Le Revenu Universel de Base..., la Commission Européenne nous voudrait elle du bien... ?

Une initiative émanent..., attention, tenez vous bien..., de la Commission Européenne veut nous rassembler..., nous citoyen-nes..., pour nous proposer de réfléchir à l'instauration d'un revenu de base. Cette initiative semble intéressante certes.... Seulement, après avoir lu les huit pages de la nouvelle mouture..., présentée dans ce lien, et expliquée sur ce site, il apparaît des faits, qui lorsqu'on essaie de les appréhender..., de les expliquer..., de les tourner et retourner dans tous les sens..., laissent plus que perplexe. C'est ce qui vous est proposé de comprendre, du moins, d'essayer..., si votre patiente et accroche sont fortes, car au travers de ce billet..., plusieurs interrogations seront soulevées.., en mettant cette initiative en perspective avec d'autres faits.

Voici un extrait de la proposition pour commencer :

"Traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE)
Version consolidée du Traité sur 2010/C83/01 (le 30 mars 2010). 

le fonctionnement de l'Union Européenne.
Article 5
(3) « L'Union peut prendre des initiatives pour assurer la coordination des politiques sociales des États membres. »
Justifications du Revenu de Base Inconditionnel :
Les politiques sociales des États membres peuvent être coordonnées pour lutter contre le dumping social. La mesure commune pour tous serait l'introduction du Revenu de Base Inconditionnel selon les quatre critères définis. La responsabilité d'adapter le système social national existant au Revenu Inconditionnel de Base appartient aux États Membres."



Analyse critique de la présentation de l'initiative.



Comme on peut le lire dans cet extrait..., la proposition du revenu universel, inconditionnel, individuel, suffisant de base veut s'établir sur la base des traités européens existants, sans les remettre en cause... Pourtant leurs contraintes financières..., nous sont pas inconnues. Ses dérives inhérentes à la concurrence libre et bien faussée en terme de dumping fiscal sont étrangement absentes de cette présentation et projet d'études, malgré les ravages qu'elles provoquent... Ces ravages nous exécutent en terme de manque à gagner au niveau des protection sociales de chaque État, se voyant réduites comme peau de chagrin. Ces même mécanismes nous pulvérisent, nous les pauvres et autres classes dites modestes, en terme de justice fiscale confisquée aux caisses des états membres. Et le vide absolu d'une politique européenne est aussi bizarrement absent de ce texte... Ces points fondamentaux devraient être mis en avant par ces technocrates autoproclamés spécialistes et tout puissants. Ces Bureaucrates de la Commission et du Parlement européen devraient se mettre parallèlement à plancher dessus...! L'harmonisation sociale ne peut aller de paire qu'avec une harmonisation fiscale... Vouloir jouer que sur la première, c'est en résultante directe..., accroître les inégalités fiscales patrimoniales, salariales, etc..., comme c'est le cas actuellement. Les "riches" auront toujours des paradis fiscaux dans lesquels se planquer en s'exonérant d'une imposition juste dans leur pays d'origine... Comme leurs entreprises pourront aussi garder leur filiales écrans pour frauder le fisc des implantations de leur maison mère et/ou foyer fiscal, et optimiser ainsi certains bénéfices pour s'exempter de l'impôt sur les sociétés et autres (voir cela)... Vous ne croyez pas...?

Cette initiative se voulant être citoyenne et européenne...(?) se voudrait juste explorer..., éventuellement expérimenter le RUB... ? C'est à dire qu'elle veut donner du temps au temps... Alors que les mesures d'austérité, avec cette erreur de calcul conséquente (et ici ), et déjà oubliée pour certains-es...(?), sont déjà bien engagées en Europe. Elles produisent toujours plus l'affaiblissement des économies nationales de nombreux pays, comme ceux du sud... Et donc, conséquemment, en réduisant d'autant plus le niveau de vie moyen par habitant, certains veulent gagner du temps en plus de toujours plus d'argent... !?

Le temps que cette étude établisse une harmonisation et une coordination des méthodes multiples devant mesurer l'ampleur des répercutions économiques que cette initiative aurait sur chaque pays et sur l'Union Européenne..., la dégradation sera plus ample elle aussi. Sachant qu'en France (je ne dispose pas des chiffres actuels de la Grèce, de l'Espagne..., etc..., et ne sait traduire ces langues. Je vous renvoie donc à ceci "les études de l'INSEE" en spécifiant que les chiffres sont pour l'année 2010.), ce revenu minimum est moins de la moitié de ce seuil de pauvreté (964 euros), soit entre 470 à 642 euros environ pour 2,1 millions de personnes... Cela donne dit autrement 1 français-se sur 7 subsiste péniblement et nous donne un total de près de 9 millions de personnes survivant sous ou avec juste ce seuil de pauvreté. Il est fixé à 60% du niveau de vie médian de notre population. Ce pitoyable moyen d'existence distribué par l’État, pour une partie, et un patronat que trop radin est d'autant plus cruel que l'écart entre les plus modestes et les plus aisés n'a eu de cesse d'augmenté, hier..., aujourd'hui comme demain,  sans une vraie harmonisation fiscale, une décision politique forte et ambitieuse..!

