TTF, taxe Tobin, ce bouffon des "rois-reines" ivres.

"La taxe sur les transactions financières sera au menu de plusieurs réunions cette semaine. La France et l'Allemagne devraient proposer un dispositif visant les actions et dérivés sur actions."

Si cette nouvelle peut en réjouir certains-es..., les enivre même, politiques, financiers - mais pas les plus cupides bien sûr, à l'alcool triste - ..., du moins à en croire les médias de masse la relatant avec une neutralité pas tout à fait "impartiale ..., c'est qu'en fait cela peut et doit en inquiéter une majorité... Il est tenté ici de mélanger et d'inverser la cause (soit la raison de l'existence de cette TTF) à ses conséquences. Cette majorité est celle des 50 % d'actifs non-imposables en France (mais pas que...), pour cause de trop bas salaire, de chômage de masse, de paupérisation et précarisation de l'emploi, et de pauvreté... On peut aussi dire et parler de ces gens ayant un salaire ne dépassant pas les 1630 euros par mois..., en couple ou pas, avec enfants ou pas, pour les mieux lotis, et ceux dont le maximum de la soit-disant "solidarité nationale" fixe le revenu satisfaisant, à à peine la moitié du seuil de pauvreté...

Et on peut y rajouter, dans une moindre mesure proportionnellement, ceux des deux premières tranches d'impôt sur le revenu, ceux victimes des "restructurations" et des managements par la peur, des "délocalisations" et les sous-traitants et emplois indirects y gravitant étant perdus, les victimes des soit-disant "ruptures conventionnelles de contrat", etc. En bref c'est autant de monde, de souffrances diverses et variées  que les politiques y trouvent, comme au "marché", des arguments et des raisons de les diviser... Parce que ce nombre, ce chiffre, ce revenu, tous cités plus haut, aussi stupéfiant tellement il se rabougri qu'il peut paraître indécent au regard des écarts des inégalités se creusant, croit plus que la croissance, cette inquiétude est à interpréter à deux niveaux, mais aussi est à minimiser pour le pouvoir politique... D'une conséquence, qui devrait être une priorité nationale, elle est à faire passer pour une cause. Là est la confusion, l'ivresse et la perturbation des sens, de la raison, dans laquelle l'opinion publique (sur-médiatisée, hypnotisée quoi...!) est entretenue.

 D'une part c'est au niveau de la causse de cette croissance, ses origines (voir "inside job" et encore "noir finance" pour l'impacte en Europe), qui devrait susciter de l’inquiétude tant au niveau de l'opinion publique que du raisonnement politique, si ce n'est de l'empathie et de l'action politique et sociale d'envergure de la part de ceux et celles élus-es dans ce sens, et plus enclin à se réjouir de quelques dixièmes de point de croissance du PIB aujourd'hui, c'est à ce niveau que l'inquiétude est dévoyée, et que la conséquence en est inversée en cause..., que l'injustice sociale est maquillée. Seulement leur jeu d'acteur-trice n'en laisse rien transparaître, ou à la marge "sociétale", car l’inquiétude étant anxiogène cela nuirait au climat de "confiance" qu'ils-elles veulent croire revenir (voir ici le "pacte de confiance" et le traitement social du chômage).... Cette démocratie d'opérette, soit leur scène, a au moins cette utilité...

D'autre part, cette angoisse, qui est plus légitime parce qu'elle est une souffrance réelle (pas celle des entités opaques que sont les entreprises) chez ceux et celles la subissant de plein fouet cette injustice, survivant au quotidien, ceux et celles étant et ce marqueur de la cause, celui d'une croissance de la paupérisation de la population nationale et pas que..., de la croissance vertigineuse des inégalités, de la pauvreté etc..., des fraudes fiscales et autres, et la conséquence logique, inéluctable de cette cause (on en vient au crack financier de 2007/8)..., ces même politiques s'empressent de jouer avec en les inversant perpétuellement... Tantôt la cause, est conséquence, voir inconséquence, tantôt le politique en travestie le sens, en renvoie à ses prédécesseur sa responsabilité, ou à l'Europe son irresponsabilité volontaire. C'est là leur jeu d'acteur-trice, leur permettant soit de se déresponsabiliser, se déculpabiliser de cette cause, soit de culpabiliser et responsabiliser les vraies victimes sous une astuce machiavélique et bien dangereuse, celle de les pousser vers une forme de radicalisation vers le simplisme intellectuel, de les pousser vers une dépolitisation technocratique du problème dans son ensemble..., et vers le fhaine quoi...

Et pour en revenir au sujet du jour et en introduction on peut en comprendre la mécanique ainsi...:

Quid alors des "swaps", ces mécanismes "d'assurances" pourris, cette dilution illégale et immorale du risque..., sur ces produits dérivés, ces CDO, qui par l'action de la titrisation ont permis et le permettent encore de noyer des dérivés les plus toxiques (comme les subprimes restant par exemple), et de berner des petits et autres épargnants dans des "paquets" plus ou moins sains (achetés, comme les agences avec une note de triple AAA)...?

