Pierro Juillot

Technicien dessinateur/ Chômeur. Dit aussi Pierro Sanslalune.

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Billet de blog 21 novembre 2013

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Peut-on rire de tout...?

Pierro Juillot

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

A ce qu'il parait qu'il existe un consensus..., "élitiste", de "savants" sachant penser le savoir..., un truc de ce genre quoi..., qui dirait qu'on peut rire de tout..., et que tout dépend de qui le fait et de la manière dont il-elle le fait...? Vu le nombre de ceux et celles qui s'y essaient..., vu la multitude des manières qui sont employés..., vu le nombre de sujet à aborder..., autant dire alors qu'ils-elles..., "on" a tous nos chances de pouvoir rire de tout... Mais rire de tout, chacun pour soi..., et/ou dans l'entre-soi..., ne veut pas dire non plus arriver à faire rire tout le monde de tout..., De cela "on" en déduit qu'on peut enlever un bon nombre de plaisantins d'opérettes n'ayant pu obtenir un label disons plutôt consensuel... L’approbation de la masse quoi...! Et donc..., qui fixe les normes, les critères, les bonnes et les mauvaises blagues, le bon du mauvais goût, un pauvre rigolo d'un pauvre blessé dans son amour propre..., permettant de décrocher cette lunatique idée qu'on pourrait se permettre d'être déclaré officiellement "apte"..., à faire rire de tout..., pour tous-tes?

Ce sont des "savants" et des savantes (vu le nombre de blagues misogynes c'est moins sûr)..., tous et toutes sachant se triturer suffisamment les méninges (mais sans en attraper de méningite aiguë non plus. Difficile équilibre alors...?) pour en extirper ce jus.., cette essence d'un savoir pensée..., pour être transmissible... Mais est-ce à dire qu'il existe des savoirs non transmissibles..., dangereux...? Demandez aux Américains..., maintenant qu'ils savent tout...! Qui sont donc ses savants-es et d’où sort leur savoir...? Ça même les Américains vous ne le diront..., ils ne l'ont pas compris...! Trêve de plaisanterie..., ils-elles sortent d'années et d'années d'études vous disent certains-es (ils-elles y sont encore alors...?)..., quand d'autres sont naît avec un génie naturel (mais alors ceux-celles ci se comptent sur les doigts des deux mains)... Puis il reste les fils et filles de... Ah..., j'oubliais... Il manque les médias..., cette machine à formater des temps de cerveaux disponibles (4 heures/jours en moyennes à ce qu'il parait en France). Tout cela forme une cour..., et décide de ce qui est risible, de ce qui l'est moins, du degré du supportable dans la moquerie gratuite (pas pour les humoristes en faisant leur fond de commerce) jusqu'à l'insupportable, l'insoutenable, l'injurieux même...

Mais pour qui un propos tenu par une notoriété artificiellement gonflée, quand il n'y a pas de talent, est considéré comme injurieux ou hilarant...? Pour le "bas peuple"..., celui qui passe 4 heures par jours  devant sa télé. Pour celui qui et fait le fond de commerce, met le beurre dans les épinards des "humoristes" (en achetant des DVD, en payant les spectacles, etc, quand l'entre-soi rentre gratis)..., et sert de bouc-émissaire, de sujet d'expérimentation (de recherche de limites) de sujet de l'humour.... Qu'il-elle soit malade, pauvre, chômeur-euse, handicapé, étrangers-ères, gros-se, blonde ou autre, etc..., il-elle est la base de travail du moyen de s'en moquer sans être trop vulgaire. Et oui..., on en est là... La mode humoristique, si l'on peut qualifier cela de mode quand la corrélation avec la paupérisation de la société est flagrante..., est à la caricature, aux clichés, à la vulgate populaire...

Il en est un qui en atteignant les sommet dans le domaine de la vulgarité "gratuite"..., ne peut cacher la profondeur du caniveau dans lequel il plonge et va chercher son inspiration... A se pincer le nez.... Et encore, s'il écrit ça lui même, c'est cher payé pour du copié-collé et de la subjectivité de supermarché (du bas de gamme quoi...)....! Alors que des humoristes de talent comme M. Guy Bedos par exemple, savent marier le génie de la moquerie acerbe d'une société privilégiée dirons nous, à celui plutôt affectueux envers une société défavorisée..., sans jamais n'être allé jusqu'à manquer de respect ni à l'une ni à l'autre (sauf exception politique récente peut être...?, L'histoire le dira.)..., savent par la critique de la chose politique, des Hommes politiques rassembler ce consensus autour d'eux..., le rendre populaire...

et encore...: http://www.dailymotion.com/video/xe5bk_guy-bedos-jp2_fun

Il en est d'autres..., Comme M. Raymond Devos pour autre exemple..., qui ont su par la force d'un seul mot parfois..., par la subtilité et la subjectivité de la borderie montée autour..., par une dentelle fine, cousue main..., ont su faire honneur à une langue, à une idée..., jusqu'à son sens vernaculaire même...