On peut rajouter..., que c'est tout de même étrange que la Commission Européenne..., avec ses technocrates et bureaucrates..., très à cheval sur leurs sous..., n'abordent nul part l'aspect financier de cette étude. Pourtant les liens entre le capitalisme industrielles et spéculatif, dogme absolu et intouchable pour les néolibéraux de Bruxelles, existent bels et bien, si l'on se donne la peine de réfléchir au fonds nécessaire pour ce RUB... D'ailleurs ils nous coûtent cher... ! La banque PSA renflouée avec 7 milliards de garantie avec nos deniers publics en est un exemple assez parlant par lui même. A travers l'emprise prédominante des marchés financiers sur les économies et financements des pays membres de l'Europe, l'absence du financement du RUB est bien flou... Parce que par le creusement de nos dettes publiques – après avoir sauvé ces marchés financiers... - puis notre dépendance à ces derniers pour financer notre fonctionnement..., ce RUB devient indispensable pour de plus en plus de personnes..., l'approche de cette initiative manque cruellement de profondeur, de sincérité même... L'on t-il oublié ce sérieux apportant la confiance...? Ou trouver les fonds nécessaires donc..., quant à la faisabilité de ce projet, qui doit aider les plus démunis-es d'entre nous dans l'urgence... ?



Mise en perspective du besoin de ce RUB dans un certain contexte économique.

 

Par rapport aux causes conduisant à mettre en place, dans l'urgence ce besoin du RUB – comme celle ci par exemple, ces 600 milliards d'euros accumulés dans ces même cieux paradisiaques...! - le financement du RUB pourrait être largement couvert. Mais ces absences sont elles faites pour nous occuper l'esprit à autre chose... ? On sait tous-tes ici..., à quel point le temps de ces institutions est à l'opposé de celui de l'urgence qui est nécessaire d'acter...! Sinon..., si ce temps nous est amputés..., le montant de ce revenu sera calculé sur une base bien inférieure à cette petite moitié du seuil de pauvreté pour certains-nes, que nos politiques Français estiment être bien suffisant pour vivre.

Dans cette « volonté » d'acter un « changement de notre vision de la solidarité », au travers d'une responsabilité citoyenne collective..., cette Commission... ne chercherait à faire oublier son rôle et celui des États nous devant assistance... ? C'est quelque part vouloir mettre la charrue avant les bœufs si vous me permettez...! Cette solidarité incombe, "oblige" logiquement et constitutionnellement l'État Français, puis l'Europe...! Or, que nous faudrait il changer nous citoyens-nes que ces États et l'Europe ne pourraient donc point faire...? Changer en signant une pétition... ? Le temps de récolter plus d'un million de signatures..., c'est le nombre minimum pour saisir la Commission Européenne, je crois... ? Combien alors d'employés-es perdant leur salaire vont faire baisser ces 60 % du revenu médian... ?

Si les points du financement, du montant alloué à chacun-e, comme celui de la gestion de ce Revenu Universel de Base ne sont pas établis dès le départ, débattus entre citoyens-nes et politiques compétents, dans la vérité et la véracité des faits, quelles sont les chances alors de présenter un projet cohérent et urgent...? Veut on son échec...? De plus il est bien écrit dans ces 8 pages, que cette étude devrait être mise en expérimentation..., (fis de l'urgence donc...?) sans préciser où, quand, comment, avec quel montant de départ puis combien pour chaque individu. Tout cela semble manquer de précision..., exprime une forme d’amateurisme et semble aussi nuire à l'ambition de ce projet...



Approche politique de faisabilité au niveau Européen et pas que... !.