Non seulement aucune sanction (juridique morale, etc) n'est tombée sur les vrais responsables du crack de 2007/8, quand aucun média de masse privé (et malheureusement public) s'en est fait l'écho citoyen (au contraire ces même médias de masse, ces politiques critiquent et accusent voir invectivent ceux-celles les demandant ces "punitions", en caricaturant leur propos de vouloir faire s'effondrer le "système", qui n'est pas que systémique dans le sens financier, mais l'est aussi et surtout dans le sens a-démocratique, antisocial - par la corruption passive et active des politiques, hauts fonctionnaires, etc - , avec le danger de voir la dérive du fhaine arriver au pouvoir), voir les ont défendu ces coupables, aucune sanction sur les vrais coupables ayant fait explosé le chômage, la pauvreté, les inégalités, soit le nombre de victimes de partout dans le monde quoi..., mais aucune leçon n'ont été apprise et tiré par ces même responsables encore aux gouvernes... Et qu'en on sait combien certains financiers se sont enrichis personnellement là dessus, c'est des plus écœurants mais pas pour tout le monde apparemment.

Alors qu'il "nous" a fallu socialiser, le revolver sur la tempe, ce prix qui va être lourd et sera à payer pendant des décennies, ces pertes financières privées (et publiques) frauduleuses et exorbitantes (quant on ne sait pas si elles ont été remboursé réellement par les banques sauvées), alors que ce sont ces victimes (les classes moyennes inf., qui deviennent chômeurs-euses, des précaires du travail, des pauvres, et des extrêmes pauvres, ceux-celles cités-es plus haut quoi) qui les payent le plus cher, leur silence les enterre d'autant plus quand aucun politique ni les écoute, ni les défend en les considérant comme conséquences, et victimes et non en cause et coupables..., la pilule devrait avoir du mal à passer. Et c'est le discours ambiant (tant au gouvernement que dans l'opposition) consistant à dire que les dépenses sociales des États providences, qui devraient chercher à les protéger, qui coûtent trop chères, qu'il faut diminuer, c'est cela qui changent aussi la cause en conséquence..., et fait passer la pilule comme digeste aux plus crédules.

  Et elles, ces victimes citées plus haut le payent à double titre. Celui d'avoir été viré, d'avoir perdu des droits du travail hier, aujourd'hui et demain (réformes "structurelles", hausse de la TVA par le CICE, etc), et celui de n'avoir plus aucun espoir - dans les alternances politiques bipartites - d'avoir des protections sociales dignes de ce nom..., les protégeant eux et leurs enfants aujourd'hui, quand demain sera pire, quand la "compétitivité", se résume en une course au moins disant social et fiscal. Ces deux tarifs leurs étant imposés sont un fardeaux politiques que ces élus-es doivent maquiller quand il souligne les injustices sociales, fiscales.

Encore au niveau Européen comme nationale rien ne change réellement... Ni des audits citoyens et indépendants des dettes publics sont accordés aux peuples pour y voir plus claire, sont envisagés de la part de ces soit-disant politiques, de ces soit-disant élus-es "démocratiquement" (d'autant moins au niveau européen) pour redonner confiance aux citoyens-nes en la politique, et en l'économie au sens large, ni le fait de pouvoir faire reconnaître démocratiquement l'illégitimité et l'illégalité de ces produits dérivés, ces "sawps", ceux ayant fait explosé ces dettes publiques, ayant enclenché la spirale mortifère de l'austérité, des plans de l'offre inefficaces, les inégalités, ceux qui par leur paiements socialisés, leurs couvertures de risque dilués sur les peuples sans distinctions de pouvoir d'achat, d'effort possible ou pas, selon les revenus divers (capitaux, patrimoines, etc de moins en moins fiscalisés), ou leur absence, qui pénalisent le plus ces victimes citées plus haut, ne préoccupent réellement ces pseudos dirigeants politiques et autres... Au contraire même. On peut suspecter que cela leur serve aux détenteurs des pouvoirs (économiques, financiers et politiques)... Que cela leur serve ainsi à dissuader certains citoyens-nes en refusant un acte démocratique de regard sur ces dettes publiques, et les poussent vers les extrêmes politiques, dont cette dualité entretenue entre le fhaine et ce gouvernement, ce législatif, divisant ainsi la droite..., profite au deux soit-disant protagonistes consentants..., mais ni aux pauvres, et encore moins à la démocratie...

Pis encore..., ni cette règle d'unanimité qui bloque toutes décisions vraiment démocratiques au niveau européen n'est remise en cause, n'est discutée..., ni même le ridicule et riquiqui montant de cette taxe, au regard et des milliers de milliards d'euros brassés par ans en Europe par ces dérivés, et "assurances", ni leur nocivité tant dans la manière de manipuler les marchés, donc les prix, que la manière de frauder les fisc des États après coup, n'est réfléchi, n'est expliqué aux peuples..., et n'est combattu. Plus que le hold-up du siècle..., cette taxe TTF est la farce politique, démocratique du millénaire...

Les souveraineté réelles des peuples, de leurs désirs de démocratie (terme à ne pas laisser dans le discours du fhaine) s’évanouissant aussi rapidement que les fraudes fiscales, les optimisations du même nom croissent, que l'austérité les étrangle, que la croissance des PIB s'étrangle aussi, les inégalités se creusent, ne peut-on pas y voire une certaine similitude, dans ces 'replis sur soi' se multipliant, pour des causes diverses, mais des conséquences convergentes..., une certaine similitude entre ces régimes monarchiques d'autan ayant toujours cherché une voie de sortie par des guerres fratricides aux intérêts obscures..., quand les pouvoirs se concentrent de plus en plus dans des mains "invisibles" d'oligarques mafieux...? Des "rois-reines" s'étant et nous ayant, nous les peuples, dénudé, dépouillé même, devant l'adversaire qu'est la finance..., ivres ils-elles le sont devant la puissance des plus a-démocratiques, des plus antisociales, que cette finance leur laisse croire posséder...

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