« Touche pas au grisbi »
L'économie de marché, par le biais de représentants-es ayant fait carrière dans des banques et autres institutions financières publiques/privées (1, 2)..., avec certaines suspicions de conflits d'intérêt qu'on connaît..., se veut prendre les rennes, de force..., de cette promesse de campagne présidentielle constituant le dernier rempart démocratique contre la finance spéculative abusive voulant disposer d'un outil « efficient » pour relancer la croissance de notre pays d'une manière « mesurée » et « juste ». Soit la BPI. Vu l'enjeu Européen..., les vents contraires quoi..., on peut imaginer la complexité de la chose derrière cette relance. C'est ce qui transparaît, dans des non-dits à décoder au travers des interventions de Mme Royal à la sortie d'une réunion, après avoir convoqué un rendez-vous avec la presse..., en amont d'un communiqué du directeur général de la BPI, Nicolas Dufourcq.
Et cette transparence d’apparat..., a du mal à cacher la dualité transcendante des « socialistes » aux manettes..., dans le domaine de l'économie de marché mondialisée..., dualité schizophrénique qui ne masque plus son cap libéral. Mais en fond..., dans un prévisionnel à l'horizon 2030..., pour une croissance d'après, après, après..., etc..., demain..., se pose la question du rôle du politique dans l'interventionnisme qu'il est censé actionner maintenant, face à une destruction massive de l'industrie du pays, et conséquemment des emplois et des forces vives pouvant encore relancer cette croissance par leurs consommations. Comme intrinsèquement se pose aussi la question des moyens urgents (recettes/dépenses) de cet État encarté dans une politique économique Européenne de « rigueur », d'austérité quoi..., tout en voulant se dissocier, du moins en façade..., de sa dépendance à cette économie de marché par des emprunts à des taux exorbitants (pas d'audit de la dette publique (3)...?)..., de trouver donc des moyens financiers pour pouvoir subvenir au besoin constitutionnel tant de ces nouveaux et futurs chômeurs-euses, ainsi qu'à ceux et celles actuellement en « fin de droit » (4)... Bien d'autres questions se posent, bien sûr quand aux acteurs œuvrant dans l'ombre..., etc..., etc...!
En l'état..., l'équation telle qu'elle est présentée est impossible à résoudre du fait de deux erreurs de taille dans sa matrice (6 et 7). Mais aussi parce que cet horizon 2030 devant avaler plus de 35 milliards d'euros du denier public..., ne va rien engendrer de concret, de manière massive en terme de création d'emploi, dans cet immédiat qui en aurait pourtant tellement besoin... ! Sans compter ces aides publiques (100 milliards d'euros (7)) qui continuent à affluer massivement pour soit-disant diriger cette économie vers de la recherche et de l'innovation..., cette sempiternelle promesse des investissements d'aujourd'hui pour les emplois de demain..., qui comme on peut le constater..., n'a rien donné d'efficient depuis 30 ans (taux de chômage massif dit structurel (8 et 9)). Pire encore..., on peut se demander des-lors..., si cette aubaine financière à destination du seul secteur privé de l'économie de marché..., n'a pas favorisé l'appauvrissement progressif de l’État, des ménages, des actifs dit pauvres (non-imposables) aux seuls profits privés donc, qui se permettent, pour certains, de frauder massivement et par tous les moyens possibles (évasion et optimisation fiscale) les contributions fiscales légales de notre pays et pas que... (60 à 80 milliards d'euros/an de fraudes fiscales diverses à lire en lien 10)... ? Ce ne sont pas encore, les seules interrogations restant sans réponse.
