Les choux ne ménagent plus la chèvre.

Les rêves de la chèvre « appauvrie »ne sont plus serein.

Sa satiété jamais rassasiée, et délibérée, accroisse sa faim.

Habituée à gloutonner toutes les aides tendues par nos mains,

Le creux de leurs misères, lui fait prendre d'autres chemins.

 

Pourtant, depuis longtemps, son régime généreux eut un coût.

Sa culture de longue haleine, nous demanda de ménager un tout.

Élever des jeunes pousses, les soigner , est un vrai travail de fou.

Équilibrer son repas quand tout vient à manquer, n'aide pas les choux.

 

La liberté, elle en a que trop joué d'une oisiveté un tantinet démesurée,

Nous en avons bien rit, en compères bienveillants, de son talent légitimé,

Choux que nous sommes..., cultivés à la chaîne, amaigris par sa grande voracité,

Ne riront plus de ses frasques, car c'est un commensalisme qui nous est confisqué.

 

Nous ne nourrirons plus jamais les chèvres avec des choux.

Car ménager ces deux, n'est qu’entretenir l'appétit des loups.

Il y a un équilibre dans toute chaîne vivante, qui cache à son bout,

Un sombre intérêt qui ne veut être désavoué..., un plus fort que nous.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.