Qui puis est, si l'on aborde l'aspect politique du Parlement Européen on peut se questionner de la sorte. Pensez vous que la Commission Européenne et les parlementaires Européen de droite (majoritaire), qui pour ces deux défendant bec et ongle les traités Européens néolibéraux..., nous laisserons ponctionner dans les paradis fiscaux, par exemple, la somme suffisante pour financer ce projet pharaonique rien qu'au niveau Européen... ? Cela se fera t-il sans opposer le droit à la propriété privée..., celui d'entreprendre au nom de la liberté individuelle et de profiter du fruit (malhonnête pour certains) de leur travail... ? Là..., je me fais l'avocat du diable bien sur. La réponse est me semble t-il non...! Comme elle laisse entrevoir de longues négociations sans doute stériles vu le rapport de force inéquitable dans ce Parlement Européen. Sauf à considérer, comme il est stipulé dans ces 8 pages..., une simple expérimentation..., sur du long terme..., voir très long terme... Autrement dit, et il faut encore le répéter, ce terme permettant de baisser le niveau de revenu médian dans toute l'Europe..., afin d'en déduire : « une expérience non concluante »... Et donc..., pensez vous que les pauvres d'aujourd'hui, ceux et celles de chez nous (rappelez vous de cette triste histoire), puis en Grèce..., en Espagne..., au Portugal..., etc..., ont ce temps...?



Les omissions coupables.



Revenons en à la nécessité de mettre en place ce RUB pour répondre à l'urgence. Des acquis sociaux, des protections sociales..., cette solidarité que l’État reconnaît dans une constitution faite de lois..., sont aujourd'hui des cibles. C'est une certaine caste qui les vise et n'a de cesse de les remanier..., pour les rogner... Ils sont le fruit de longues luttes brutales et mortelles pour certains-nes. Ces acquis sont l'enjeu d'un chantage..., non pas pour créer de l'emploi..., mais pour sauver ceux qui restent. Si tant est que leurs intentions soient celles ci..., bien sur... ! Ces attaques sur nos protections... sont le levier de ce chantage déguisé sous l'appellation de « compétitivité » et de « mondialisation ». Pour les plus importants de ces droits arrachés dans la sueur et le sang par les masses d'exploités-es que nous sommes, la lenteur des politiques et notre division manœuvrée par la caste dominante, ..., n'ont pas été obtenus dans des négociations "posées", pour celles obtenues à l'arrache. C'est la lutte forcenée qui a fait aboutir à la création de ces droits. Et comme ces dernières du 11 janvier qui veulent nous apporter que plus de casse de ces droits du travail, nous diviser encore plus, la représentativité salariale n'est pas avérée comme le texte final n'est pas encore ratifié...! Et donc..., on en reviendra toujours tant à l'urgence d'agir..., en rapport direct avec cette pauvreté programmée se multipliant à vitesse grand V cumulée à ses conséquences inhumaines..., qu'aux rapports de force..., qui nous restent à construire au delà des écrits et paroles...! Au delà d'une simple pétition pour se donner bonne conscience..., sa complémentarité ne peut exister que dans l'instauration d'une dynamique par la multiplication des mobilisations et manifestations, puis des grèves générales..., au travers desquelles nous retrouverons le goût et le courage des luttes et des combats, qui démontreront notre force et notre détermination.

Parce que le paroxysme de la gestion autocratique, technocratique, autoritaire même de NOTRE société en est à donner..., sans contre parti et autre condition qu'un chantage à l'emploi..., le beurre, l'argent du beurre, et la crémière à ceux-celles déjà gavés-es..., nous nous devons de nous révolter. Parce qu'à accorder de dispendieuses aumônes à un patronat déjà bien engraissé..., nous dépouillant de nos investissements Étatiques d'avenir et de long terme, par leur ponction à hauteur de 10 milliards d'euros par an dans la moitié du fameux "pacte de compétitivité"..., notre devenir est en jeu puis en danger... Nous avons le devoir de rester maître de notre destin... Parce que pour l'autre moitié des 10 autres milliards d'euros du "pacte de compétitivité", c'est un cadeau sciemment déversé dans des caisses d'entreprises cachant leur bénéfices dans des paradis fiscaux..., par l'augmentation de TVA..., et par une consommation absurde que même les pauvres sont maintenant "obligés" de soutenir aveuglément..., nous nous devons de refuser avec force cette double peine...!



Le flou des loups... !



Il nous faut malheureusement rajouter à ce constat affligeant de la gestion que de nos sentiments..., un autre fait plus stupéfiant encore. Il existe une contradiction par rapport au calcul des facteurs de baisse du chômage qui conduis à la misère, en période de récession. Cette ignoble vérité est tue par nos politiques et autres experts médiatiques. Et pour cause... ! Le chômage, étant la porte d'entrée vers l'exclusion sociale et la nécessité de créer le RUB, est une variable d'ajustement du Produit Intérieur Brut de tous les pays Européens, et du monde. En partant du postulat que le PIB est l'alfa et l'oméga de l'établissement d'un équilibre entre la parité d'une monnaie par rapport aux autres..., puis de l'inflation par rapport aux échanges effectués avec les autres..., le calcul du PIB impose de "jouer" (loi Nairu et Okun) sur le taux de chômage comme facteur, variable d'ajustement, pour infléchir et/ou maintenir l'un et l'autre des acteurs précités... D'où l'expression maintenant bien connue de chômage dit « structurel ». Il s'établit en moyenne à près de 5 %..., pour garder une monnaie forte..., et un taux d’inflation pas trop élevé, dans l'idéale des dirigeants de tous bords. Il est alors logique de déclarer que ce chômage puis la misère qui s'en suit est programmé..., et qu'en l'état, il n'y aura jamais de travail pour tous-tes.

