Optimisation mentale du pessimisme...?

Je veux "optimiser" ici et aujourd'hui..., l'inexorable descendance d'un sentiment que je sais partagé..., ce pessimisme se généralisant chez les pauvres de tout...! Alors que hier.., je me voulais être "nous", "on"..., en effaçant quelque peu ma particularité identitaire..., qui de nos jours est signe de danger..., maintenant..., sans vraiment pouvoir dire pourquoi..., je suis pris dans un courant contraire, un paradoxe aléatoire...!

L'ascendance d'un moment, quasiment éphémère, quand elle se fait dans la rareté d'une mouvance n'aspirant qu'a siphonner les énergies d'en bas..., tel un cyclone..., se retourne tout le temps en ce métamorphosant en une force dévastatrice et écrasante, décuplée par l’apesanteur ambiante gravitant dans les limbes de la "masse". Certains appellent  ça un dérèglement généralisé, d'autres le nomment une dérégulation ciblée. Mais l'effet est toujours le même...! Par un effet vicieux, une perversion du système, surnommé aussi "l'effet papillon", entraînant l’assèchement calorifique des "masses externationalisées" au système, c'est un phénoménal point chaud auto-alimenté qui se crée. Combiné à une capillarité pervertie exacerbant la moindre source vive énergisant l'équilibre de la massification du système, ce phénomène concentrique s’accentue. C'est à une captation proche du point critique, à très grande ampleur qu'on assiste...! Au bénéfice des strates supérieures dont ses forces trouvent leurs sources dans l'accélération exponentielle de leurs vitesses accumulées par la captation, multipliées par leurs concentrations, ce cyclone titanesque accroît sa puissance en compressant par "contraction spasmodique" son environnement. Le résultat est à chaque fois catastrophique lors de l'explosion de ce déséquilibre. Il se traduit toujours par une dévastation sur le long terme d'en "bas"..., ce support dans lequel il y puise son substrat, son essence, son existence, sans que ce haut en soit vraiment affecté. Bien au contraire d'ailleurs..., c'est à un autre effet bien  pire, celui qui pourrait s'appeler "l'effet de serre"..., qu'on assiste, toujours plus désœuvré...! Dés-œuvrant ceux qui ne peuvent qu’assister aux carnages, ce cyclone avance inexorablement à l'aveuglette, obscurcissant tout son environnement.

J'ai pratiqué, fut un temps, le parapente. Ce sport ludique m'a toujours passionné et galvanisé, surtout dans ces bas qui surviennent toujours après des hauts. Pour prendre la bonne mesure tant d'une introspective urgente parfois, que de son humble place dans un environnement de plus en plus perturbé..., cette activité a toujours su m'apporter un équilibre. L'adaptation aux aléas climatiques, lorsqu'on veut jouer sur les reliefs d'une dune par exemple, est quelque peu compliquée. Il y a un tas de facteurs à considérer si l'on veut rester en l'air pour côtoyer les oiseaux. Il vous faut profiter de l'effet "boule de billard" que le vent produit, dans un cône donné, quand sa direction lui permet de ricocher sur le pan de la dune. Et plus ce monticule de sable est élevé, si l'on prend en compte aussi l'angle perpendiculaire du vent combiné à sa vitesse, plus cela accentue l'effet porteur recherché pour maintenir l'aile et son pilote en sustentation. La vitesse du vent est capitale. Car elle est..., suivant le matériel utilisé, optimum que dans une fourchette en dessous de laquelle vous ne faites que planer, et au dessus de laquelle vous ne maîtrisez plus rien. La maîtrise est d'autant plus primordiale, car elle vous donne cette autonomie qui vous procure ce sentiment si rare de puissance contrôlée sur cet élément incontrôlable..., surtout lorsque vous atterrissez sur un mouchoir de poche. Mais avant de regagner votre condition de bipède humble devant cette sorte d'éternité..., qu'il est gratifiant de pouvoir profiter d'un thermique..., un courant ascendant..., vous faisant prendre plus de hauteur en enroulant celui ci..! Tel certains volatiles mythiques adeptes des vols à haute altitude, l’apothéose est quand vous volez au milieu d'eux. Concentration et admiration, euphorie et réalisme sont les tempéraments que vous devez absolument développer pour équilibrer à la fois l'éphémère moment de plénitude, qui n'arrive pas tout le temps d'ailleurs..., et votre évolution, votre apprentissage, votre confirmation "d'Homme ailé"...!

L'optimisme est une qualité qui ne peut se cultiver que lorsque la patience, survenant lors des déconvenues des mauvais jours climatiques, physiologiques, et autres, se traduit par un certain pessimisme...! C'est une appréciation d'une forme d'équilibre individuel tout à fait personnelle que je vous ai livré. Mais..., alors qu'on nous parle d'adaptabilité, de flexi-sécurité, etc..., peut elle s'appliquer dans d'autres domaines...?

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