Puis aujourd'hui, adulé par des courtisans-es ambigus-es, des médias se tapant la bourre..., il existe les cancres. C'est d'un de ceux là que je veux parler et c'est en mon nom propre que je le fais, bien sûr.

Du nom de Pierre Emmanuel Barré (si ce prénom et nom de famille n'est pas emprunté, comme trop souvent dans le monde du "spectacle"), il officie sur une chaîne commerciale très privée... Elle est tellement que son nom est systématiquement associé à la pornographie dont elle "s’enorgueillit" de diffuser... Cette chaîne cryptée a un public particulier..., qu'elle augmente en nombre en proposant un programme en claire, le midi, et le soir, dans "La nouvelle édition" par exemple. Du divertissement voulant traiter des sujets sociaux, sociétaux, politiques même (sans rire...?) souvent graves..., elle plante le manque de sérieux affligeant, d'une profondeur à ras les pâquerettes, comme décor et donne une valeur à ce programme aussi ambiguë que la pornographie qu'elle véhicule... C'est à la mode ça aussi, comme c'est l'heure de diffusion et la cible plutôt féminine visée qui veut ça.., Non pas que je critique la cible (dont on ne sait si elle est aisée ou pas d'ailleurs. Pourquoi donc tant de silence sur la composition de l'audience des programmes...?)..., mais la manière de la traiter.  Non content de cumuler les clichés sociaux, sociétaux récoltés sur Twitter et autres réseaux sociaux, ce personnage renforcé, ou plutôt réconforté que par des rires plus qu'appuyer, si ce n'est pas suspect..., à la limite du surfait..., d'un Badoo de service..., sourire figé..., ne comptant que sur son "charme" à l'image pour exister..., et faire exister ce programme (en se pinçant les lèvres toutes les minutes ou presque, en guise de mimique de séduction), l'idéologie humoristique de ce pilier de comptoir (celui qu'on vire à la fermeture)..., n'est qu'un racisme de classe virulent...

  Sur la base d'un sujet..., cité plus haut..., celui d'une classe moyenne inférieure, des pauvres au RSA, des chômeurs-euses, des malades, etc..., sa litanie cumule (comme ces spectacles l'engraissant, et ses fanes qu'il engrosse peut être...! LOL) mépris, incitation à la haine, stigmatisation, discrimination, etc... Alors que hier..., il s'en prenait, dans un consensus médiatique entendu..., aux personnes aux RSA en les incitant à oublier leur problème en se prenant pour des astronautes en état d'apesanteur..., en sautant par la fenêtre...(à 1 minute 10) son venin purulent fut répandu, avec une touche d'ironie moribonde. Aujourd'hui son ironie réitère en direction des chômeurs... Présentant la télévision en tant qu'outil, boite à image, voulant illustrer à quoi ça sert, il dit (à 1 minute 30) "quand on est dedans..,  ça sert à gagner de l'argent..., quand on est devant..., ça sert à oublier qu'on est au chômage pauvre et sans amie..." Soit-disant qu'il ne faudrait pas l'entendre au premier degré..., et y voir le dépassement de "l'absurdité d'un politiquement correct"..., et que ses propos seraient à prendre avec un "détachement de l'immoralité quotidienne"... Qui a décrété cela...? Sauf que si nous devons nous détacher de cette immoralité..., lui ne fait que la coller, la copier au point de s'y confondre... Il risque de s'y morfondre... Sauf qu'en terme de correction d'un politiquement absurde..., il en oublie la politique...!

Deux jours d'affilé..., et cela en devient systématique, toutes les semaines..., pour traiter de manière aussi absurde (dont l'idéologie politique apparaît en filigrane), et même pas avec l'honneur d'un petit bout d'une lorgnette éclairante..., deux situation de misère de personnes et de leurs familles..., qui n'auront certainement pas tous-tes ri (comme certains-es des membres du plateau d’ailleurs) de la même manière... Est-ce cela un consensus devant affirmer que dans une société, dans un souci de vivre ensemble..., de respect d'autrui (tout sauf les dents...?) on peut rire de tout...?

Au fait..., la pub qui enchaîna la fin de l'émission est éloquente... C'est celle d'une marque de mini voiture..., ou l'on voit défiler telle une armée bien ordonnée, dans les boulevards de Paris, des bataillons "d'une petite bourgeoisie qui plane à Hawaï", guindée de sophistication et de morgue... "Belle image" ou le subliminale d'une idéologie ultralibérale, "rejoint" l'air d'un temps révolutionnaire, rouge de colère, de fureur..., n'est-ce pas...? Surtout quand la presse, les médias, cet entregent actuel se côtoyant à longueur de plateau, dans ce qu'ils deviennent, furent la cible d'un personnage étant qualifié d'instable au début (voir fou même)..., d'anarchiste ensuite, dont maintenant on prête des propos anticapitalistes..., une politisation "gauchiste" même (c'est une insulte ou de l'humour...?), et un état mental affabulant dans des écrits (sans qu'on sache sur quoi il affabule..? Ou juste parce qu'il dénonce une presse partiale...?) et une ancienne affaire celle nommée  Rey-Maupin...

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