 

Pourtant une note d'espoir..., pourrait on dire, existe... !?



J'ai découvert à travers les liens ci dessous plusieurs expériences..., et les conclusions sont autant mitigées suivant la méthode appliquée et l'échelle auxquelles elles ont été soumises.

Voir ces liens :

http://www.tetedequenelle.fr/2012/02/revenu-universel-utopie/

http://revenudebase.info/category/news/

http://revenudebase.info/2012/06/quand-la-realite-devance-lutopie/

Personne, je crois..., ne contestera, à la lecture de ces liens, le fait qu'il puisse avoir existé des expérimentations à plusieurs échelles locales..., qui ont pu aboutir de manière satisfaisante.., si l'on peut le dire ainsi... Ces expériences menées au Canada par exemple..., dont les données n'ont pu être toutes récoltées et analysées dans leurs ensembles, furent stoppées pour cause d'un changement de gouvernance. Celle ci..., ne peuvent être considérées comme base de travail absolue. Toutefois elles constituent une sérieuse source d'information. Une autre expérimentation dans un pays Africain, la Namibie, où une certaine similitude de distribution d'un RUB, a prouvé que les gens le touchant, ne tombaient pas dans la paresse généralisée. Et chose stupéfiante pour les détracteurs-trices défendant l’arrêt de « l'assistanat », ces habitants-es d'un petit village avaient même augmenté leur niveau de revenu, sans s’arrêter de travailler... Sauf que dans cette dernière, le RUB..., pour des raisons encore inconnues..., n'avait pas été distribué au personnes âgées. Cette expérience ne peut aussi être prise en compte faute d'une étude poussée intégrant un ensemble de paramètre complexe..., relations économiques inter-générationnelles par exemple. Mais elle contribue à alimenter une base de données indispensable..., pour corriger la mise en œuvre de l'installation de ce RUB.

Il conviendrait d'établir un protocole d'accord, rapidement au vu de l'urgence..., englobant le plus de facteurs possible à anticiper tout en n'ayant pas peur de l'appliquer à une région entière, voir plus..., dans le cas d'une expérimentation... Celle ci devrait correspondre en terme de bassin d'emploi et de représentativité de la répartition des classes d'âges et de richesse, à approximativement l'état économique et sociétale d'un pays entier. Car pour étudier tant les impacts sur la population (effet d'aubaine ou pas, captation par les mafias locales, etc...)..., consommant et donc induisant des réactions sur l'économie et le dynamisme de la région..., que les échanges économiques et sociétaux inter-régionaux qui se noueraient dans les relations aux systèmes capitalistes (capitalisme d'entreprise et spéculatif) situés aux alentours non concernées du lieu d'expérimentation..., tout en considérant aussi les possibles flux migratoires (l'appel d'air...) que cette mesure provoquerait, seule une région ou plus pourrait recueillir suffisamment de données transposables à l'échelle nationale.

Néanmoins..., il convient aussi de considérer ces flux migratoires (sans être péjoratif bien sur), si au cas où il soit massif..., auraient comme conséquence, un possible déséquilibre du tissu social, sociétal et économique. De fait, ils pourraient déstabiliser les résultats bénéfiques de cette expérience. Donc..., sauf à couper cette région du monde..., qui est une chose impossible convenons en..., seule l'application à l'échelle Européenne..., voir mondiale, peut être envisagée, si la condition est de vouloir réussir à faire reculer la pauvreté et les inégalités galopantes, dans ce monde courant après l'argent et l'individualisme de la réussite personnelle.



Être des citoyens-nes responsables, n'est il pas d'acquérir la capacité de penser une action politique dans sa globalité, au travers des connaissances plurielles de chacun-e, mises en inter-réaction, pour étudier de notre fait, la faisabilité de nos ambitions...? N'attendons rien de nos politiques..., des médias dit de masse, de certains patrons..., prenons nous en main. Car ils n'attendent de nous que nos votes, nos richesses, quel-quelles soient, nos besoins de consommer « aveuglément », pour leur laisser asseoir leurs avantages, leurs privilèges, leurs pouvoirs de préemptions et de dominations sur nous... !

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