Si tu changes..., je change... !

Demandez le programme..., c'est ce qui est écrit sur la brochure qui présente cette drôle de pièce hors du commun, même de l'humour si on va par là... ! Et c'est par sa bande annonce que j'ai entrevu sur les médias dit de masse, à la télé donc..., que je vais commencer.

J'ai entendu sur Itélé et ailleurs ce midi M. Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale, discourir à l'université socialiste d'été de la Rochelle, sur le sujet inquiétant qui a fait les soit disant choux gras des médias tout cet été et dans la tête des Françaises et Français, tant qu'on y est... !

C'est..., d’après cet illustre personnage..., les taux d'intérêt de notre dette publique..., c'est la possible explosion de la zone Euro et surtout de sa monnaie..., sa chère monnaie à leurs esprits emplis de pragmatisme européen parfaitement formaté..., qui est l'alfa et l'oméga du plan com de cette rentré gouvernementale, comme législative... !

C'est à croire qu'il nous faut oublier les fameux J.O. Et le cortège d'informations plus ou moins essentielles qui ont précédé comme suivi amplement cet événement mondial..., pour ne parler que de cette partie de l'information estivale de cette année... !

 

Ça donne envie, non... ? Moi j'y vais juste pour en savoir plus... !

 

C'est sur un fond..., un décor bien campé..., celui de la première rencontre entre le premier ministre grec Antonis Samaras, et notre chef de l'Etat M. le Président de la République Française, François Hollande..., largement médiatisée, commentée de toute part, et scénarisée à outrance par un message de soutien national et européen conditionné..., que le théâtre de bouvard commence... ! A grand renfort de déclaration et traduction bien audible, c'est un soutien non pas à ce pays dans la souffrance de son peuple, qui est plus que crédible elle..., que l'on a assisté..., mais à l'unique condition donc, de poursuivre les réformes qui font que ce peuple a perdu plus de 35 % de pouvoir d'achat, en ouverture de rideaux. Mais dans ce temps informatif formaté lui aussi à des synthèses cruellement simplistes bien souvent, le premier acte s'est concentré sur ce seul sujet, sans parler des problèmes de fiscalisation des riches armateurs et autres qui ne sont toujours pas réglés dans ce pays dont l'histoire pourrait en faire parler plus d'un ou une... ! On prépare, dans de judicieuse pirouettes philosophiques nous annonçant le second acte, malicieusement..., les consciences éberluées devant ce spectacle, pour conditionner les prochain débats politiques concernant l'Europe..., et la ratification de ce TSCG..., bien polémique au sein même de la gauche française dans son entièreté, sa pluralité, sa diversité de sensibilité... !

Il ne faut pas de vague : la pédagogie à utiliser auprès des citoyennes et citoyens, spectatrices et spectateurs, que l'on a embringué dans la compréhension que la complexité de ce dernier traité Européen, surnommé aussi MERKOZI..., à savoir pourquoi...(?), le rendait plus qu'incompréhensible... !

C'est donc la première vague politique, pédagogique, éhontément mensongère dans l'apparente unité de cette gauche de gouvernement..., sur un fond de vaudeville de première classe mal joué..., qui déferle sur les canaux médiatiques, pour inonder les esprits préoccupés des vacanciers sur le retour à la dure réalité du travail, principal moteur de leur vie... !

Pour ancrer dans ces vaporeuses et évanescentes consciences, l'empreinte du second volet de cette rocambolesque fresque démocratique, vu la simplicité des concepts et idées qu'ils défendent pour faire comprendre l'incompréhensible d'un traité entérinant encore plus les prédominances de la finance spéculative dans tous les aspects de nos sociétés perdant petit à petit l'essence de leur démocratie..., on a compris qu'on risque de voir un matraquage médiatique de contre vérités et d'attaques personnelles contre les réfractaires à ce traité, jusqu'à la mi septembre ! C'est ainsi que se construit un suspense..., de l'action, du sexe avec la fin des vacances, du glamour remplaçant l'amour, dans la multitude des tenues légères et stylées, apparaissant sur les images immaculées de cette estivale conférence d'été, et hop, l'affaire est jouée... ?

Cette date est celle du vote des parlementaires, qui vont devoir être à l'unisson derrière la parole présidentielle et gouvernementale comme celle du chef du législatif, et acteur principal de ce premier acte... !

Sans référendum démocratique donc, pourtant réclamé par une partie d'entre ces décisionnaires lors du vote du MES et du traité de Lisbonne, ni plus amples renégociations que le simple ajout du pacte de croissance, en reniant la promesse de donner à la BCE la possibilité de prêter directement aux États membres, en engraissant plus les banques qui n'investissent plus dans les économies réelles de leur pays respectif, sans Eurobond pour alléger les lourdes dettes publiques faites pour sauver ces banques aux pleins pouvoir des lors que ce traité rentrera en action, ce second acte promet plus que ces promesses non tenues... !

« Mais quel changement avons nous... ? » Entend-t-on à l'entracte, en circulant dans les travées, au milieu des spectateurs et spectatrices intrigués(es) .

« Tout comme un jouet d'enfant, on change la carrosserie, l'apparence..., les roues éventuellement pour s'adapter au terrain..., les marques..., pour plaire à l'ère du temps..., mais le moteur reste le même... ! » Répond timidement une voix cachée derrière une foule hébétée..., devant cette première partie d'un spectacle interloquant... !

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