Le centre désaxé (vs) la droite décentrée.

Mais qu'est ce que c'est que ce titre me diriez vous... ? Je vous demande un peu d'imagination pour comprendre celui ci, et le sujet que je veux aborder. Le sujet est le « faux » débat d'hier « confortant » deux personnalités de l'ump dans une mascarade médiatique d'un duel promis, se voulant exprimer l'expression de la démocratie à la manière de notre droite Française. Un décor..., celui de votre écran, du service public, s'il vous plaît, et à l'heure de grande écoute. Un temps..., projetons nous dans une dimension quasi parallèle. Des acteurs, deux poids lourds politiques de droite, un journaliste de cette chaîne d’État, et des journalistes experts du privés..., étrangeté nationale... ! On y va... ?

 

Le centre désaxé m'est apparu hier, mais que lorsque j'ai écouté ce débat sur France 2 dans "Des paroles et des actes" et fait travailler mes neurones. Bon, je précise que non..., je ne l'ai pas suivi par affinité pour les idées de ce parti que je considère comme adversaire à ma philosophie tant politique que sociétale. Seulement je me rappelle avoir lu quelque part, et entendu ailleurs que : « si tu veux faire un pas de plus vers la victoire, tâche de comprendre et connaître ton adversaire »... ! Alors je m'y applique du mieux que je peux surtout lorsque je constate l'analyse tronquée de ce débat par les médias de masse télévisuels, tournant en boucle leurs couplets d'autosatisfaction soit disant informatives mais surtout manipulatrices.

 

Avez vous entendu comme moi une petite phrase de M. Fillon nous susurrant discrètement qu'il était pour « une convergence de la fiscalité des entreprises au niveau Européen »... ? Oui..., à environ 1 heure 20 minute, il a bien dit au cours de la seconde mi-temps de cette joute, joue contre joue, lors des questions du journaliste « vedette » au sujet de l'Europe, cette incongruité politique. Tout comme Robert Rochefort du modem parti « centriste », dans l’émission « Mots croisées » du 15/10/2012, M. Fillon dont la position politique est plus proche donc de ce centre tout en se désaxant de sa droite, l'ex-premier Ministre a, en quelque sorte, condamné l'Europe, dans la thématique du problème de la compétitivité, la concurrence, la fiscalité. L’émission du 15/09/2012 n'étant plus disponible en replay, je m'en remets à votre mémoire et esprit critique. A l'inverse donc, de son « adversaire amical », M. Copé, qui a avoué, quant à lui, avoir voté tous les traités européens, M. Fillon a posément dit n'avoir pas voté celui de 2005, le traité constitutionnel. Là est l'explication de cette droite décentrée incarnée par une certaine férocité de la part de M. Copé, qui en plus de tenter de séduire certains-es « centristes hésitants-es » ratisse très large jusqu’à aller plaire aux électeurs-trices du fn.

 

Loin des synthèses prémachées des experts divers starisés sur les petits écrans, allant, pour certains, jusqu'à afficher leur préférence pour le candidat Copé, ce mélange des genres des analyses économiques, politiques, etc..., est dans un sempiternel mensonge, masquant une main invisible auréolée, il y a peu, d'une couronne de plumes blanches en toc, et de rameaux d'olivier artificiel. Or il me semble que la focalisation actuelle médiatico-politique sur la compétitivité n'est pas plus objective que constructive. Car il y a de plus en plus de lois dictées, sur le commerce intra et extra-européen entre autres, et décidées à ce niveau, qui conduisent les États à ne pouvoir ajuster leurs économies exportatrices et budgétaires intérieures, sans intégrer les données du dumping fiscal et social, les fraudes fiscales et autres optimisations du même nom derrière des filiales que d'apparences, inhérents à cet Eurogroupe. Tout comme la monnaie unique et inique fixe obligatoirement une distorsion de la parité des capacités économiques des pays membres en concurrence, cet Euro, surévaluée pour certaines capacités réelles et potentielles des économies nationales des pays du sud de l'Europe, bloque toutes tentatives de correction interne de la production de richesse, toutes croissances possibles surtout en période de quasi récession. Parce que le prix d'un bien, d'un service, même dans une économie non concernée par l'exportation, se fixe suivant le taux de change de cette monnaie au niveau international..., il a inexorablement tendance à s'harmoniser par automatisme à ceux pratiqués dans cette Europe monétaire, pour lisser ses disparités intérieures par rapport aux autres monnaies, à l'échelle mondiale.

 

Il est surprenant, n'est ce pas..., de voir l'ump déborder les socialistes du gouvernement et autre, sur la thématique de la construction Européenne, de la compétition, appelé dans cette circonstance, concurrence... !? Alors reste maintenant à savoir ce que ces dirigeants de nos vies feront de cette balle leur ayant été envoyée, après cet épineux épisode de la ratification du TSCG, de "la règle du veau d'or" et du budget allant avec, celui de 2013...? Mais aussi..., comment les socialistes vont ils-elles attaquer cette droite "centriste et/ou droitisée", sur un sujet divisant tant la gauche que la droite Française...? Vont ils-elles monter au filet ou rester en fond de cours...?

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