Qui de l'oeuf (à la "coq") ou la poule (aux oeufs d'or) croire...?

Il semble y avoir une vague "d'euphorie caquetante" qui voudrait rajouter, rehausser la superficialité sur-médiatisée..., la volatilité sur-excitée des marchés financiers..., se déconnectant de plus en plus du monde réel, rehausser donc une note inconsistante. Une vague (de fumier) qui viendrait agiter encore plus les bocaux clôts de leurs inconsciences, de leurs insouciances voudrait submerger la raison, l'émotion fraternelle exacerbée par tant de réelles souffrances sociales, de partout..., pour encenser sa déraison... C'est à travers une notation économico-financière d'un degré de solvabilité retrouvée de l'Espagne (du moins dans l'apparence focalisée), ce cher pays voisin, émanant d'une agence de notation, au crédit et à la solvabilité discutable, contestable même, mais ne l'étant pas plus pour autant de la part de nos politiques, de pseudos experts-es mediaco-politico-économiques, que l'on peut apercevoir la crête (du coq) de cette vague.  

Quelle "belle" vraie/fausse bonne nouvelle...!? C'est ça le miracle de la technocratisation de l'économie... L'idéologie et les sciences politico-sociales sont foutues à la porte..., et priées de se taire...

Il est à remarquer, que pour mieux la faire passer cette actualité cinglante travestie en réconfort artificiel, qu'il est exclu, pour ce journal, et pour cette agence, de parler du taux de chômage de masse reparti à la hausse, de l’aggravation de la pauvreté et de la paupérisation de la population Espagnole, des inégalités se creusant au fil de la hausse de la croissance, de l'état de décrépitude de l’État providence, et de ses services publics, des pertes des protections sociales et des droits du travail (baisses des salaire de 12% entre 2010 et 2012, etc), etc... Le verre à moitié plein doit réjouir "la masse" hébétée, voulue éberluée par le spectacle se voulant raviver le "culte de la croissance", quand un doigt "invisible" le montre avec strass et paillette..., pendant que de l'autre main opacifiée, est siphonnée jusqu'à la lie le vide de l'autre moitié...

Par contre il sera bientôt vanté et vendu les soit-disant bienfaits et mérites de l'austérité... C'est assuré qu'avec le sadisme habituel des médias de masse et des politiques (et autres) celui de déconnecter les sujets, de segmenter les actions et informations politiques, économiques, financières de leurs sordides conséquences sur les cruelles réalités sociales qu'elles engendrent..., aggravent même..., ainsi fait, les consciences en seront que mieux anesthésiées... Certains-es doivent justifier leurs salaires exorbitants (ceux déclarés du moins), leurs mandats obtenus sur des mensonges, et travestir leurs erreurs, leurs fraudes coûtant si chère aux tissus sociaux en possible perceptive de stabilisée à très, très, très long terme... Et quoi de mieux que de regarder la superficialité de courbes masquant les inégalités s'accroissant plus vite que la croissance, d'indicateurs à court terme aussi volatiles..., qu'ils cachent les écarts entre les plus riches et les plus pauvres s'accentuant, qu'ils ne finissent plus qu'à symboliser la religion d'une monnaie unique, couronnée artificiellement...? 

Elle porte enfin ses fruits, cette austérité, vous diront-ils-elles ces néolibéraux..., ne regardant que par le petit bout de la lorgnette, celui d'un cul de poule portant son regard sur un à venir toujours plus court et obtus. C'est sûr que ce genre de nouvelle là, la réalité et la cruauté de la situation sociale, des douleurs psychiques, physiques, etc se multipliant, leurs divisions et écartèlements (dans le sens générationnel, territorial, etc), contrasterait, voir contrarierait de trop cette soit-disant "confiance" retrouvait, ou du moins en voie de l'être à en croire certains-es. Ces faits là, camouflés, ne doivent pas empêcher les "réjouissances" et les "cocoricos" des actionnaires (le patronat, le politique, etc) aujourd'hui..., qui peut être demain, après demain, après après demain, etc décideront qu'il est temps de redistribuer des miettes..., le bon grain plutôt que l'ivraie, pour ceux et celles sur lesquels-les ils se gavent..., ces poules aux œufs d'or que sont les "petits peuples" quoi...!

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