a pas assez pour tous-tes, il est normal alors que les chômeurs-euses lobotomisés-es par ces médias et déconsidèrent Pôle Emploi en se tournant vers la débrouille..., et que les employés-es de Pôle Emploi et l'institution soient injustement critiqués-es. D'autant plus "banal" même que le discours politique et économique ultralibéral ambiant dénigre tous les services publics en avouant pas qu'ils convoitent leurs privatisations pour en faire des profits privés, quelque soit l'arnaque et le prix qu'ils mettront en place, en lieu et place de la gratuité du service commun. Le sujet est-il de se demander si c'est l'utilité de Pôle Emploi qui est à remettre en question ou si c'est nos pratiques, nos adaptations à la fuite des offres d'emplois vers un marché opaque et privé qui sont à interroger...? N'oublions ce qui est vanté comme modèle d'offre d'emploi mirifique pour les chômeurs-euses en Allemagne..., "Dévalorisons ces "enchères inversées".


Quand au second..., c'est en écoutant le fil de l'interview proposant un échange politique vivifiant sur Europe 1, datant aussi du 14 novembre (à 50 minutes du début..)..., que l'on peut réagir ainsi.., point par point ou presque...  Alors c'est vrai aussi qu'il est facile de critiquer ou de commenter un commentaire d'un journaliste après coup... Pour autant plus qu'un commentaire c'est une petite analyse qui est modestement proposée ici...

Il faudrait dire à cette dame, Agnès Verdier-Molinié, qu'avant de savoir quoi faire soit diminuer à l'aveuglette les droits des chômeurs, sous l’imbécillité du concept des droits et devoirs, de l'adage de l'ump du fhaine, en opposition à ce droit du..., issu d'une cotisation sociale salariale, qu'avant de savoir quoi faire donc, à partir d'un déficit de 18 milliards d'euros..., c'est peut être de savoir d’où vient ce déficit pour éviter de recommencer au bout de 5 ans ou moins..., à le recreuser... Et quand on constat que c'est en moyennes entre 10 et 15 (pour 2012 ) milliards d'euros de cotisations sociales patronales qui sont fraudés chaque année, qui creusant continûment le déficit confisquent ce du, ce droit sans condition constitutionnelle, donc sans devoir..., aux victimes qu'ils licencient ces patrons pleurnichards..., on comprend que le débat est plus que délicat... A tel point même qu'il est potentiellement explosif...

Sans manquer de respect à l'élu interrogé prochainement..., l'on peut essayer de comprendre l'ampleur du danger social explosif comme suit... Pourquoi M. Filoche n'a pousser cet argument, celui du montant répétitif des fraudes aux cotisations, en plus de la multiplication d'exonération de ces même cotisations, expliquant en partie les déficits (une autre partie est dans la gestion paritaire, et donc de la responsabilité partielle de la CGT et autres) qui en plus des 200 milliards d'euros/ans d'assistanat patronal, qu'il a clairement énoncé et judicieusement placé dans le débat..., aurait peut être remis à sa place cet économiste néolibérale plus qu’obtus...? C'est vrai que parler de la culture de la fraude en France, qui a pris une échelle industrielle, va faire certainement fuir à toutes jambes les investisseurs.... Pensez vous que ce soit réellement le sujet...? Le sujet n'est-il pas, quant aux déficits...: à qui la faute...?

la France à une telle réputation..., que les marchés ne vont pas toucher aux taux d'intérêts de la dette (propos entendu dans "Ce soir ou jamais" d'hier 15 novembre) tant qu'on ne sera pas massivement dans les rues..., d’après le cynisme de néolibéraux prenant cette argument en menace absolue pour qu'on reste tétanisé...

Pensez vous donc...? C'est pour ça que le Qatar a investie en France, dans le foot entre autres..., quand ses investisseurs sont choyés par ces gouvernants "socialistes", comme par leurs prédécesseurs, puisqu'ils ne payent pas d'impôts au titre de leurs revenus... Alors entendre l'argument finale disant à M. Filoche.., "puisque vous êtes convaincu d'avoir les bonnes solutions, pourquoi vous ne les mettez pas en pratique en montant une boite...?" entendre cela, cet argument là..., qui a fait glousser cette dame..., est d'une pauvreté philosophique, intellectuelle navrante... N'y a t-il pas une différence entre un engagement politique pour défendre l'intérêt général des plus faibles, à long terme et celui d'un patron d'une boite qui ne défend que sa pomme d'abord, ses bénéfices à court-terme, et ses employés-es quand tout va bien, qu'il vire quand ça va pas...?  C'est une évidence à ce point flagrante que l'intérêt général du combat politique voulant défendre tous-tes les citoyens-es victimes du chômage est incompatible, incomparable, voir irréaliste avec un patron pouvant apporter du travail à tous-tes les chômeurs-euses du pays...

Cette différence est a ce point fondamentale que son embrouille ici prouve la volonté farouche de blocage de la droite (et certains "socialistes aussi) dans l'interdiction de cumuler les mandats, les professions publiques-privées, les conflits d'intérêts..., tout le coté moral et éthique de la politique quoi..., manquant actuellement..., qui explique par son état de désuétude du politique..., l'état de décrépitude de cette démocratie et de défiance des citoyens-es envers les politiques... De plus avoir été inspecteur du droit du travail, avoir contrôlé tant de boite permet certainement d'affirmer mieux qu'un patron seul dans ses bottes, de mieux connaître le milieu de l'entreprise, sa diversité dans différentes activités, ses vicissitudes, les vices de certains, les travers d'autres... Quand la morgue, l'arrogance, en arrive à prendre la place dominante dans le débat.., c'est que l'argumentaire étant épuisé, reste plus que l'intimidation...

En plus de s'attaquer à une institution qui a les défaut que le précédent gouvernement lui a fabriqué, de s'en prendre aux droits des plus faibles sous prétexte du remboursement accéléré d'une dette publique en partie illégitime, sous le fallacieux autre prétexte d'une croissance nécessaire par l'endiguement du chômage de masse (en excluant la pauvreté et la paupérisation de la société...?) les ultralibéraux défendant plus ou moins ces responsables droitisés..., n'ont plus qu'à tabler, jouer, attiser la montée des exaspérations, en les amalgamant, en embrouillant les débats..., et en argumentant qu'avec des invectives..., du mépris de classe..., quand ils manquent à ce point de profondeurs, de véracités, de fiabilités, de crédibilités.., quant à défendre un bilan social de leur philosophie économique et financière. C'est ça l'inavouable horreur de la "mondialisation"...! C'est de reléguer l'aspect social d'une gestion économique dans toutes ses  actions politiques, du champ politique d'une démocratie qui se respect avec ses différences, ses divergences..., son équilibre indispensable, au simplisme d'une équation ou seul compte et joue la concurrence au moins disant social, fiscal quelques soient les conséquences mortifiantes pour nos sociétés, leurs peuples..., ne fabriquant plus que de la pauvreté, de la misère, de la paupérisation des classes moyennes inférieures..., avec le concert médiatique d'une soit-disant supériorité..., bien illusoire..., encensée que par la vulgarité de débats de plus en plus a-politique, technocratique...   

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