Se fait entendre aussi la résolution possible de cette équation par le biais de la formation des chômeurs-euses.. ! Cette formation va-t-elle prendre plus de 15 ans..., ce temps devant dégager ces nouvelles et futurs marges de manœuvre de cette croissance "futuriste"... ? Assurément pas, bien sûr... ! Des-lors..., que vont donc devenir ces demandeurs-euses d'emploi une fois cette année de formation passée..., dans un marché de l'emploi qui risque de continuer à en détruire... ? Qui puis est..., cette « mondialisation » s’habillant de son noir manteau de la « compétitivité » de demain, du futur quoi..., n'a de cesse d'être présentée, au travers de ses défendeurs économistes néolibéraux et libéraux avec leurs com. et leurs novlangues (11 , à partir de 1 minutes 55 s, à mettre en relation avec l'article d'entête de ce billet, voir plus bas), comme étant une économie de marché concentrée sur les nouvelles technologies "virtuelles" (internet, téléphonie, automatisation, nano-quelque chose etc...). D'une part..., à l'heure actuelle, se sont ces mêmes modèles économiques qui se permettent d'échapper le plus à la fiscalité de leur pays d'origine, de part le manque d'harmonisation fiscale et sociale Européenne et autres (12)... ! Est-ce donc un bienfait pour un peuple et son État en tant que modèle de bien vivre et être ensemble avec une fiscalité devant le financer..., que cette croissance de demain se concentrant exclusivement sur des entreprises du genre multinationales élaborant des mécanismes comptables leurs permettant d'échapper aux fiscs...? D'autre part..., nul n'ignore que le nombre d'emploi créé dans ce domaine d'activité est largement insuffisant pour endiguer le chômage massif dit "structurel", voir "conjoncturel"..., sans parler non plus d'une politique économique du plein emploi.
A quand nos politiques tiendront un discours cohérent, de vérité..., mais acteront aussi au travers d'une politique économique correspondant tant aux promesses électorales les ayant placé à cette lourde responsabilité, ce confort et ce pantouflage généralisé (13)..., qu'au pragmatisme et au réalisme de cette guerre économique qui est livrée aux peuples des plus « faibles » (poids économiques en terme de lobbying pesant des miettes (14)) que cette guerre avec des armes de destruction massive qui est livrée contre les États interventionnistes en règle générale (si l'objectif réel de ces élus est de se battre avec la rage de réussir)... ?
Article d'entête ayant suggéré ce billet et contre point de vu : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20130411trib000758919/nicolas-dufourcq-la-bpi-c-est-preparer-la-france-des-annees-2030.html
Lien 1 http://www.mediapart.fr/journal/france/170413/lagarde-convoquee-par-la-cour-de-justice-de-la-republique
Lien 2 http://www.mediapart.fr/journal/economie/010912/ce-que-laffaire-pigasse-revele-sur-le-capitalisme-parisien
Lien 3 http://www.mediapart.fr/journal/economie/251111/audit-citoyen-pour-la-dette-des-dettes-illegitimes-ont-ete-creees-contre-lin
Lien 4 http://www.mediapart.fr/journal/france/210313/s-occupe-du-chomage-mais-pas-des-chomeurs
Lien 5 http://blogs.mediapart.fr/edition/lhonneur-du-chomeur/article/120113/petition-pour-obtenir-des-maintenant-un-large-debat-
Lien 6 http://blogs.mediapart.fr/edition/sixieme-republique/article/190413/appel-des-economistes-pour-une-vie-republique-contre-la-finance-et-l-austerite
Lien 7 http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202610166546-aides-aux-entreprises-les-pistes-de-l-audit-543705.php
Lien 8 http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_chômage_n%27accélérant_pas_l%27inflation
Lien 9 http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d%27Okun
Lien 10 http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130122.OBS6155/la-fraude-fiscale-couterait-en-fait-80-milliards-d-euros.html
Lien 11 à mettre en relation avec l'article en entête de ce billet http://www.itele.fr/chroniques/edito-economie-jerome-libeskind/ledito-eco-de-jerome-libeskind-46752
Lien 12 http://www.europe1.fr/Economie/Google-Apple-co-evitent-le-fisc-1487861/
Lien 13 http://www.mediapart.fr/journal/france/180412/du-ministere-alstom-un-pantouflage-deux-coincidences
Lien 14 http://blogs.mediapart.fr/edition/lhonneur-du-chomeur/article/140213/un-enieme-suicide-du-travailnon-emploi
Billet de blog 23 avril 2013
Du rififi à la Banque Publique d'Investissement.
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